Friedberg, t. I, p
2. Notez que, au temps de Grégoire VII, l'office de la Pen- [tecôte et de son octave est devenu pareil à l'office de Pâques
Jt de son octave. C'est là un de ces accidents qui ne font pas tort à l'économie générale.
l'' A Pascha ad aequinoctium fil lectiones.
l"" Ab aequinoctio ad Pascha IV lectiones.
En d'autres termes, la fixation de l'office canonique du temps que nous venons de décrire date du vii^-viii^ siècle.
Aux environs de 750, l'office des saints, maintenu jusqu'alors en dehors de l'office quotidien des basiliques urbaines, et fidèle en cela à sa tradition d'office cimitérial, s'est fait sa place dans l'office des basiliques. Cette place devait être d'abord petite, à côté du grand office quotidien. Loin de se substituer à Tolïice dominical ou fërial, l'office sanctoral s'y superposa. Puis il se fondit dans le grand office quotidien ^
A Rome toutefois la superposition primitive de Foflice sanctoral à l'office férial laissera des traces durables. Amalaire a relevé dans l'antiphonaire de Corbie [ex romano antlphonario qui ad nos per~ ^>eniL), c'est-à-dire dans l'antiphonaire du pape Hadrien, une précieuse indication qu'il présente ainsi :
In praeclarissimis festivitatibus sanctorum consuetudo est sanctae mfttris nostrae romanae Ecclesiae duo officia peragere in nocte, quorum officia praetitulantur De vigiliis. Primum eorum quod canitur in inilio noctis,
1. De ord. anttph. 28 : « Multa officia sanctorum indidi in nostro antiphonario ex romano, quae non Iiabet metensis antiphonarius. Gogitavi cur ea omitterem, cum eadem auctoritate fulciantur qua et illa quae scripta invenimus in metensi antiphonario, scilicet sanctae njatris nostrae romanae Ecclesiae. »
l'office romain du temps de charlemagne. 153
sine Alléluia peragitur. Alterum vero, quodhabet initium circa médium noctis et finitur in die, habet in terlia nocturna in suis antiphonis Alléluia... ^
Cette indication est éclairée par ce que rapporte Amalaire de la fête de saint Pierre :
Ex romano antiphonario posui duas vîgilias in nostro antiphonario. Primam solet Apostolicus facere in initio noctis, quae fit sine invitatorio, quoniam ea hora non invitatur populus ad vigilias. ... [Media nocte] ingreditur clerus et populus ad secundam vigiliam, et cantatur invitatoriuni 2.
Il ressort de ces deux textes que les fêtes sanctorales les plus solennelles avaient, à Rome, deux offices nocturnes, l'un à la tombée de la nuit, sans invitatoire, l'autre au milieu de la nuit, avec invitatoire. Je conjecture que l'office célébré sans invitatoire à la tombée de la nuit était l'office propre du saint, la vigile; que l'office avec invitatoire célébré au milieu