‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 39 · Quel effet wisit sur les frogusis la · texte numérisé non relu

Quel effet wisit sur les frogusis la

ation Ori et de Richelieu ?—Les

ois alarmés résolurent de détruire ces

nouveaux forts. Ils levèrent deux grands

partis de guerre, l’un contre Montréal et l’autre

contre Richelieu; mais ils furent vaillamment repoussés.

63. événement eut lieu, aux Trois-Rivières, en 1645 ?—M. de Montmagny réussit à y conclure avec les Iroquoïs un traité de paix, qui malheureusement ne dura guère.

M. de Montmagny profita du moment où les Hurons venaient de prendre trois Iroquois, pour entamer des négociations de paix. Il se rendit aux Trois-Rivières, se fit livrer les prisonniers, et proposa une assemblée dr pes sé Pen æ , colonie. Au jour marqué, il parut 8 la place du fort, qu’on avait fait couvrir de vailes de barques, et s’assit dans un fauteui!, 4 des principaux d'entre s FAAÈSE Les

u Iroquois, pour marquer plus de respect à Ononthio, s'assirent à ses pieds sur une vas: les Sauvages alliés étaient vis-à-vis. Les Iroquois avaient apporté dix-sept colliers de porcelaine, qui étaient autant de paroles, c'est-à-dire, autant de propositions qu'ils avaient à faire, Tout étant prêt pour la confé-

bnt par Îla ’appelait la 1gea que le vastatrices, | achevé en ts Iroquois 8 qui furent

le nom de arce que ce

mis la eu ?—Les ruire ces x grands et l’autre llamment

lieu, aux nimagny un traité A guère.

les Hurons itamer des s-Rivières, assemblée Au jour avait fait n fauteui!, ais. Les respect à natte ; les is avaient i étaient Dpositions la confé-

Hi —

rence, l'orateur des cantons prit un collier, et le présenta au gouverneur: ‘ Ononthio, dit-il, prête l'oreille : je “ suis la voix de mon pays. Mon cœur n’a rien de mau- “ vais; je n’ai que de bonnes chansons en bouche. ” Là-dessus, il se mit à chanter en gesticulant, ses collègues répondant en mesure aveo leur hé, qu'ils tiraient du fond de leur poitrine. Le second collier remerciait le gouverneur d’avoir rendu la liberté à un iroquois ; le troisième lui ramenait un français. Les autres avaient rapport à la paix qu’on devait conclure : l’un aplanissait les chemins, l’autre rendait la navigation libre; un autre enterrait la hache de guerre. Cette cérémonie dura trois heures. Deux jours après, M. de Montmagny répondit aux Iroquois, dans une assemblée aussi nombreuse que la première ; il leur fit autant de présents qu'il avait reçu de colliers. Les chefs algonquins et montagnais firent aussi leurs présents, et 1a séance finit par trois coups de canons, pour annoncer partout la nouvelle de la paix.

6% Quel chanjement eut lieu, cette année (1645), dans les affaires de la colonie P—La compagnie des Cent-Associés céda la traite des pelleteries à la compagnie des Habitants, à condition que celle-ci se chargerait des frais du culte, de l'entretien du gouverneur et des troupes, et qu’elle ferait passer tous les ans, au Canada, vingt personnes de l’un et de l’autre sexe.

65. Comment les attributions du pouvoir civil furent-elles modifiées, en 1647 ?—Jusqu’à cette époque, le gouverneur jugeait en dernier ressort toutes les causes civiles, et pouvait s’adjoindre un conseil de son choix. En 1647, le roi établit un conseil, composé de trois membres : 1° du gouverneur général; 2 du supérieur des Jésuites, en attendant qu’il y

eut uñ évêque; 3 du gouverneur particulier de Montréal.

. 66. Za composition de ce premier conseil dura-t-elle longtemps ?f—Le règlement de 1647 fut modifié dés l’année suivante, et le nombre des conseillers porté à cinq.

