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CHAPITRE VII

Elle était célébrée tous les ans le 13 mai et tombait, en 359, au même jour que la fête de TAscension, ce que rappellent un chant de saint Ephrem {Carmina Nisihena , éd. Bickell, p. 23), et les épîtres syriaques de saint Athanase, écrites à l'occasion de la fête. Par conséquent, le pape Boniface IV ne fit que reprendre une tradition qui existait déjà, en faisant la consécration du Panthéon le 13 mai 610.

Prescriptions liturgiques du IV^ concile de Tolède, en 633. — Le célèbre \\^ concile de Tolède, qui se tint en 633 sous la présidence de saint Isidore de Séville', est très important pour la liturg-ie, la discipline ecclésiastique et le droit des moines; il publia des décrets à ce sujet. Le synode n'était composé que des évêques d'Espagne et de la Gaule narbonnaise, au nombre de soixante-deux. Voici le contenu de ces canons concernant en partie une discipline non de création récente, mais remontant déjà à l'année 600.

Can. 2. Unus icjitur ordo orandi atque psallendi nobis per omnem Hispaniam atque Galliam {scil. Narbonensem) conservefur, unus modus in Missarum solemnitatihus, unus in vesper- Unis malutinisque officiis... hoc enim et antiqui canones decreverunt, ut unaquœque provincia et psallendi et ministrandi parem consuetudinem teneat.

Can. 10. Quelques prêtres d'Espagne récitent le Pater noster seulement le dimanche; il doit être récité chaque jour, et lorsqu'un prêtre ou un clerc l'omettra dans l'office public ou privé, il sera destitué. Nam in tantum quotidie hsec oratio dicenda est, quantum et ipso titulo utitur, dum vocatur oratio quotidiana; sic enim sancti Patres nuncupaverunt. . . Quisquis ergo sacerdotum vel subiacentium clericorum hanc orationem Domi^ nicam quotidie, aut in publico aut in privato officio prœterierit, propter superbiam iudicatus, ordinis sui honore mulctetur seu prive fur.

rectio Domini cam die sequenti, Ascensio Domini, dies Pentecostes , Nativitas beati loannis Baptistœ, Apostolorum Pétri et Pauli, Assumptio beatx Mariœ, eiasdem Nativitas , Andreee Apostoli et dies omnes Dominicales. Des doutes planent sur l'époque de la publication de ces statuts et sur leur authenticité. Sur l'office de VAnnuntiatio B. M. V., cf. plus loin le dixième concile de Tolède.

1 Cf. Hardouin, toc. cit., t. m, col. 575-598; Hefele, op. cil., t. m, p. 78-88.

Comme ici par officia il ne jDeut être question de la Messe solennelle ni de la Messe privée (cf. subiacenlium clericorum ) , ce canon est un indice qu'à la fin du vi<' et au commencement du vn" siècle, la récitation privée de l'office était d'oblij^ation pour les clercs.

Can. 13. C'est à tort que dans l'office divin on ne se sert que des pièces et des chants bibliques, et que l'on rejette toutes les hymnes non canoniques en l'honneur du Christ, des Apôtres et des Martyrs [hymni humano studio in laiidem Dei atque Apostolorum et Martyrum Iriumphos composili) ^ comme l'ont fait les conciles de Braga et de Laodicée. En efTet, on devrait alors rejeter aussi la doxoloj^ie Gloria, etc., et le Gloria in excelsis , puisque les anges n'ont chanté que le début de cette dernière, reliqua quœ ibi sequuntiir ecclesiastici doctores composiierunt. On doit en particulier chanter des hymnes de saint Hilaire et de saint Ambroise. Componuntur ergo hymni, sicut componuntur Missœ, sive preces vel orationes , sive commendationes , seu manuum impositiones , ex quitus si nulla decantetur in ecclesia, vacant officia omnia ecclesiastica... Sicut igitur orationes, ita et hymnos in laudem Dei compositos nullus vestrum ulterius improhet, sed pari modo Gallia Hispaniaque celehret : excommunicatione plectendi qui hymnos rejicere fuerint ausi.

Can. 15. A la fin des psaumes, on doit chanter non Gloria Patri, mais Gloria et honor Palri et Filio , etc., pour se conformer au psaume xxvni , 2.

Can. 16. Les répons dans l'office doivent être chantés avec Gloria (quelques-uns l'omettent, propter quod interdum inconvenienter sonat)', c'est seulement lorsque le texte est triste que Ton doit répéter le commencement : Hœc est discretio ut in lœtis sequatur « Gloria », in tristioribus repetatur principium.

Can. 17. D'après l'autorité de nombreux conciles et les décrets synodaux des papes [multorum conciliorum auctoritas et synodica sanctorum Prsesulum Romanorum décréta), on doit lire l'Apocalypse de saint Jean comme livre canonique depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte, et Missie tempore, ce qui peut se rapporter aussi bien à l'office qu'à la Messe (d'après Hefele, p. 81, c'est à l'office); ainsi il est ordonné au canon 14 : in omnium Missarum solemnitate de dire l'hymne des trois jeunes ^ens.

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