‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 77 sur 218 · De ord. antiph · texte numérisé non relu

De ord. antiph

2. De ord. antiph. 60. Comparer VOvdo romanus de la Vallicellane : « De festis sanctorum, qualiter apud Romanos celebrentur. In primis congregant se adecclesiam sero, ad vigilias peragendas illius sancti cuius natalis fuerit, ingredientesque ad vigilias Domine labia mea aperies et invitatoriuni non dicunt, sed statini incipiunt antiph. in psalmos cuiuscumque fuerit aut apostolorum aut cuiuslibet sanctorum. Qui voluerint viiii lectiones facere, viiii psalmos décantent; qui vero vu, cantent vi [sic]; qui vero v, similiter vi [sic]. ... Item in nocle festivitatis ipsorum ad nocturnos in Vcnite eocultemus antiphona id est invitatorium de sanctis..., psalmos cotidianos deferunt, et versus de sanctis, lectiones aut m, aut v, aut vu, aut si voluerint viiii ad ipsum natalicium pertinentes leguntur... »

de la nuit était roflice férial, transformé maintenant en office du saint ^ .

Mais le nocturne férial devait finir par être évincé même de cette part précaire qui lui demeurait : tout vestige de la dualité et de la concélébration de rolïice férial et de l'office sanctoral s'effaça : il n'y eut plus qu'un office nocturne, et cet office fut dévolu au saint. Les liturgistes carolingiens ne reçurent pas d'autre usage que celui-là^. Sans doute, ces doubles vigiles n'étaient point données à toutes les fêtes majeures indistinctement; au ix^ siècle, les fêtes des saints Pierre et Paul, de saint André, de saint Laurent, de l'Assomption, de la nativité de saint Jean-Baptiste, étaient les seules qui eussent pareille solennité. Mais cette solennité persistait, et elle était un reste de l'ancienne rubrique'^. Passé le xiii^ siècle, elle disparaîtra à Rome, et il n'en restera plus que l'expression liturgique, inexplicable autrement, d'office double.

1. De ord. antiph. 17 : « Sunt festivitates quarum officia celebrantur nocturnalia circa vespertinam horam, quae vulgo appellantur propria; et in posteriore parte noctis canitur alteriim officium sive de propria feria seu de comraunibus sanctis. »

2. De eccl. off. iv, 35 : « In festivitatibus qiias recolimus, recolimus per novenarium numerum. » UOrdo romaniis de la Vallicellane, que je viens de citer, établit qu'à Rome le canon de neuf leçons, neuf répons, ne s'était pas imposé d'abord. On y lit même expressément : « lectiones vero aut m aut v aut Yii aut viiii in vigilia sanctorum aut ubilibet contigerit leguntur, nam iv aut vi vel viii nuUo modo, quia anliquitus talis consuetudo non fuit ».

3. De ord. antiph. 62 : « Duo nocturnalia officia inveni in romano antiphonario in vigilia sanctae Mariae de Assumptione eius : idcirco et nos duplicia officia jposuimus in festivitate in nostro antiphonario. »

l'office romain du TEiMPS DE CHARLEMAGNE. 155

Quelles étaient les fêtes de saints célébrées à Rome? L'antiphonaire de Saint-Pierre fournit un calendrier pirement romain de roffice, calendrier du xii^ siècle qui peut être aisément remis dans un état plus ancien de trois siècles ; il suffît de le comparer aux listes de fêtes fournies par le sacramentaire dit grégorien, qui représente le sanctoral romain contemporain du pape lladrien (772-795), et subsidiairement aux listes de fêtes des évangéliaires carolingiens, comme l'évangéliaire d'Ada à Trêves, manuscrit des premières années du ix^ siècle. On élimine ainsi du calendrier de l'antiphonaire de Saint-Pierre les fêtes postérieures au début du ix"^ siècle ^ .

Janvier.

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