‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 39 · Comment M. de Beauharnoïs chercha · texte numérisé non relu

Comment M. de Beauharnoïs chercha

arrêter les empiètements des Anglais ?- ) Anglais convoitaient les vallées de l’Ohio 4 pays indépendant des Iroquois. Ils aval

abli un comptoir à Chouaguen ou Oswégo, res du lac Ontario; ils le transformèrent udreutl P et q entôt en un poste fortifié. Pour neutraliser ireuil MOUTURE effets de ces empiètements, le poste franet l’habileté SR; de Niagara fut entouré de murailles, et ndu le Can Ge Bonuharcois fit élever le fort de Saint- Jour SUCCESS édéric, sur la pointe à la Chevelure, à la te du lac Champlain.

colonie de (TEE 445. Quand et par qui se fit la découverte des Ligneris cogontagnes Rocheuses ? — Les montagnes Ro- heuses furent découvertes, en 1783, par des grands kBauthier de Varennes, sieur de la Vérendrye. La Vérendrye forma une société commerciale, qui avait payer les dépenses de ses projets de découverte "an r les profits de la traite des pelleteries. Il commença

e M. de Lign + À xs voyages en 1731, et, après douze ans de fatigues atagamis, qu de traverses de tout genre, il pénétra jusqu'au pied avaient rec0es Montagnes Rocheuses. 1l avait découvert le haut brigandages, BMissouri, ainsi ge l'immense pays compris entre les entre le CandMontagnes Rocheuses et les lacs Supérieur et Wine

eur lança con?"t8:

pt ou huit cel 145. Racontez la prise de Louisbourg P—Le ment de M. Sort de Louisbourg recelait une foule de cor- > se rendit à Cires, qui ruinaient le commerce anglais. La : Huron, mit Mouvelle-Angleterre forma le projet de ruiner rent se présenl@elte place si importante pour les Français. ité dans les piBuatre mille miliciens, laboureurs et ouvriers, rent envoyés contre le Cap-Breton, sous le nr ommandement d’un marchand du nom de arnois © epperell, Malheureusement, Louisbourg ne os Anglais . —ouvait se defendre; sa garnison étaÿ en es de l'Ohio cine révolte, par suite des fraudes et des Lois. ÎlS AVES stices du commissaire-ordonnateur Bigot,

n les Anglais, de leur pays.

jui se rendit si tristement célèbre à Québee quelques années plus tard. La ville capituk après une faible résistance, le 17 juin 1745.

La prise de Louisbourg fit sensation en France. Ch résolut immédiatement de reprendre cette place forts qu'on appelait le « Dunkerque de l'Amérique». Cett mission fut confiée au duc d’Anville, qui fit voile ven l'Am'rique avec 41 vaisseaux et 3,000 hommes débarquement ; mais les tempêtes dispersèrent li flotte, et une maladie épidémique fit périr la plu grande partie des troupes. A la nouvelle de ct désastre, 600 Canadiens, venus en Acadie pour sou tenir l'expédition française, se retirèrent à Beaubassin, et y prirent leurs quartiers d'hiver. Le 11 février 1741 300 d'entre eux attaquèrent au Grand-Pré le colon Noble, qui avait 500 hommes, et remportèrent uns brillante victoire. La paix d’Aix-la-Chapelle, qui mi tin à la guerre de la succession d'Autriche, rendit à ki France, Louisbourg et le Cap-Breton (1748).

146. Par qui fut remplacé M. de Beauharnoïs| —1l fut remplacé en 1747, par le comte de ki Galissonnière, homme d’une haute distinctiouk et d’une rare capacité.

par inlerim ; il administra le Canada de 1747 à 1749, et se distingua autant par la hauteur de ses vues, qui par la sagesse de ses projets. C’est le gouverneur ls

plus instruit qu'ait eu la Nouvelle-France. 7e

147. Comment M. de la Galisonnière voulut rétnédier à la faiblesse de la Nouvelle-France ?—

re à Québee BR 11 pronosa au roi de construire une suite de ville capitull forts depuis le Saint-Laurent jusqu'à la Louijuin 1745. siane ; d'attirer les Acadiens sur le territoire en France. français; d'établir dix mille cultivateurs entre tte place for les grands lacs et le Mississipi, pour opposer ériquer. Cettune barrière aux envahissements des anglais qui Îit voile vende ce côté. En même temps, il réorganisa la 00 hommes dE milice, qu’il porta à 12,000 hommes, et envoya le pin un détachement de soldats, pour chasser les nouvelle de «anglais de la vallée de l'Ohio.

cadie pour soi:

nt à Beaubassin, L'immense bassin du Saint-Laurent et du Mississipi > 11 février 1741, emblait appartenir aux Français par droits de découd-Pré le colond érte. Aussi M. de la Galissonnière croyait que l’isthme mportèrent unt le l'Acadie et la chaine des Alléghanis étaient les hapelle, qui mi aies frontières de la Nouvelle-France, à l’est, et iche, rendit à \u'il fallait à tout pes empêcher les Anglais de (1748). étendre au-delà. Il ne parait pas douteux que si

