‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 94 sur 218 · Id · texte numérisé non relu

Id

3. Id. 54. Dom Morin, « Règlements inédits du pape saint Grégoire VII pour les chanoines réguliers », Revue bénédictine, 1901, p. 177-183, a retrouvé dans un ms. contemporain

Vatican, lat. 629) le document dont ce deuxième décret est extrait. A partir de ad novem lectiones dicimus (ligne 11), on lit dans le texte nouveau : «.Illi autem qui in diebus cotidianis très psalmos et très lectiones videntur agere, non ex régula sanctorum patrum sed ex fastidio et neglegentia com-

l'office moderne. 193

Par le premier décret, — ce décret appartient peutêtre au synode romain de 1078, — Grégoire VII étend à toute la chrétienté l'obligation de célébrer la fête des papes martyrs : ce décret, qui est un acte de la lutte de Grégoire VII pour la suprématie du Saint-Siège, ne touche pas à l'office proprement romain.

Par le deuxième décret, — ce décret appartient vraisemblablement au synode romain de 1074, — Grégoire VII décide que le jour de Pâques et les six fériés de l'octave de Pâques, de même que le jour de la Pentecôte et les six fériés de l'octave, l'office nocturne n'aura que trois psaumes, trois leçons et trois répons; tandis que, le reste de l'année, l'office nocturne des fêtes compte neuf psaumes, neuf leçons et neuf répons, celui des fériés douze psaumes, trois leçons et trois répons, celui des dimanches dix-huit psaumes, neuf leçons et neuf répons. Mais cet ordo de l'office nocturne est précisément celui que nous avons vu en vigueur à Rome au temps d'Amalaire, au commencement du ix^ siècle ^ . Et Grégoire VII nous dit lui-même qu'en édictant ces rubriques, il n'innove en aucune façon, « antiquo more cantamus et legimiis n, écrit-il ; c'est l'antique usage romain et nous n'y changeons

probanlur facere. Romani autem diverse modo agere ceperiint, maxime a temporequo Teulonicis concessum est regimen iiostrae Écclesiae. Nos autem et ordinem romanum et antiqiiiim morem invesiigantes statuimus fieri nostrae Ecclesiae sicut superius praenotavimus, aiitiquos imitantes patres. » Nous allons retrouver ce texte chez Gratien.

1. Exception faite pour l'office de la Pentecôte et de son octave, qui était à Rome, au ix« siècle, au temps d'Amalaire, un office de neuf leçons.

rien. Il insiste même : Nous ordonnons que l'on ne fasse pas autrement, et que l'on se tienne à Vordo romanus, qui n'a point cessé d'être la règle de nos usages, et qui est pour nous Vantiquus mos, ainsi que nous aimons à le répéter. Sont-ce là les expressions d'un pape qui réforme et qui innove? Ne sont-ce pas plutôt les expressions d'un pape qui condamne toute tentative de modifier l'ancien usage?

Et en effet, le texte cité par Bernold est un texte tronqué, que nous avons complet dans Gratien^ Et nous y voyons que, du temps du pape Grégoire VII, des clercs ont été tentés par la brièveté de l'office nocturne de la semaine de Pâques et de la semaine de la Pentecôte : trois psaumes et trois leçons! Et ils ont introduit l'usage de raccourcir sur ce patron l'office de tous les jours, ajoutons et l'office des saints '^.

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