‹ Histoire du Calvinisme: et celle du Papisme, mise en parallèle: Ou apologie pour les réformationChapitre 2 sur 17 · PAPISME · texte numérisé non relu

PAPISME

Ou suite de V Apologie pour la Réfor^ matioriy pour les Kéformateurs eu pour les Reformés.

1 1. Y a troîa gran<} g<? arrnflaf îm

e^jdu HJe ur Mainiboui^ :: 1^ premi^y ^ e&t quQ l^jcai vinisimede£u^^

dV ry à^ause^iUeJrwjWes jj§L^^ kânoe à^mliie funetted^guerres et ^excilé un nombre mfini thfijfftjtftini »i tlfi piQ t jj yfi menai 44]jaa.uItujej;uH^ Plusieurs batailles rangées, i;a nombre incroyable de combats, des siégeai d^ villes , des prises, des saccâgeraçns ont don*» né la mort à une infinité d'homdiea , et opt dé^ sole des provinces et des royaumes, La Franv ce, TEcosse, l'Allemagne 9 l'Angleterre 9 le3 Pays-bas sont devenus un théâtre sanglant où le calvinisme' à fait jouer les plus pfuelle« tragédies ^u'oû eût encore vu^^i daxi%U m^^r.

Hiàtoire

de, En un niotil dépeint le calvinisme comme u ne- furie sortie des enfers, ^" i court toute TEurope le flamba ' ---— »

xneterre dans l'autre pour aU uin e?T e feu par* tout , mettre la discorde dans les états et dans

les familles , et laisser en tous lieux de funes-

tes marques de son passagQ,.Iia Rfirj:)njifi..axu-

■*4;usation.y«»ii^^&tu^u»^>ga/Wm^/»» e^ 4a pins

4 nso l efèt^,M ja,pluik£rff ^^ ^^i^Ue&Je^ sectes gj^Ofli^jg^. gn[g rf^ lui nous avons

renouvelletTela mémoire de nos pères tout ce que les siècles passés ont vu de fureurs et de barbaries, les trahisons ^ les assassinats^ les meurtres, les parricides, les massacres et les supplices les plus extraordinaires et les plus cruels. Le calvinisme comme on le dé^ peint est un lio« décliainé et furieux » qui dé^ chire et qui dévore tout sans respect d'âge ^ ée qualité^ de tertu-^et de mérite. lEtiQn la

Lkne l'esprit du caléyolteet.de rébellion ^ ■â nn irft l^S i. s o iLKet ^ in B j gniiv jeutyiv cada j js Viru JSàf^sx^àAXXG^^ les liens les plus

sacrés , qui viole la mi^esté desf rois , qui ne cherche qne le bouleversement des états et qui inspir e i| ,n^esp iiL.*jpApnhilir.aîn, C'est ce quiapensé ruiner la France^ qni a fait perdre )es PayaJt^asà la maison d^Âutriche , et qui a

reine: i laquelle enfin ila ont fait couper Ici tête par les mai pa d^Eiiaab^ th rei ne d^An^l gr te rf or Car selon notre accusateur, le calvinisme est un évangile de sédition qui ne prêeho que le sang , le libertinage et la révolte. Ce sont là dis-je les trois idées sous lesquelles le sieur Maimbourg fait regarder notre réfor^ mation 5 et c'est pour étaler ces trois calomnies précisément qu'il a composé son ouvrage. Je pense que nous avons répondu à ces accusations et fait voir que ce n'est point le calvinisme qui a excité les guerres y encore qu'il y en ait quelques<unes où il a eu part : que 1 ces guerres sont nées ou de la cruauté > de Pinjustice et de l'oppression que les princes faisoient sentir à leurs sujets; ou de Tambition ^t de rimpatience des grands qui ont pris lea irmes pour se venger et pour se défendre , et qui ont engagé les peuples dans leurs querelles. Nous avons prouvé au sujet des cruau" tés j qu'on nous en accuse injustement , qu'on appelle ainsi quelques actions de représaillei aux quelles nous avons été forcés: et que si no« tre parti a fait véritablement quelques actioffa cruelles , elles ne doivent pas être imputéea au calvinismei mais à la fureur du solds^t qu'on ne retient pas quand on veut, ou ai| naturel sanguinaire de quelques faux protestans qui

