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—Par le eomte de Frontenac, qui devint
ainsi gouverneur du Canada, pour le seconde fois, = 1680. |
Québe. acouoiltit le comte de Frontenac aves les démonstrations de la plus vive joie. Après les désastres
qu'on venait d’éprouver, la présence de cet homme de ..
tête et de résolution relevait les courages abattus. On devait lutter à la fois contre les Cinq-Cantons et les colonies anglaises, qui comptaient déjà 200,000 babitants, tandis que la population du Canada n'était à peu près que de 12,000 âmes. L’habileté et les talents militaires de Frontenac allaient soutenir aves éclat une lutte aussi inégale. |
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1121. Par quel plan audacieux chercha:t-on & conquérir la Nouvelle- York P—Les Anglais étaient les instigateurs des courses dévastatrices des Iroquois. M. de Callières, gouver. neur de Montréal, jugeant que le seul moyen de forcer ces barbares à la paix était d’abattre la puissance des colonies anglaises, conçut le
rojet de faire la conquête de ia Nouvelle- York. Son plan fut agréé à la cour, et l’exé cution en fut confiée au comte de Fronterac Deux vaisseaux de ligne devaient aller bloquer le port de New-York, pendant que M. de Frontenac, à la tête des troupes de la colonie, se rendrait à cette ville, oar le lac Champlain et FHudson. Le défaut ue coopération entre les troupes de mer et celles de terre, fit échouer l'entreprise. |
112. Quels j'urent les succès remportés contre les Anglais, en 1689 ?—Pendant que d’Iberville ruinait le commerce des Anglais à la baie d'Hudson, en s’emparant de leurs vaisseaux, les Abénaquis, alliés de la France, levaient la hache de guerre du côté de l’Acadie. Ces sauvages, victimes d’une lâche trahison, et de plus souffrant des envahissements des Anglais, attaquèrent leurs ennemis avec fureur, détruisirent quinze de leurs forts, dans le voisinage de Kéuébec, tuèrent 200 personnes, et se retirèrent chargés de butin.
113 Que fit le comte de Frontenac pour r æver l'honneur des armes françaises en Amérique ! - El form: trois partis de guerre caimroses de
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soldats, de colons et de sauvages, et les lança contre les colonies auglaises dans trois directions différentes. Ces expéditions furent couronnées du plus heureux succès. La hardiesse de leur marche et la vigueur de leurs coups portèrent la terreur dans toute la Nouvelle- Angleterre, rétablirent le prestige des armes françaises, tombées en discrédit sous M. de Denonville, et fixèrent en notre faveur les dispositions chancelantes des sauvages alliés de l’ouest.
Le première expédition, destinée à opérer du côté d'Albany, était commandée par d’Aillebout de Mantet, et de Sainte-Hélène. Elle se composait de 200 guerriers, y compris les sauvages. D’Iberville, était un des sous-chefs. Ces braves partirent de Montréal, au commencement de février 1690. Ils avaient devant eux cent lieues à parcourir sur les neiges, à travers des forêts profondes, et sans eutre abri que le ciel : ils firent gaiment ce pénible voyage. Les Canadiens voulaient marcher droit à l’attaque d’Albany, capitale de la Nouvelle-York ; mais les Français et les Sauvages, effrayés d’une entreprise aussi audacieuse, refusèrent; on se rabattit sur Corlar (maintenant Schenectady;. Attaqués au milieu de la nuit, sans se douter de le présence de l'ennemi, les habitants de ce bourg ne firent guère ée résistance. Soixante personnes périrent dens la première chaleur du combat ; on accorda la vie à un égal nombre de Pennees: le reste de la population se sauva dans la direction d'Albany, où ils portèrent la consternation et la terreur. Après os terrible exploit, les Français se retirèrent chargés de butins.
Le second parti, composé de 52 hommes, laissa les lrois-Rivières à la fin de janvier, sous les ordres au vaillant Hertel, et alla fondre eur le village fortifié de Salmon-Falls, dans le New-Hamjshire. Malgré le cou-
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car de ses défenseurs, ce bourg ne put résister; il fu vinporté d'assaut, et livré aux flammes. Cependaut, 200 anglais, venus d’un bourg voisin, se présentèrent pour attaquer les vainqueurs. Hertel et ses compagnons se ge 1 contre eux, s’ouvrirent un passage l'épée à la mein, et cpérèrent heureusement leur retraite, emmenant avec eux un bon ombre de prisonniers. |
La troisième expédition, composée de 50 français, patit de Québec fle 28 janvier, 1690), sous le commaudement de M. de Portneuf, et se dirigea contra Casco, à l'embouchure du Kénébec. Ce bourg, défendu par uns centaine d'hommes et huit canons, essaya en vain de résister ; il perdit d’abord la moitié de ses défenseurs dans une embuscade tendue per deux français et quatre sauvages ; ensuite la tranchée fut ouverte contre le fort principai qui protégeait le bourg, et poussée avec activité. Pour éviter l'assaut, les anglais livrèrent la place, en se constituant prisonniers de guerre.
