S. Panfaleoius, Mnrl
A ces trente -trois fêles, célébrées à peu près partout, s'ajoutèrent encore celles des patrons locaux^ on Dedicafiones, et particulièrement celles des évêques et des martyrs éminentsd'éylises particulières, notamment à Rome et en Gaule, à Naples et en Espagne. L'Orient connaît une fête de tous les martyrs; d'après saint Chrysostome*, elle était célébrée chez les Grecs d'Antioche le dimanche après la Pentecôte, chez les Syriens le vendredi après Pâques, c'était une sorte de fête de tous les Saints. De même que la fête après la Pentecôte a pour point de départ rétablissement de l'Eglise chrétienne, ainsi le choix de la fête après Pâques a un sens que montre clairement saint Chrysostome, lorsqu'il dit que le martyre est une preuve de la résurrection du Christ^. Nilles prouve que le compilateur du martyrologe syriaque écrit en 412 place cette fête de tous les martyrs au 6 avril, parce qu'en 413, année où l'on écrivait, Pâques tombait le l^"" avril, et le vendredi suivant était le 6 par conséquent®. Bickell a enfin signalé une troisième fête de tous les martyrs''.
1 Martyrs à Ephèse sous Dèce; leur fête se célébrait à différents jours, selon Yoib\r\(ni; ou le çavépaxrtç (jour de leur martyre ou invention).
' Aussi Pantaleimon , d'après le grec IlavraXe-^ixwv.
3 Ainsi à Rome les saints Jean et Paul (26 juin), plus tard les saints Corneille et Cyprien (16 septembre).
* Loc. cit., lib. II, c. H, p. 848.
K Hom. de Droside, lib. II, c. ii, p. 823-824; cf. p. 714 sq.
6 Zeilschrift fur kathol. Théologie, 1887, p. 746 sq.
7 Tûbinger Quartalschrift , 1866, p. 467. — On trouve aussi une liste des jours de fête chrétiens dans les Statuta synodalia de l'évêque Sonnatius ou Sunnatius, de Reims (593-631), publiés pour la première fois vers 620 (en tout cas avant 625; cf. Hefele, Conciliengeschichte , t. m, 2« édit., p. 74), mais qui pouvaient représenter la discipline des quatre ou cinq années précédentes, et qui sont d'une importance particulière pour cette raison que non seulement les évêques de la province de Reims, mais aussi un grand nombre d'autres évêques francs de toutes les parties du royaume (les archevêques et évêques de Lyon, Vienne, Besançon, Toulouse, Angers, Nantes, Cambrai, etc.), et les archevêques Cunibert de Cologne, Lupoald de Mayence, et Modoald de Trêves, y prirent part. Dans le premier canon, la tradition de l'Eglise romaine, pour le Verbum Dei, est établie comme règle de foi. Dans le canon 20 (Hardouin, Coll. conc, t. m, col. 576), les fêtes suivantes sont marquées comme absque omni opère forensi excolenda et cum débita veneratione celebranda : Nativitas Domini, Circumcisio , Epiphania, Annuntiatio beatse Mariée, Resur-