De Rossi, Roma sottermnea, t. I, p
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basilique cimitériale de Domitille, sur la voie Ardéatine. Saint Fabien, pape, appartenait à la crypte pontificale du cimetière de Calliste, comme aussi les papes Etienne et Xistus. Saint Sébastien avait sa basilique sur la voie Appienne, ad Catacumhas\ sainte Agnès, sur la voie Nomentane; saint Valentin, sur la voie Flaminienne; saints Tiburce et Valérien, audessus du cimetière de Prétextât, sur la voie Appienne; saint Alexandre, que l'on confondait dès le vu" siècle avec le pape Alexandre, avait sa basilique au septième mille de la voie Nomentane ; saints Gordien et Épimaque avaient la leur sur la voie Latine ; saint Pancrace, sur la voie Aurélienne; saint Urbain, qui était enterré dans la crypte pontificale du cimetière de Calliste, avait un oratoire à son nom au cimetière de Prétextât; saints Pierre et Marcellin avaient leur basilique sur la voie Lavicane, iad duas lauros\ saints Marc et Marcellien, sur la voie Ardéatine; saints Processus et Martinien, sur la voie Aurélienne ; les saints sept frères, enfants de sainte Félicité, avaient leur souvenir uni à la petite église de Sainte- Félicité, sur la voie Salaria nova; saint Félix, éponyme du cimetière ad insalatos, y avait sa basilique, au troisième mille de la voie de Porto. Au cinquième mille de la même voie, le cimetière Generosae gardait saints Simplicius, Faustinus et Viatrix; au second mille, ad ursum pileatum, était la sépulture des saints Abdon et Sennen. Saints Félicissimus et Agapit appartenaient au cimetière de Prétextât, sur la voie Appienne. La basilique de saint Cyriaque et de ses compagnons était au septième mille de la voie d'Ostie.
Saint Hippolyte avait donné son nom à un cimetière voisin de celui de saint Laurent, sur la voie Tiburtine. La basilique de saint Hermès était au cimetière Basillae, sur la voie Salaria antiqua; celle des saints Félix et Adauctus au cimetière Commodillae, sur la voie d'Ostie. Les saints Protus et Hyacinthe appartenaient au cimetière Basillae. Le pape Corneille avait une basilique à son nom sur le cimetière de Calliste: le pape Marc avait donné le sien à la basilique du cimetière Balbinae, sur la voie Ardéatine; le pape Calliste, à celle du cimetière Calepodii, sur la voie Aurélienne. Une église s'élevait sur la voie Salaria nova, au nom des saints Chrysanthe et Darie. Sainte Cécile était la sainte la plus populaire du cimetière de Calliste. Au cimetière Trasonis, sur la voie Salaria nova, appartenait l'église de saint Saturnin. — Au dixième mille de la voie Cornelia, était la basilique de sainte Rufine ; au premier mille de la voie Prénestine, celle de saint Agapit; au dixième mille de la voie Aurélienne, celle de saint Basilide. Ajoutez-y les saints Jean et Paul, seuls d'entre tous les martyrs de Rome à avoir été enterrés intra muros : j'ai nommé la belle basilique du Caelius, le titulus Pammachii.
Au temps où s'écrivaient les itinéraires de pèlerins que nous possédons, itinéraires contemporains de Benoît Biscop, c'étaient là les sanctuaires visités et fêtés, ceux dont les anniversaires ne pouvaient pas disparaître, et n'ont point disparu en effet, recueillis xju'ils ont été par la liturgie de l'office. Et je ne parle pas des fêtes de saint Pierre, de saint Paul et de saint
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Laurent, rattachées aux trois basiliques les plus fameuses des abords de Rome.
