‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 6 sur 218 · DE LA TROISIÈME EDITION (1911). VII · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME EDITION (1911). VII

à l'intérêt que nos lecteurs attachaient au Bréviaire lui-même, et au sentiment aussi que nous avions en commun avec eux, envers ce vieux livre de la piété romaine. Newman anglican avait pu dire : « Il y a tant d'excellence et de beauté dans les offices du Bréviaire, que, si des controversistes romains le présentaient à un protestant comme le livre des dévotions romaines, ce serait créer indubitablement un préjugé en faveur de Rome. » La restauration, dans leur beauté primitive, des mélodies grégoriennes, nous a fait goûter davantage la vérité de ce sentiment : mais, au delà de la « cantilène romaine », il y a l'inspiration de la lettre des répons et des antiennes, il y a l'organisation delà psalmodie, il y a la pédagogie des leçons, il y a plus au fond une conception traditionnelle de la prière publique et de son objet et de ses sources, il y a une âme, c'est l'âme romaine. A la retrouver et à la comprendre, nous communions à une piété ancienne que nous devinions et que nous aimions d'instinct. C'est là le bienfait de toute histoire de la liturgie.

Mes lecteurs m'ont su gré aussi d'avoir tenté une histoire critique du Bréviaire. Les travaux des consulteurs de Benoît XIV me dispensaient d'instituer une sorte de commentaire de crédibilité

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