|o fbarxoient entre nous ]^oui 4^% V^>^\^\%

ibtoire ■

purement 'mondains. Et enBn nous avons suffisamment justifié notre conduite au sujet de la dernière accusation , qui est la révolte contre les souverains. En faisant voir que si

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en quelques lie ux les peuples ont changé de »ei^t en changy^^^ de reUgion . ilne

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iHe les anciens maîtres ont fait de leur

' ■ ~ " ils ont exercée

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autorité , et a la cruauté

sur leurs sujets. Nous avons montré gueicfi

lersécutiôn à laquelle nous n'étions aucune-* jnent obligés de nous soumettre ^ v enant rlfîiJa part d^ou e|lg jvenp ^^ En un mot nous avons prquvé par Thistoire de notre conduite que nous avons toujours eu , et du respect et de 1» fidélité pour nos souverains alors même qu'on nous pousspit avec \^ plus grande vio^ Jence,

Mais, Monsieiir^ après nous être suffisam*^ ment justifiés , ne nous seroit-il point permis de nous donner le plaisir de la vengeance^ et

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de rendre le change au sieur Maimbourg ? Trouvera- t'on mauvais que nous fassions à Dptre tpur l'histoire des cruautés du papisme , (des troubles q^u'il a excités et de ses rebellions iîontre les princes ? On le trouvera mauvais 0i l^Qft yeui^ mm je yqus assijire^ue je m^çi^

du Papième. 9

Tais le faire. Mais j'essayerai de le faire avec fidélité et de ne rien dire, doilt je n^aye de bons garants. Vous voyez donc présentement que nous ne sommes pas au bout de nos écri* tures , car voilà trois grands textes que noua nous proposons de traiter. Cela divisera cette * dernière partie de notre ouvrage en trois récriminations, la ^remièrt* ffff fl v^Trqvf <^ papisme ç fft ^ptiftft Hft I fl plupart des troubles et dea guerres qui ont désolé l^Emrope depui s dus de huit cents apy ; la «efinnflft récrimination prouvera par des preuves de fait et de droit que J[£jia(iis0ie.-e^4a'p)«»«i4»eUe'de fou* tgs Ififl fifictgfh-Fit la troisième enfin mettra dans une parfaite évidence que le papisme est en-* ~n emi ^?ff rp'y* fit dgft fionv^''ATPf Là dessus vous me demanderez ce que j'entends par le papisme j et par où je veux commencer l'histoire des troubles qu'il a causés ^ Il me semble, Monsieur, qu'il n'est pas malaisé de répondre à la première question. Le papisme c'est lare" ligion du pape, c£LSQj!a.ies do^noea^ ses. principes , ^es.,ma3àflaLCJ3u»>- 8a>i>conduite. Si donc ^ifous faisons voir que les dogmes, les principes, les maximes et la conduite des papes et de réglise romaine ont causé presque tous les maux et tous le^ troubles , non seulement de l'Europe mais de toute la chrétienté ; npjift^ aurons prouvé que J.ep.£^pii9iafi^eaLiaoLi't>^

