‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 18 sur 39 · Quel fut le plan de la France en repre · texte numérisé non relu

Quel fut le plan de la France en repre

nant A en Le les Anglais en Amérique P — Ce plan était de s'emparer de la forteresse de Pemquid, élevée sur les terres des Abénaquis, et de chasser les Anglais de Terreneuve et de la baie d'Hudson.

Pemquid, avec ses murailles de 22 pieds de hauteur et ses 18 pièces de canons, était une véritable forteresse, qui menaçait l’Acadie, retombée d'elle-même sous ses anciens maîtres, De plus, les Anglais s'étaient emparés de la plus belle partie de Terre-Neuve, et avaient plusieurs postes fortifiés dans la baie d'Hudson. D'Iberville fut chargé de leur enlever ces possessions importantes.

121. Que fit d’Iberville du côté de l'Acadie ? Arrivé à l’Acadia avac deux vaisseaux, d’Iberville apprenxque trois navires anglais croisent à l'entrée de 1ù rivière Saint-Jean. Il court aussitôt ler 3tt:yier. Il en prend un de 24 canons, sans perdre un seul homme, et presse rivement les deux autres, qui ne doivent leur | salut qu’à la fuite. Puis, renforçant sa troupe

de 200 Abénaquis, il vint mettre le siége devant Pemquid. Îæ colonel Chubb, qui y commandait, se défndit quelques jours et capitula. Le fort fu‘ rasé, et une partie de la garnison envoyée à Boston.

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hvrerait aux Anglais le Mississipi et le territoire 7 at grands lacs. C’est pour sauvegarder ces grands intérêts, qu'il rétablit le fort Cataracouy (en 1695), rasé À 4

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192, Quels furent les succès de d'Iberville à T'erreneuve ?— De l’Acadie, d’Iberviile se rendit à Terreneuve (1696). II unit à ses forces les soldats de M. de Brouillan, gouverneur français de Plaisance, et marcha contre les Anglais, culbutant et dissipant tout sur son passage.

Deux forts furent emportés d'emblée, et ls ville de Saint-Jean se rendit pour éviier lassaut. Pendant l'hiver, d’'Iberviile parcourut l'Ile à la tête de 125 canadiens, fiers de comnbattre sous ses ordres. Ces braves, n’ayant pose toute arme que le fusil et la hache de Jataille, tuèrent 200 personnes, firent 700 prisonniers, et portèrent partout la terreur du non français. Îl ne resta plus aux Anglais, dans Terreneuve, que Bonneviste et lile de Carbonnière.

j | f 193. Quels furent les exploits de d’Iberville LED « à la haie d'Hudson? — Dans l’été de 1697,

d'Iberville fut chargé de chasser les Angiais de la baie d'Hudson, où ils s'étaient emparés du fort Bourbon ou Nelson. Il arriva au port Nelson le k sepiembre, avec un seul vaisseau, les autres ayant été dispersés par les tempêtes et les glaces. Trois navires anglais vinrent! récuiument l’attaquer. L’un d'eux portait 52 canons et 250 combattants, tandis que d’Iber ville n'avait au plus que 50 hommes. + combat s'engageä avec fureur. Après trois heures d’une lutte acharnée, d’'Iberville saisit l’occasion d’en finir par un coup décisif.

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anglais, it fait pointer tout son canon à couter bas, va à sa rencontre, le range sous le vent, et lui envoie sa bordée. Le vaisseau ennemi ne fit que la longueur de sa quille et sombra; tout périt. Sur le champ, d’Iberville vire de bord, et tombe sur le premier des deux autres qui amena aussitôt son pavillon; le troisième prit la fuite. Quelques jours après, la prise du fort Nelson couronna ces brillants exploits, et fit passer toute la baie d'Hudson sous la domination de la France.

124. Qu'est-ce qui mit fin aux hostilités P— La paix de Ryswick, conclue en 1697. Ce traité laissa à la France toutes ses possessions en Amérique, y compris la baie d'Hudson.

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