‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 39 · CELL · texte numérisé non relu

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Canada le marquis de Tracy, avec le titre de vice-roi, afin d’y rétablir l’ordre, et aussi de réduire les Iroquois. En même temps, ilnomma un nouveau gouverneur, M. de Courcelles, et choisit M. Talon pour être intendant. g

M. de Tracy arriva à Québec, au mois de juin 1665. Il débarqua au milieu des acclamations de la population, qui l’accompagna jusqu'à la cathédrale, où l'évêque vint le recevoir à la tête de son clergé. Les Sauvages accoururent de toutes parts, pour faire leurs barangues de bienvenue au vice-roi, qui, par le faste de son équipage, donnait à ces barbares une haute idée de la puissance de la France. M. de Tracy les. reçut avec bonté, admira beaucoup leur éloquence, et leur promit d’humilier leurs ennemis, les Iroquois,

La cause des troubles qui avaient agité la colonie, n'existait plus; M. de Mésy venait de mourir, repentant et réconcilié avec l’église. f{1 restait au viceroi la tâche plus difficile de réduire les Iroquois. L'arrivée du nouveau gouverneur, M. de Courcellos, de l’intendant Talon et de vingt-quatre compagnies. du régiment de Carignen, allait lui permettre d’ace complir cette seconde partie de sa mission.

88. Que fit M. de Tracy, pour protéger la colonie contre les invasions des Iroquois ?—II fit élever trois forts sur la rivière Richelieu, qui offrait à ces barbares la route la plus facile pour envahir la colonie.

Le premier de ces forts fut élevé sur les ruines de: l'ancien fort de Richelieu, et prit le nom de Sorel; le second, appelé Chambly, fut construit au pied des. rapides de ce nom; le troisième, qu’on nomma Sainte- Thérèse, fut bâti trois lieues plus haut. Ces forts avaient le double avantage de fermer aux Iroquois la route du Canada, et de créer de nouveaux centres de. colomisation.

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89. Racontez l'expédition de M. de Træy contre les Iroquois ?—M. de Tracy se mit à la tête de six cents soldats de Carignan, d’un égal nombre de Canadiens et d’une centaine de Sauvages, et allaatt aquer les Agniers dans leur propre pays. Les ennemis prirent la fuite à son approche, et ne lui laissèrent que leurs bourgades à brûler, et leur récolte de maïs à détruire. Mais ces désastres, qui amenèrent une famine cruelle, affaiblirent plus ces barbares que ne l’eut fait la perte d’une grande Le et servirent à assurer une paix durable.

Intimidés par l'érection des trois forts sur la rivière Richelieu, les Iroquois demandaient la paix, à l’exception des Agniers et des Onneyouts, qui cherchaient à

mettre des entraves à tout accommodement. C’est ce qui motiva l'expédition de M. de Tracy contre ces barbares. Cette expédition assura dix-huit années de paix à la colonie. La mission du vice-roi était heureusement accomplie; il repassa en France l’année suivante (1667).

90. Quels sont les faits les plus remarquables du reste de l’administration de M. de Courcelles ? —Quatre faits principaux eurent lieu sous M.

de Courcelles, après le départ de M. de Tracy: les progrès de la colonie, sous l’habile direction de l’intendant Talon; la fondation du petit séminaire de Québec; le développement des missions, et la conversion des Iroquois; le commencement des grandes découvertes dans les pays de l’ouëst. 1

9 O1. Que fit l’intendant Talon pour la coconie ? —1l s’efforça d'accroître sa population par

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l'immigration française, et de développer ses ressources par la colonisation, l’industrie et le commerce.

Talon administra le Canada de 1665 à 1672. Il est le plus remarquable des intendants qu’ait eus la Nouvelle-France. - Son activité et son esprit organisateur transformèrent le Canada dans l’espace de quelques années. Il accéléra le mouvement d’immigration française à tel point, que la colonie, qui n’avait que 3000 âmes en 1665, en comptait plus de 6000 en 1668. 11 fortifia les centres de colonisation déjà formés, eten créa de nouveaux sur les bords de la rivière Lichelieu. Il favorisa l’industrie, la culture du chanvre et du lin, et fit explorer les mines du pays, pendant qu’il travaillait à établir des relations commerciales avec les Antilles, et que de hardis voyageurs aliaient par ses ordres commencer la série des grandes découvertes, du côté de l’ouest.