11%. Quelle fut la réaction des colonies anylaises contre le Canada, après les désastres qu’ils venaient de subir P—Les colonies anglaises résolurent d’anéentir la puissance française en Amérique, par la conquêle de la Nouvelle- France. Elles fireat les plus grands efforts pour essayer de réaliser ce projet.
Les erreurs et les alarmes, que :es trois expéditions françaises venaient de causer ans la Nouvelle-Angleterre, firent dtentôt piece à l'indignation et au désir de la vengeance. nfiants dens leurs richesses et leur supériorité numérique, les Anglais ne résolurent rien moins que de chasser les Français de l'Amérique du Nord. ? Leur plen était de s'emparer d'abord de Acadie; puis, de tomber sur le Canada, et d’étouffer la puissance française sous les murs ue Québec.
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..s Comment l'Acadie tomba-t-elle au pouvoir des Anglais ? —Une flotte anglaise fut dirigée contre Port-Royal. Cette ville, hors d'état de se défendre, se rendit à l’ennemi, en vertu d’une capitulation honorable, qui malheureusement ne fut point observée. La chute de Port-Royal fit tomber toute l’Acadie au pouvoir des Anglais.
Le chevalier Phipps reçut le commandement d’une flotte de 7 vaisseaux, montés par 00 hommes, avec l’ordre d’aller prendre Port-Royal, capitale de l’Acadie. Cette ville n'avait que 72 soldats, et ses fortifications tombaient en ruines. Aussi le gouverneur, M. de Mannevalle, ne songea qu’à obtenir une capitulation honorable de l’amiral anglais, qui promit tout et n’observa rien. La ville et le pays furent pillés et ravagés. Après ses faciles sucoès, Phipps s’en retourna chargé de dépouilles. -
116. Racontez le siége de Québec par Phipps, en 1690 ?—Après la conquête de l’Acadie, Phipps remonta le fleuve Saint-Laurent avec une nombreuse flotte, et vint mettre le siége devant Québec, le 16 octobre 1690. Il débarqua la plus grande partie de ses troupes sur ‘e rivage de la Canardière, pour opérer du côté de la rivière Saint-Charles, pendant que ses vaisseaux bombarderaient la ville. Après sept jours de siége et des efforts infructueux, Phipps, battu sur tous les points, fit rembarquer ses troupes, et regagna Boston. Îl avait perdu inutilement près de 600 hommes autour de Québec.
Les Anglo‘s n'étaient pas satisfaits de la conquêtde l’Acadie ; ils voulaient encore chasser les Français
du Canada. Deux armées furent levées pour une double invasion : l’une, forte de 3,000 hommes, et commandée par le général Winthrop, devait marcher contre Montréal par le lac Champlain; l’autre, embarquée sur des vaisseaux, fut envoyée contre Québec, sous le commandement de Phipps.
L'armée de Winthrop n'’alla pas plus loin que le lac Georges. La division des chefs et le fléau de la petite vérole suflirent pour la débander. Phipps put remonter le fleuve, et, le 16 octobre, il atteignit Québec avec 35 vaisseaux et 2,000 hommes de débarquement. Une chaloupe, sous pavillon blanc, se détacha de la : flotte; elle portait un officier qui vint sommer la ville de 86 rendre dans le délai d’une heure, M. de Frontenac renvoya l'officier anglais, avec ces mots célèbres: “ Allez dire à votre maitre que je vais lui répondre par la bouche de mes canons.” Presque immédiate ment, les batteries de la basse-ville ouvrirent leur feu. Le premier coup de canon abattit le pavillon de l’amiral, que les Canadiens allèrent chercher à la nage, sous une pluie de balles, et apportèrent en triomphe. La flotte anglaise commença le bombardement ; malgré une canonnade très-vive, elle ne produisit aucun effet, et dut se replier vers l'Ile d'Orléans, après avoir beaucoup souffert. Pendant que l'artillerie ennemi couvrait la ville de ses feux, 1,500 hommes, débarqués sur le rivage de la Canardière, devaient faire les approches de la place, du côté de la rivière Saint-Charles. A deux reprises différentes, ces troupes s’ébranlèrent en ordre de bataille ; chaque fois, elles furent arrêtées par une poignée de Canadiens, combattant sans ordre à la manière des Sauvages, volti-
eant de rochers en rochers, à travers les marais et es brouissailles, et faisant un feu continuel sur les rangs serrés des Anglais, qui tiraient au hasard contre des ennemis invisibles ou insaisissables Dans la nuit du 21 au 22 octobre, l'ennemi se rembarqua, abandonnant sur le rivage ses munitions et son canon Le 23. Phipps leva l’ancre, et fit voile vers Bostsn Québec était sauvé, et le Canada, avec «::-
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