! à France eut secondé efficacement les projets qu'il > Beauharnoïs! orma, elle se fut assurée la possession de presque le comte de lt pute l'Amérique du Nord. Le Canada fut laissé te distinctioii@"esque à ses seules ressources. Le gouverneur put jéanmoins faire construire ou augmenter les forts de Beauséjour et de Gaspareaux, sur l’isthme acadien ; remplacer M. dBelui de la Présentation, entre Montréal et le fort ‘a, en 1747, ave frontenac, et celui de Toronto ou Rouillé, sur le lac aix vaisseaux dDntario. Il relia ainsi Québec au Mississipi par une Aisseaux anglais haine de postes fortifiés. Pour protéger la vallée de 3 Jutte héroïque BS'Ohio, on bâtit au-dessous de Niagara, les forts de la prisonnier pen esqu'ile, de la rivière aux Bœufs, Machault, et, en ère le remplau 754, le fort Duquesne (æujourd'hui Piltsburg), au de 1747 à 1749 Bbonfluent de l’Alléghani et de Monongahéla, qui par de ses vues, queeur réunion forment la Belle-Rivière ou Ohio.

| ET 448. Quand le marquis de la Jonquière vint-il Canada ?—M. de la Jonquière, qui avait

Na ecouvré sa liberté, vint au Canada en 1749,

our relever M. de la Galissonnière de ses

onctions. Il suivit en partie ks grands projets politiques de son Han et fut e marquis Duquesne

remplacé, en 1752, par de Menneville.

Ta même année que M. de la Jonquière vint an Canada, six cents familles anglaises se rendaient à la Nouvelle-Ecosse, et fondaient la ville d'Halifax. L'’ar. nvée d’une colonie aussi forte accéléra l'immigration des Acadiens, qui, pour fuir la domination étrangère, abandonnèrent leur patrie, ot se dirigèrent vers Québec et l'ile Saint-Jean.

149. Que fit Duruesne en Canada P—Ce gouverncur avait reçu pour instructions de suivre exactement le plar: de M. de la Galissonnière.

li fortifia les postes militaires, en forma de nouveaux, chercha à supprimer les abus dans l'administration, rétablit l’ordre et la disci- Bi pline dans l’armée, et fit tout ce qu’il put pour À mettre le Canada en état de soutenir la der- | nière lutte qui allait s'engager avec lAn- 5# gleterre. de.

Le marquis Duquesne gouverna le Canada de 1752 81755. Les principaux événements de son adminis

tration sont l’assassinat de Jumonviile, et l’éclatante | victoire que Villiers remporta sur les Angiais.

150. Racontez l’assassinat de Jumonville.— Mi Au mois @’avril 1754, M. de Contrecæur, commandant au fort Duquesne, apprit que le colonel Washington s’avançait dans FOhio avec deux compagnies de soldats. Il envoya M aussitôt le sieur de Jumonville avec une?

escorte de trente-quatre hommes, pour som:

| de #68 mer les Anglais de se retirer du territoire nds pro français. Dans la nuit du 27 au 28 mai, fut Jumonville fut cerné par les Anglais, attaqué Juquesne dès le matin, et tué avec neuf des siens, quoiqu’il portât un pavillon de parlementaire; le re vint an reste de sa troupe fut fait prisonnier. daient à le C'est ainsi que débuta Washington, le futur héros ifax. Lars MS de la guerre de l’indépendance. Après sa facile vicmmigration È toire, !l construisit sur la Monongahéla le fort Néces- 1 étrangère, | sité, et attendit de nouvelles troupes pour attaquer le vers Qué fort Duquesne.

p Ce gou- 151. Par quel éclatant fait d'armes fut vengée de suivre D la mort de Jumonville ?—M. de Contrecœur 0 ère. Me prit sur les Anglais une éclatante revanche. issonnt à à Îl'envoya contre eux le sieur Villiers, frère de ei ay LL Jumonville, avec 600 Canadiens et 100 Sauat disci- We vages. Le 3 juillet, ce brave officier attaqua ; à cour le fort Nécessité, défendu par 500 hommes et pe For. M9 pièces de canon ; le seul feu de la mouseo E An- aueterie française fit taire l'artillerie ennemie,

Dei, après dix heures de combat, le fort se M décida à capituler pour éviter lassaut.

L'assassinat de Jumonville (1754) et la victoire de t l'éclatante Villiers, son frère, furent le commencement de cette ARE Aterrible guerre de sept ans, qui devait se terminer par glais. la conquête angiaise, mais que les Canadiens souumonville.— 1 linrcut avec un courage et un héroïsme dignes d'un

nada de 1752 , son adminis =

prit que “#5 152. Quel déait l’état des forces de la Nouvelledans V'Ohio 2 lrance et des colonies anglaises, au commence- IL envOYè ment de la guerre de sept ans?—En 1754, la avec Ut Nouvelle-France était protégée par une chaine

, pour S0D' Se postes militaires, qui pouvaient offrir les

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