92. À quel régime la propriété était-elle soumise en Canada P—Dès l’origine de la colonie, la propriété fut soumise au régime féodal où seigneurial. Ce système, qui dura jusqu’en 1854, créait au sein de la population deux grandes classes de personnes, les seigneurs

et les vasseaux, liés ensembles par des obli-

gations réciproques. Le roi accordait de grandes étendues de terre appelées seigneurtes, à ceux qu’il voulait récompenser, et qui par là devenaient seigneurs. Ces seigneuries étaient partagées en fermes de 90 arpents, qu’on accordait aix colons, moyennant certaines redevances. ? Dans leurs rapports avec leurs seigneurs, les colons preneiant le nom de vassaux Où de censitaires, |

93.. Que devint le régiment de Carignan ?— La plus grande partie des soldats et des off. ciers de ce régiment, qui comptait à peu près 1500 hommes, obtinrent leur congé, à condition de se fixer au Canada. Des concessions seigneuriales furent accordées aux officiers, et l’on créa à cet effet douze seigneuries autour des forts de la rivière Richelieu.

94%. Quelles furent les conséquences religieuses de la paix de 1666 ?— La paix de 1666, qui fut si favorable aux progrès de la colonie, fut aussi féconde en résultats religieux. Elle

rmit aux missionnaires d'exercer librement eur zèle, et d'étendre de tous côtés le champ de leurs travaux apostoliques. On vit bientôt de grandes et florissantes missions sur les bords des grands lacs, où affluaient les nombreuses tribus de la famille algonquine refoulées vers le nord et vers l’ouest, par les guerres précédentes. Cinq missions furent fondées dans le pays des Iroquois, et’ commencèrent la conversion de ce peuple. |

Le voisinage des Hollandais fut funeste aux mis sions iroquoises, parce qu’ils vendaient. des boissons enivrantes aux Sauvages. Aussi, en 1669, plusieurs familles iroquoises, effrayées de l’ivrognerie et de la corruption qui dévoraient leur pays, s’éxilèrent volontairement, et vinrent s'établir vis-à-vis de Montréal, à la Prairie de la Magdeleine, avant de se fixer défini tivement au saut Saint-Louis. D’autres familles sui virent leur exemple, trainant toutes après elles le: nombreux captifs faës dans les guerres précédentes Elles formèrent bientôt une bourgade populeuse, qu compta jusqu'à vingt-deux nations différentes, et qu

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vivait en paix sous l'autorité de deux chefs, l'un

réposé à la guerre, l’autre chargé de ‘eiii-r aux intérêts de l’ordre et de la morale. Ces Iroquois du Saut, de même que les Hurons établis près de Québec, devinrent l’admiration de toute la Nouvelle-France, par la vivacité de leur foi et l’héroïsme de leurs vertus.

95. Par qui fut fondé le séminaire de Québec P — Le petit séminaire de Québec fut fondé par Mgr. de Laval, en 1668.

En 1663, Mgr. de Laval avait érigé un grand séminaire pour les étudiants en théologie. Oinq ans plus tarii, le 9 octebre 1668, eut lieu l’ouverture solennelle d'un petit séminaire, destiné à répandre l'éducation classique, et à conduire jusqu’en théologie les enfants jugés propres à l'état ecclésiastique. De plus, Mgr. de Laval établit à Saint-Joachim un pensionnat, où les enfants de la campagne étaient formés à l’agriculture, ou apprenaient des métiers.

96. Comment l’intendant Talon prit-sl possession, au nom de la France, des paye de l'ouest ?— Il se servit d’un célèbre voyageur, du nom de Nicol:s Perrot, qui visita les tribus Sauvages du nord et de l’ouest, et réussit à réunir, au saut Sainte-Marie, les députés de quatorze nations différentes (1671). Le P. Allouez fit un discours en algonquin; on planta une croix avec les armes de France, et tous les

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protectiL. du Grand Ononthie, c'est-à-dire, du roi des Français. B

L'année su >ante (1672), M. de Courcelles et l’intendant ‘l'alon :epessèrent en France, pour ne plus revenir au Lanwiia, De Courcelles était un officier plein d'activité, de mérite et d expérience, Sa prudenee

et sa fermeté affermirent la paix de 1666. Il est peutêtre le gouverneur qui sut prendre le plus d'ascendant sur l'esprit indiscipliné des sauvages.

. ST. Qui succéda à M. de Courcelles ?—Ce fui le comte de Frontenac, lieutenant-général des armées du roi.

Le comte de Frontenac gouverna d’abord le Canada de 1672 à 1682, et ensuite de 1689 à 1698. C'était un homme d’une naissance illustre, de beaucoup d'esprit et de grandeur d'âme. Son courage et sa fermeté étaient à toute épreuve; mais il était filer, impérieux, susceptible de préventions, et capable de tout sacrifier | à ses haines personnelles. Sa première administration | est remplie de luttes et de querelles mesquines avec les autorités de la colonie.

