P. L. LXXVIII
3. Sur le Sicat erat, voyez Concil. Vaseuse (Vaison), a. 529, can. 5 : « Et quia non solum in sede apostolica, sed etiam per totam Orientem et totam Africam vel Ilaliam, propter hereticonim aslutiam qui Dei filium non semper cum pâtre fuisse sed a tempore coepissc blasphémant, in omnibus clausulis post gloriam Sicut erat in prlnclplo dicatur, etiam et nos in universis ecclesiis nostris iioc ita dicendum esse decrevimus. » Mansi, t. VIII, p. 727. Maassen, {M. G.) Concil. aevi merov. (1893), p. 57.
4. Saint Benoît connaît le Deus in adiutorium, mais il l'affecte seulement à prime, tierce, sexte, none. Régula, 18 (éd. Wcelf- FLiN, 1895, p. 29).
l'office romain du temps de charlemagne. 109
nomène se sera produit pour cet incipit qui s'est produit pour les Introït de la messe : on n'en a conservé que le premier verset et la doxologie ^ .
La psalmodie de vêpres compte cinq psaumes invariablement, il est vrai que ces cinq psaumes sont antiphonés : « Cotidianus usiis noster tenet ut quin" que psalmos cantemus in vespertinali synaxi... ;hos qulnque psalmos antiphonatim cantare solemus^ » dit Amalaire^.
Le texte du psautier n'est pas à Rome le même qu'au delà des monts. On use à Rome du psautier romain tel qu'il fut corrigé par saint Jérôme en 383, à la demande du pape Damase, ce texte représentant la version anté-hiéronymienne (faite sur les Septante) simplement retouchée : on l'appelle proprement le Psalterium romanum. Une seconde édition du psautier fut donnée par saint Jérôme en 392, qui représente une correction plus sévère faite, à Bethléem, avec l'aide des Hexaples : elle aurait, dit-on, été adoptée à Tours, au VI® siècle, pour de là se propager en pays gallican,
1. A l'appui de cette conjecture voyez Chrodegang. Régula, 14 : « Nocturnis horis cum ad opus divinum de lecto surrexit clerus, primum signum sibi sanctae crucis imprimat per invocationem sanctae Trinitatis. Deinde dicat versum Domine labia mea aperies... Deinde psalmum Deus in adiutorium meum intende totum cum Gloria. Et tune provideat sibi corpoream necessitatem naturae,etsic ad oratorium festinet... » Le psaume Deus in adiutorium était ainsi chanté hors du chœur, au dortoir. Cette observation vaut, chez Chrodegang, seulement pour l'office nocturne proprement dit. Autant chez saint Dunstan, De regimine monac/iorum (P. L. GXXXVII, 479).