Au mois d'août 1648, arriva un nouveau règlement ordonnant que le conseil de Québec se composerait à b l'avenir: du gouverneur, qui serait désormais nommé

our trois ans ; du supérieur des Jésuites, ou de ‘évêque lorsqu'il y en aurait un; du dernier gouver. neur sorti de charge; enfin de deux habitants élus, tous h les trois ans, par le conseil des syndics de Québec, de | Montréal et des Trois-Rivières.

67. Qui succéda à M. de Montmagny P—Ce ‘fut M. d’Ailleboust, en 1648.

La cour ayant jugé à propos de ne plus laisser les gouverneurs en place plus de trois ans, le chevalier de Montmagny reçut l’ordre de remettre son gouvernement à M. d’Ailleboust. Le nouveau gouverneur était un homme de bien, qui connaissait parfäitement les besoins du pays; mais le peu de secours qu'il reçut de France, ne lui permit pas de réprimer l’audace des Iroquois.

68. Quel fut le sort de la nation huronne ?— } Les Iroquois envahirent subitement le pays des Hurons, au printemps de 1649, et mirent à feu et à sang toutes leurs bourgades, les unes après les autres.

La paix de 1645 ne fut pas de longue durée. Dès l'année suivante, les Agniers, ayant tué le P. Jogues

et son compagnon Lalande, se liguèrent avec d’autres cantons pour recommencer la guerre. Les Hurons ne

particulier

er conseil nt de 1647

le nombre &

au règlement

omposerait à h

mais nommé uites, ou de nier gouvernts élus, tous le Québec, de

nagny ?—Ce

lus laisser les s, le chevalier e son gouver-

gouverneur |

parfaitement

secours qu'il à imer l'audace }

huronne ?— ont le pays D, et mirent rgades, les

s durée. Dès s le P. Jogues avec d’autres es Hurons n6

/ ae, Fan NERR cf 8 TLahr

se tinrent pas assez sur leurs gardes, quoique déjà ces implacables ennemis leur eussent surpris et défait deux grands partis de chasse. Dans l'été de 1648, les Iroquois fondirent à l’imnroviste sur la mission de: Saint-Joseph, au moment où presque tous les hommes: capables de porter les armes étaient sortis; près de 700 personnes, femmes et enfants pour la plupart, furent massacrées avec le P. Daniel, qui mourut héroïquement au milieu deses ouailles. Au printemps de 1649, ils surprirent la grande bourgade de Saint-Ignace. et 400 personnes y périrent. La bourgade de Saint-- Louis soutint bravement jusqu’à deux assauts; mais l'ennemi réussit enfin à faire une brèche à la palissade; ce ne fut plus alors qu’une boucherie. Les PP. Gabriel Lalemant et de Brebeuf y furent faits prisonniers, et moururent au milieu des tourments les plus horribles.. En moins de huit jours, tout le pays fut dévasté. Ceux qui étaient restés à Sainte-Marie, furent bientôt en proie à la famine, et se virent contraints de se réfugier dans une ile. Enfin, la bourgade de Saint-Jean, qui crmptait à elle seule plus de 600 familles, eut bientôt le sort des autres. À la nouvelle que 300 Iroquois étaient en campagne, tous ceux qui étaient en état de porter le-armes, ne consultant que leur courage, se mirent êh devoir d'aller à leur rencontre. L’ennemi, instruit de cette imprudente démarche, passa par des chemins détournés, et arriva inattendu à la bourgade. Tout fut mis à feu et à sang. Le P. Garnier partagea

+ le sort de ses néophytes, et mourut glorieusement | dans l'exercice de son ministère. Parmi les Hurons

qui échappèrent au désastre général, les üns se réfugièrent ché les nations de l’ouest, ou se donnèrent aux vainqueurs ; les autres descendirent à Québec.

Page 1