98. Dans quel but fut élevé le fort Cataracouy ou Frontenac P—Ce fort fut bâti pour tenir les Iroquois en respect, et pour faciliter les communications entre le Canada et les pays de À l'ouest. 11 était situé sur l'emplacement actuel de la ville de Kingston.

Après la prise de possession des contrées de l’ouest,

M. de Courcelles avait résolu d’ériger un fort à l'entrée Ba

du lac Ontario. Son rappel en France (1672) ne lui permit pas de réaliser son projet. M. de Frontenac s’em- |

ressa de le mettre à exécution ; le nouveau fort reçut e nom de Frontenac. |

99. À qui revtent l'honneur de la découverte du Mississipi ?—Le Mississipi fut découvert par Jolliet et le Père Marquette, en 1678

Sur la recommendation de l'intendant Talon, un bourgeois de Québec, nommé Louis Jolliet, fut chargé par le comte de Frontenac, d'aller à la decouverte du Mississipi, ou des Grandes Eaux, dont on connaissait

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vagiement l'existence par les récits d'un intrépide voyageur, du nom de olet, qui avait pénétré fort avant dans l'ouest, dès 1639. Joilliet se rendit d'abord à Michillimakinac, où il s'’associa le Père Marquette. Les deux voyageurs se mirent en route le 17 mai 1673. Ils descendirent pee fond de la Grande baie des Puants (aujourd'hui Green Bay, baie Verie), remontèrent la rivière des Outagamis, prirent celle de Wisconsin, et, le 17 juin, atteignirent heureusement le Mississipi, auquel ils donnèrent le nom de rivière de la Conception. Ils suivirent le cours du grand fleuve jusqu'à l’Arkansas. Ils n'osèrent pas s'aventurer plus loin; la crainte de tomber entre les mains des ‘espagnols leur fit rebrousser chemin. Ils avaient fait plus de 350 lieues sur le Mississipi, et avaient acquis la certitude que ce fleuve se déchargeait dans le golfe du Mexique.

100. Qui compléta la découverte du Mississipi? —Ce fut un jeune français, du nom de Cavelier de la Salle, qui parvint à descendre le Mississipi jusqu’à son embouchure, en 1682, et donna le nom de Louisiane à l’immense pays arrosé par ce fleuve et par ses nombreux haffluents.

L Cavelier de la Salle était arrivé au Canada, en 1667, avec la noble ambition de s’illustrer par quelque grande découverte. C'était un homme ardent, intrépide, et d'une rt 4 qui défait tous les obstacles. Après voir à découvrir la rivière Ohio, il conçut le projet de poursuivre les découvertes de Jolliet, Il obtint, en 1677, la seigneurie et le fort Cataracouy, Stablit un poste à Niagara, lança sur les grands lacs les premiers vaisseaux à voiles qu’on y ait vus, bâtit le fort des Miamis et celui de Crèvecœur, sur les terres des Illinois. * Il parvint ainsi à relier le Canada au Mississipi par une chaine de postes fortifiés, destinés à avoriser le commerce qu'il faisait, à maintenir dans

l'alliance française les nations de Feumest, et à servir de base d’opeérations dans le voyage rdg allait entre prendre vers le golfe du Mexique. hostilités des ‘ Iroquois, excités par les Anglais, les revers, les décep.h tions, les obstacles de tout genre, rien ne put rebuter la Salle. Au mois de janvier 1602, ii se mit en route vers le Mississipi, avec une vingtaine de francais descendit le cours de ce flemve 66 aîteignit heure. sement son embouchure, le 9 avi de la même anne, Les herdis voyageurs chantèrent le Te Deum sur le rivage, au pied d’une croix de bois, décorée des ärmes de France, et la Salle prit solennellement possession des pays découverts, auxquels fl donna le nom (é Louisiene.

101. Pourquoi le comte de Frontenee frtil rappelé en France ?—Pour mettre fin aux dis cordes intestines et au malaise général, qu'il avait créés par k fougue de son esractère « ses abus d'autorité.

