Voyez SangaUen. monach. i, 11 {P. L. XGVIII
3. Walafrid. Straiî. De eccl. ver. exord. 25 {P. L. CXIV, 956) ; « Et quia gallicana Ecclesia viris non minus perilissi-
l'office HOMAIN J3U TEMPS DE CHARLEMAGNE. 107
De plus, nous avons un repère excellent dans un manuscrit, tardif sans doute, il est du xii^ siècle, mais très authentiquement romain, puisque c'est un antiphonaire qui a été à l'usage de la basilique de Saint-Pierre de Rome^ Encore sera-t-il nécessaire de tenir compte de l'influence en retour que la liturgie carolingienne a eue sur la liturgie de Rome, l'usage romano-frank ayant unifié la tradition liturgique romaine elle-même, — phénomène qui n'est pas spécial à l'antiphonaire, puisqu'il s'est produit pareillement pour les sacramentaires.
Nous prenons donc pour base de notre description les indications fournies par Amalaire comparées aux indications de l'antiphonaire de Saint-Pierre. Nous les compléterons par celles que l'on peut relever dans les Ordines romani les plus anciens et purement romains, tel VOrdo de Saint- Amand 2, tel VOrdo d'Ein-
mis instructa, sacrorum officiorimi instrumenta habebat non minima, ex eis aliqua Romanorum offîciis immixta dicuntui'. quae plerique et verbis et sono se a caeteris cantibus discernere posse fateantur. Sed privilegio romanae sedis observato, et congruentia rationabili dispositionum apud eam factarum persuadente, factura est ut in omnibus pêne Latinorum eeclesiis consuetudo et magisterium eiusdem sedis praevaleret, quia non est alia traditio aeque sequenda... » Walafrid a été fait abbé de Reichenau en 838, et est mort en 849.
1. Il a été publié par Tomasi, t. IV, p. 1-170. Il est coté Archives de Saint-Pierre, B, 79. C'est un manuscrit petit in folio, de 196 feuillets, avec en titre, au dos « Graduale antiquuni ». Tous les chants sont notés. Le feuillet 197 est un feuillet de garde sur lequel une main postérieure a transcrit les répons et les antiennes de la fête de la Transfigura^ lion.