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i o Htaloire

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ra^Rfi flft fnnq 1p<i ♦rnulilfta Quant à k question ^ de quel temps je prétends commencer celte histoire il u^papisme, je réponds qu'il est Juste de la commencer du temps auquel le {>«pîsm6 a été comme formée et du temps qu^îl a commencé à causer de grands désordres >âans le monde. C ^ e i| ^ S i M 1 ? ^ftj ^ ^ ^^ ^^^^J5

c'est dans ce ^siècle que les images ont été ^ tabUesdaïkfles teaapjes pour être les objets de l'fidorHtion , et Tcm peut dire qu'alors Tabomisiaiion est entrée dans le sanctuaire. Incontinent après la lumière fut écKpsée de Téglise , les lénèbres d'une profonde ignorance s'en -emparèrent 9 les images furent les seuls docteurs des ignorans , et sons ces maîtres les Iiommea demeurèrent dans une sombre ignorance 9 i la faveur de laquelle le démon in-

. troduisitile nouvelles erreurs. Ce fut aussi en ce temps que l'orgueil de l'évêque de Home commença à l'éJeter au dessus de toutes les puissances de la terre et qu'il se revêtit des caractères de l'homme de pévhé. Ainsi l'on ne satiroit prendre une période mieux choisie pour notre histoire que lesiècledans lequel le pa pis* me émût ces furieux démêlés des iconoclastes et desiconolâtres. A peine-est on sorti de l'his* teire des images , qu'on entre en celle du

schisme gursépara l'orient de l^occident^ et qui

du Papisme. It

m cansé la toîne de Vun et de Tantre empira par l'orgueil des papes et da papisme. Incoii* tinent après on trouve ces furieuses expédiftiens qu'on appelle les croisades, par lesquelles la folle superstition papiete , et l'infernale politique des papes épuisa tonte la chrétienté et désola l'orient et Focci^ent. Nous trourone en même temps ces horribles guerres du pa«« pisme entre les papes et les empereurs d'Allemagne ; guerres qui ont fait dorant près de deux cents ans j et deFItalie et de l'Allemagiie un théâtre de fureurs. Les guerres et les désolations de la Bohême au sujet du retranchement de la coupe^viennentlout d'une suite. Dans les mêmes temps <m trouve lés scirismes -des papes qui ont causé de si étranges troubles dans l'Europe. Et enfin cela nous conduira jusqu^à nos derniers troubles, pour faire voir que sans interruption le papisme a été comme une furie qui est sortie peu à* peu des enfers , et qui à mesure qu'elle paroissoit, aliumoit dans le monde de nouveaux feux. Dans ce projet vous ne voyez pas l'histoire des Vaudois; et des guerres que l^on a faites contre eux y c'est Monsieur , que je le réserve poux le chapitre des cruautés, où nous ferons l'his« toire des supplices barbares que le papisme a fait souffrir aux innocens j et des massacres qu'il a fait ou fait faire depuis c\tv^ t^^vcw

è^nts ans. Tdilà de quoi faire bieti des volumetf si Votï avoit autant d'envie d'éicrire que le fiieur Maimbdurg. Ei c'est justement la matière de ses huit ou dix. volumes d'histoire, les iconoclastes j lé schisme des grecs j les croisa* ^eSf la décadencedeV empire f le grand schisme d^ occident y V histoire, de, la /i^^^^. laquelle il nous prépare. Je vous prie, IVdonsieur , de le remarquer , et de Je faire remarquer à toute la terre, il y ^ iln juste jugement de Dieu e une secrète providence, dans ce que celui qui deyoît écrire d'une manière si cruelle contre le calvinisme pour le charger.de la haine publique en le faisant auteur de tant de troubles ^ a été conduit par le justc^juge à faire auparavant l'histoire du papisme depuis le commencement jusqu'à la fin , et à la faire d'une maiiière suffisante pour le convaincre d'avoir mis en feu tout le monde chrétien. Le sieur Maim* bourg a trouvé moyen de donnera tout cela tin tour fiavorable à son église, et moi, IVlonsieur , qui ai .dessein de ramener les choses à la vérité , je vous les ferai voir dans leur état iiaturel. Mais vous jugez bien que nous aurons souvent besoin d'jêtre courts et de renvoyer souvent ceux qui nous liront, à des liisto>ires plus amples.

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