Le comte de Frontenac renonvela les scènes qu'ef avait déplorées sous M. de Mésy. Il se mit en guer ouverte avec toutes les autorités de la colonie : ave l’intendant, pour des divergenees d'opinions ei de questions de préséance au conseil ; avec les conseil} lers, dent il exia plusieurs; avec le gouverneur ( Montréal, M. Perrot, qu'f fit mettre aux arrêts, po rofus d’obéissance à ses ordres; avec Mgr. de Lavib au sujet du commerce de l’ean-de-vis evoc les si vagss. Leroi essaya inatilement d'adoueir par : avis cette nature fière et incapable de souplesse. eomte de Frontenac fut rappelé en Branee, en 165 et remplacé par M. de la Barre, vieilierd faible et i Pepe qui fit que compromottre les inéérôts de colenie. ‘*

102. Quel fut le résultat de l'expédition de : de l« Barre contre les Iroguois ?—Cette expéü

: Cr sl tion eut un résultat malheureux. Le gouver. à Le a 6 desMneur acceplä Sans combattre une paix humivers, les décep-Mliante, qui ne fit qu'augmenter l’insolence et ne put rebutr l'audace des Iraquois.

Po re TOUR A près s'être éclairé sur l’état des affaires de la colone, de he Snie, M. de la Barre reconnut qu’il fallait faire la eignit NEUTRE aux Cing-Cantons, pour les forcer à cesser a même Fi eurs hostilités contre les Illinois, alliés de la France. Te Deum sur ER ic ;] perdit du temps, se laissa amuser par des décorée des arrnes putations iroquoises, et la guerre, résolue en 1682, ne ent po fut commencée qu’en 1684. Le gouverneur s’avança ana le nom GE je Ontario avec 130 soldats, 700 miliciens pt 200 sauvages. Mais les délais, les lenteurs qui

end 1t-avaient caractérisé cette expédition, devaient tout aux dis ompromettre ; les vivres se gâtèrent, la famine éciata, “les maladies sévirent. Dans cette situation, M. de la général, qu'ib;;re crut devoir accepter une paix honteuse, par lan caractère euelie il abandonnait les IHineis à la vengeance des Jroquois, et L’ngageait à décamper dès le lendemain.

wo) 1103. Que fit le roi à ia nouvelle de la paix nlengne conclue avec Le iroquois P—II désavoua le traité, le colonie: a En même temps, il rappela M. de la Barre opinions e CM 1685), et le remplaça par le marquis de avec les Con ST onville, colonel d’un régiment de dragons,

Ets, = it distingué par sa bravoure.

> Mgr. de La Le marquis de Denonviile arriva au Canada, en

de avec les 51128)685, avec l'ordre de soutenir les. alliés de la France,

'edoueir par ‘et d'humikier les Iroqueis. Il comprit bientôt à le

* wüerté et à l’arrogance de 0e peuple, qu'il était impos-

Branee, en 165 sible de l'avoir pour ami, et qu'il fallait de toute né- Merd faible et icessité le soumettre, ou le tenir en respect par la ter. | es intérêts de reur des armes Bi De plus, les Cinq-Cantons avaient PR” . appui des Anglais, qui avaient fondé des colonies

on d porissintes sur les côtes orientales de l'Amérique du

tion de Nord, et qui cenvoitaient tous les pays situés au-des-

Cette exp sou des grands lacs et du fleuve Saint-Laurent, y

SE

compris l'Acadie. Le colonel Dongan, gouverneur de la Nouvelle-York, intriguait sans cesse auprès À d'eux, les soulevaient contre nous, leur fournissaient des armes, et les engageait à détruire notre commerce dans l’ouest Ainsi, avant de nous faire la guerre

par leurs armées, les Anglais tâchaient de nous écra- 5

ser, en décheinant contre nous les bandes iroquoises.

104. Quels furent les exploits des Canadiens et des Français, u la baie d’Hudson ?—Les An:lais s'étaient emparés de plusieurs postes rançais, à la baie d’Audson. M. de Denonviile à

résolut de les en chasser. Il y envoya 70 Car:a-

diens et 30 soldats, sous le commandement du

chevalier de Troie et de trois frères célèbres, d’Iberville, de Sainte-Hélène et de Maricourt. Cette petite troupe d'élite partit de Montréal vers la fin de l'hiver (1686), gagna la baie d'Hudson par l'Outaouais et le lac Abittibi, et atteignit heureusement les forts anglais, après une marche de deux cents lieues. Rien ne put résister à son courage. Les forts Monsipi et Rupert furent pris d'assaut; celui de Quitchitchouane n’osa faire de résistance; plusieurs navires de guerre furent capturés. C’est dans cette expédition que d’Iberville, avec deux canots d’écorce montés par neuf Canadiens, eut l’audace d’attaquer un vaisseau de 12 canons, et le bonheur de l’enlever à l’abordage. Ces brillants exploits valurent aux Français toute la partie méridionale de la baie d'Hudson. " |

D'Iberville, le héros de cette époque, était natif de Montréal. Il avait huit frères qui combattirent avec

gloire pour la patrie; mais il les éclipsa per ses hauts faits. L'expédition de 1686 à la baie d'Hudson est le commencement de sa brillante carrière, dans iaquelle

y gouverneur cesse auprès Ê fournissaient tre commerce ire la guerre de nous écraes iroquoises. =

intrépides marins que la France ait eus. Pendant | vingt ans, il combattit sur terre et sur mer, et fut toujours victorieux. Il fonda la Louisiane en 1701, et mourut en 1706, à la Havane, au milieu d'une expédition entreprise contre les Anglais.