Les anniversaires que nous venons d'énumérer formaient le vieux sanctoral romain, le sanctoral des cimetières. D'autres souvenirs ou d'autres préoccupa- Lions avaient provoqué la création de fêtes plus récentes. Le titulus Pudentis, en devenant au viii^ siècle titulus sanctae Pudentianae, du nom d'une martyre « Polentiana » enterrée au cimetière de Priscille, avait introduit dans le sanctoral urbain la fête de sainte Pudentienne. De même, au titulus Pvaxedis^ devenu vers le même temps titulus sanctae Praxedis, on devait la fête urbaine de sainte Praxède. Au titulus démentis se rattachait, dès avant la fin du iv^ siècle, l'anniversaire de saint Clément. La basilique des Santi-Quattro, au Caelius, vieille église anonyme, avait épousé le souvenir énigmatique des martyrs désignés sous le nom de /F coronati. Saint-Étienne-le- Rond, au Caelius encore, avait, sous le pape Théodore (642-649), recueilli les reliques et l'anniversaire des saints Primus et Félicien de Nomento, apportés du quatorzième mille de la voie Nomentane. La chapelle domestique de la domus Pinciana des Anicii, sur le Pincio, restaurée au viii*^ siècle par le pape Hadrien, avait introduit à Rome le vocable et la fête de saint Félix de Noie. La basilique ad aquas S allias , bâtie au milieu du vii^ siècle, l'avait été sous le vocable de saint Anastase le Perse (t 627), auquel on avait joint bientôt l'espagnol saint Vincent, à cause de son chef transféré là même, ad aquas Salnas. Sainte Agathe de Catane avait, au vi^ siècle, donné son nom à une
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petite église arienne de la Suburra; saint Georges, le héros légendaire de l'Orient grec, à une petite église du Vélabre, enrichie au viii^ siècle du chef de son saint éponyme; saints Gervais et Protais, deux milanais, au titulas Vestinae (ceci dès le v^ siècle) devenu au viii'^ le titulas actuel de saint Vital, un ravennate tenu pour père de saint Gervais et de saint Protais ; saint Apollinaire, un ravennate aussi, à un oratoire construit par le pape Honorius (625-G38) sur l'atrium de Saint-Pierre ; sainte Sabine, une martyre ombrienne, au titulus Sahinae de l'Aventin, enrichi de ses reliques vers la fin du vu*' siècle; saint Adrien, de Nicomédie, à l'antique Curia hostilia transformée au vii^ siècle en basilique; sainte Eupliémie, de Nicomédie elle encore, à une église élevée ou restaurée au vii^ siècle ; saints Çôme et Damien, les deux médecins « anargyres » si populaires dans tout l'Orient grec, à la basilique aménagée par le pape Félix IV (526-530) dans Vaula des archives romaines; saint Césaire de Terracine, à une petite basilique du Palatin; saint Chrysogone de Sirmium, au vieux titulus Chrysogoni du Transtevere : sainte Lucie de Syracuse, au couvent grec De renatis, fondé vers le viii*' siècle ; sainte Anastasie de Sirmium, au vieux titulus Anastasiae du Palatin. — Il s'agit là, on le voit, de martyrs étrangers qu'un vocable monumental ou qu'une translation de reliques a faits romains ^ .
Les autres fêtes du calendrier romain n'ont plus ce
1. Voyez M. Armellini, Le cî^ese di Roma dalle loro orlgini sino al secolo XVI (Rome 1887), s. v.
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caractère local et monumental qui en fait des anniversaires proprement romains. La fête de l'exaltation de la Croix (14 sept.) est une fête de Jérusalem, l'anniversaire de la dédicace des basiliques constantiniennes du Calvaire : elle est introduite à Rome au VII® siècle ^ La fête de l'invention ou annonciation de la Croix (3 mai) paraît être à Rome une importation gallicane, peu antérieure au vii^ siècle^. — M^'" Duchesne pose en thèse que « l'Église de Rome ne parait avoir solennisé aucune fête de la Vierge avant le vii'^ siècle, alors qu'elle adopta les quatre fêtes byzantines » ^, la Nativité (8 sept.), l'Annonciation (25 mars), la Purification (2 février), la Dormition ou Assomption (15 août), qui toutes quatre se célébrèrent à Sainte- Marie-Majeure : elles n'ont pas à Rome d'attestation plus ancienne que la vie du pape Sergius P"" (687-701) '*, — Les fêtes d'apôtres, et en première ligne celle de saint André, frère de saint Pierre, puis à la suite celles de saint Jean, des saints Philippe et Jacques, celle de saint Pierre aux liens, étaient des anniver-
2. Duchesne, Origines, p. 264. — Plus tard, en dépendance de la légende dite de Judas-Gyriaquo, on attribua la création de la fôte au pape contemporain de l'invention, Eusèbe (310). Microlog. 55 : « Eusebius papa a beato Petro Iricesimus secundus, constituit ut omnes Ghristiani inventionem sanclae crucis V nonas maii solemniter celebrarent. Unde et nos illani cum pleno officio observare debemus, ...Exaltatio autem sanctae crucis non adeo generaliter et solemniter celebratur, et hoc fortasse ideo quia nullum inde tam spéciale statutum ut de inventione reperitur. »