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FORMATION DU BRÉVIAIRE ROMAIN

Sujet et division. — Tant que nous ne serons pas en état d'étudier la liturgie en usage au vn^ et au vni^ siècle dans les manuscrits contemporains et authentiques, nous ne connaîtrons qu'imparfaitement les modifications que l'office des Heures canoniales établi par saint Grégoire le Grand avait déjà subies à cette époque. On le sait, les renseignements détaillés qui nous sont parvenus sur le Cursus romain ne datent que du ix" siècle, au plus tôt de la fin du vin^. Toutefois on peut, en se basant sur l'état postérieur de cette liturgie et sur quelques indications incomplètes et souvent purement accidentelles que l'on trouve chez les écrivains contemporains, tirer certaines conclusions relatives au développement et à la formation de l'Office durant cette période obscure.

Dans son essence, l'œuvre de saint Grégoire demeura naturellement intacte, du moins dans la sphère immédiate des Papes'. Les fils d'or et d'argent que plus tard des mains habiles tisseront ou broderont , se laisseront distinguer d'autant plus facilement entre les mailles et les figures de cette trame précieuse.

1 Un regard jeté sur les lettres et les décrctales des papes de cette époque, par exemple d'Honoriiis I»' (-{- 634), de saint Grégoire II (-j- 731) et de saint Zacharie (f 752) (dans P. L., t. lxxx, col. 469-494; P. L., t. LXxxix,col. 495 sq., particulièrement col. 328-332; Instruction aux légats sur les offices en Allemagne, ibid., col. 532; enfin, ihid., col. 921, 940), nous montre que les papes considéraient les ordonnances de saint Grégoire relatives à VOrdo psallendi , de même que les autres points de la discipline, comme un testament sacré.

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