105 De quel acte odieux le gouverneur se rendit-il coupable, avant de commencer la guerre > Denonviile SE contre les Iroquois ?—Il attira sous divers pré- )ya 70 Car:a- MM textes les principaux chefs de cette nation à ndement du B% Cataracouy, les fit saisir, enchainer, et enfin es célèbres, Si embarquer pour la France, où les galères les y Maricourt. attendaient. Cette perfidie ne fit qu'exaspérer de Montréal les Iroquois, et prépara de terribles vengeances.

ste Eee 106. Racontez l’expédition de M. de Denonville Hat après contre les Iroquuis P- Le marquis de Denonn Rien re ville se préparaît à la guerre depuis son arrivée orts Monsipi M © Canada. Il entra en campagne, en 1687, elui de Quit- MR 2€c 2,000 hommes, et alla débarquer sur les tance; plu- bords du lac Ontario, dans le pays des Tson-

trés. Cest MR nontouans. Huit cent Iroquois essayèrent D niile | en d'arrêter sa marche; ils furent culbutés, et neuf Cana- M 2e reparurent plus. Dès lors, les Français

a ds n’eurent qu'à ravager le pays et à brüler Si V’abor- des bourgades. La nation iroquoise, pro- Arr aux D fondément humiliée, aurait été forcée de se onale de la M "ésigner à la paix, siellen eût été sans cesse bis pa D excitée et secourue par les Anglais.

107. Pourguai le fort de Niagara fut-il bâti ? Au retour de son expedition contre les

s Canadiens , ÿ—Les Aneurs postes

, était natif de abattirent avec

il se montra un des plus braves officiers et des plus :

froquois, le marquis de Denonville alla avee son armée élever le fort de Niagara, dans le but de protéger le pays des Illinois, et de détruire de ce côté le commerce des Anglais.

188. Qu'est-ce qui empêcha la conclusion d’un traité avec les Iroquois ?— Les Iroquois étaient disposés à accepter la paix, à la condition que le fort Niagara serait rasé, et qu’on ferait reveuir de France les sauvages condamnés aux galères. Un chef huron de Michillimakinac fit manquer le traité prêt de se conclure; c'était Kondiaronk, surnommé le Rat, ie plus rusé, comme le plus brave et le plus éloquent de tous les sauvages. Son orgueil, vivement piqué de ce que les Français avaient négocié avec l'ennemi sans consulter leurs alliés, le fit recourir à un artifice infâme pour venger cet affront. Il tendit une ambuscade aux députés iroquois, en tua plusieurs, et fit les

‘autres prisonniers Quand ses captifs lui

eurent dit qu’ils étaient ambassadeurs, Kon:diaronk fit l’étonné, leur déclara qu'il n’en savait rien, et que c’était par ordre du marquis de Denonville qu’il était venu les attaquer. Puis il leur donna la liberté: «Allez, dit-il, je vous renvoie à vos amis. C’est Ononthio qui m'a poussé à commettre cette noire action; je ne m'en consolerai que lorsque vous en aurez tiré une juste vengeance.» C’est ainsi que le Rat put se vanter d’avoir tué la paix. Cette fouroerie et la politique des Angiais, qui souffla.ent la guerre, amenèrent laffreux massacre de Ja Chine.

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400. Racontez le massacre de la Chine P—Le & août 1689, 1400 Iroquois traversèrent inaperçus le lac Saint-Louis, et débarquèrent dans l'‘He de Montréal. À la faveur de la nuit, ils cernèrent le village de la Chine, plongé dans le sommeil. Leur effroyable cri de guerre fut le signal de l’attaque et du carnage. Tout fut mis à feu et à sang; en moins d’une heure, plus de 268 personnes avaient péri au milieu des tourments les plus affreux; puis, les barbares se répandirent dans l'îk etses environs, semant partout le meurtre et le pillage. Le gouverneur n6 sut trouver aucun moyen d'arrêter ce torrent dévastateur. Pendant deux mois, les Iroquois promenèrent dans la

| colonie le fer et la flamme, sans presque

trouver de résistance. Ils 8e retirèrent enfin,

emmenant deux cents prisonniers, qu’ils brè-

lèrent dans leurs "og LA11-

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