‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 7 sur 218 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

des légendes ou de légitimité de certaines fêtes : je n'avais qu'à rapporter le sentiment de ces consulteurs autorisés entre tous. Par histoire critique j'entends la méthode qui consiste, étant donné une institution de l'Église, à rechercher quels en ont été les états successifs depuis son origine jusqu'à nos jours, à assigner à chaque développement sa date, à décrire les péripéties par lesquelles chaque développement se produit, s'impose ou s'élimine. Certains âges sont des âges d'inspiration créatrice, d'autres de correction et de systématisation, d'autres de pauvreté, de décadence, et les âges où l'on restaure ne sont pas toujours les meilleurs, quand ces restaurations procèdent du dédain ou de l'ignorance de la tradition. Dans une institution comme l'office divin, où la lex orandi dans ses éléments formels est seule en jeu, on ne s'attend pas à ce que l'immobilité soit la loi. On accepte donc que l'étude en soit rétrospective, qu'elle soit une discipline franchement historique, et peut-être en ceci réside l'intérêt supérieur des études liturgiques à l'heure actuelle.

Par là apparaîtra, j'ose penser, l'unité de mes propres travaux depuis vingt ans, car cette Histoire du Bréviaire romain a été le prélude d'au-

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