‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 91 sur 218 · Cencius, 37; Benedigt · texte numérisé non relu

Cencius, 37; Benedigt

2. Dans la bulle Quod a nobis (1568) par laquelle est promulguée la publication du Bréviaire romain.

l'office moderne. 189

dans lesquels il lui fallait entrer ne permettaient plus de concilier avec les devoirs d'une si vaste sollicitude l'assistance exacte aux longs offices en usage dans les siècles précédents. » Voilà pourquoi Grégoire VII « abrégea l'ordre des prières et simplifia la liturgie pour l'usage de la cour romaine » ' .

Ces considérations ne nous arrêteront pas. Est-ce donc seulement à dater du xi® siècle que les papes ont été assiégés de grandes affaires, et qu'ils ont eu à entrer dans les détails infinis de l'administration? Dom Guéranger ne voudrait pas nous le laisser penser. Il est très certain par ailleurs que, du temps des immédiats prédécesseurs de Grégoire VII, le pape et la curie, dévots à l'obligation de réciter l'office divin sans négliger les devoirs de leur sollicitude, s'acquittaient privément de leur office. Saint Léon IX (1048- 1054) est loué, dans sa Vie, de ce que tous les jours il satisfaisait à l'obligation de la récitation intégrale du psautier, comme on aimait à dire, entendant par psautier l'office diurne et nocturne ; de ce qu'il le récitait aux heures compétentes, y compris les heures de nuit; de ce qu'il le récitait dans son oratoire en com- >agnie d'un seul clerc, et de ce qu'il ne l'omit jalais^. Où l'on voit comment un pape du xi^ siècle, issiégé autant qu'aucun autre de grandes affaires, îonciliait sans effort les devoirs d'une si vaste sollicitude, je ne dis pas avec l'assistance quotidienne aux

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