‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 56 sur 218 · De eccl. off. iv · texte numérisé non relu

De eccl. off. iv

4. Baeumer, t. II, p. 429-441, a une étude spéciale sur les preces feriales. Il cite les plus anciens mss. liturgiques les contenant : viir-ix"^ siècle (Saint-Gall 20 et 349, Vérone 106). Voyez le ms. F 18 (xiir s.) de l'archive de Saint-Pierre de Rome, fol. 199, analysé par A. Ebner, Quellen und Forschun^ gen (Freiburg 1896), p. 192.

5. De eccl. off. i\, 4 : « Quam orationem praecedit salutatio, et subsequitur benedictio, quam et gratiarum actio sequitur. »

l'office romain du temps de charlemagne. 115

Compiles, dont il est naturel de parler à cette place était un exercice purement conventuel, la prière du coucher des moines qui recommandent à Dieu le sommeil auquel ils vont se livrer * .

Amalaire ne marque pas que compiles se chante en un local autre que le chœur. L'Anonyme de Gerbert, plus archaïque, nous montre les moines se réunissant au réfectoire : « Colliguntur ad collectam : semper lectiones ad collectam leguiitur, et ibi fructuin quod eis Deus dederit manducanliir et hihent. Postea pulsato signo canuntur completorio ubi dormiunt in dormitorio^^ ». En tête de compiles, Amalaire place une leçon brève, comme nulle autre heure n'en a à pareille place. Cette leçon brève, en effet, représente la fin de la lecture qui accompagne ou qui suit le

La litanie était la conclusion primitive de vêpres, comme do laudes, et des petites heures. Ainsi chez saint Benoît. Mais saint Benoît lui-même (Regul. 13) ajoute un Pater à vêpres et à laudes : « In ultimo ordine oratio dominica omnibus audientibus dicalur a priore propter scandalorum spinas quae oriri soient ». Durand, Rational. iv, 14, 17, a noté une singulière rubrique de son temps (xirr siècle) : « In ecclesia lateranensi nunquam dicitur oratio [— la collecte], sed in missa [?] et in omnibus horis loco orationis alta voce pronuniiatur oratio dominica, quae in Novo Testamento prima oratio fuit. Nam et in primitiva Ecclesia sic fiebat. » Un document romain contemporain du pape Alexandre III (1159-1181), le Libei' de ecclesia lateranensi du diacre Jean, donne la même information. P. L. LXXVIII, 1385. Ici encore saint Benoît serait-il un témoin de l'usage romain archaïque? Grangolas, p. 104, le croit.

1. De oi'd. antiph. 7 : « Quot latentes insidiae possunt ingruere super dormientes per ipsum diabolum, et per sua membra, et pericula vermium ac bestiarum, non valeo explanare. »

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