Guéranger, Institutions liturgiques, t. I, p
2. WiBERT. Vita S. Leonis, 12 et 13 (P. L. GXLIII, 501 et »02).
longs offices des basiliques, ce qui n'avait jamais été l'usage, pas même dans les siècles précédents, mais avec la récitation exacte de l'office divin en son particulier ^ .
En second lieu, il serait bien invraisemblable que ce fût précisément saint Grégoire VII qui eût porté la main sur le vieil ordo romain de l'office. Ce serait, en effet, au moment où ce pape s'employait à introduire en Espagne, quoi donc? l'ancien office romain; au moment où il félicitait le roi d'Aragon et le roi de Castille de leur zèle à établir l'office suivant l'ordre romain, « romani ordinis officium », l'office romain selon l'ancienne coutume, « ex antiquo more^ » ; ce serait à ce moment que Grégoire VII aurait abrégé et simplifié la liturgie pour l'usage de la cour romaine ?
Dépassons ces considérations préliminaires : la question est de saisir sur le fait cette réforme de Grégoire VII : Guéranger y vient et cite comme témoin le Micrologus, lequel, assure-t-il, « donne à
1. h' Ordo romanus X de Mabillon {Miisaeum italic. t. II. p. 97 et suiv.), document de la fin du x« siècle, décrit les cérémonies auxquelles prend part le pape les trois derniers jours de la semaine sainte. On y relève les rubriques suivantes : (( Antequam dominus papa exeat de caméra, dicit tertiam... Intrat ecclesiam sancti Thomae et dicit cum capellanis suis nonam... Dominus papa cum clero intrat secretarium, et abstracta planeta cum pallio, sedeat in sede sua, et lotis pedibus ministri calcient eum quotidiana calciamenta; veniens ad faldistorium dicit nonam; et post paululum reindutus planeta et pallio, praeeunte cum cruce et evangelio ad altare procédant... »