‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 25 sur 39 · LE · texte numérisé non relu

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plus grands avantages dans la guerre défensive ; mais elle manquait de soldats pour les défendre ; sa population ne dépassait pas 65,000 âmes ; et sa milice, qui pouvait à peine atteindre le chiffre de 14,000 hommes, n'était soutenue que de 1,200 soldats français, tandis que les colonies anglaises, ayant une population de 1,200,000 âmes, pouvaient mettre facilement sur pied autant de soldats que le Canada comptait d'habitants.

L'activité et l'énergie de quelques gouverneurs de

français, avaien*’ pu, avec de minces ressr1ces, for. tifier la Nouvelle-France contre une guerre ü iuvasion Une ligne non-interrompue de postes militaires cou- à rait de l’est à l’ouest; elle partait de l’isthme acadien, P: pue par Québec et Montréal, suivait le fleuve, 4 ongeait les grands lacs et allait aboutir sur les bords R du Mississipi. De cette gra: de ligne s’en détachaient #

deux autres, tirant vers le sud : l’une appuyée sur le Me lac Erié, suivant la rivière aux Bœufs, et finissant Lei

au fort Duquesne, sur l'Ohio; l’autre, courant le long de la rivière Richelieu, depuis le fleuve Saint-Laurent 15% jusqu’au lac Georges, ou Saint-Sacrement. Le Canada, PS qui comptait 25,000 habitants en 1721, et 50,000 en 1

1744, avait, en 1754, environ 65,000 âmes, pouvant 9 fournir au plus 14,000 miliciens:. Dans tout le cours 59 de la guerre, la France n’envoya pas 5,000 soldats. DS

Ainsi, c'est avec une petite armée, dont le chiffre |

n'atteignit jamais 21,000 combattants, qu'on allait à

lutter, pendant sept années, contre des ennemis vingt

fois plus nombreux, qui pouvaient lever facilement M 60,000 hommes de milice, et qui de plus devaient Ps

recevoir d'Angleterre 30,000 hommes de honnes troupes.

153. Que fit le roi de France à la suite … P Î l'assassinat de Jumonville?--Le roi de France,

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jugeant que la paix allait devenir impossible en Amérique, se décida à y faire passer des secours. Au mois d'avril 1755, six bataillons de vieilles troupes formant 3,000 hommes, furent envoyés en Canada, sous le commandement de Dieskau, maréchal de camp. En même temps, le marquis de Vaudreuil fut nomine gouver.

neur, pour remplacer Duquesne.

Une partie de l’escadre qui amenait des troupes en Canada, rencontra, à l’entrée du golfe Saint-Laurent, l'amiral anglais Boscawen, avec 11 vaisseaux de ligne. Dans le combat qui suivit, deux vaisseaux français furent obligés de se rendre, avec huit com. pagnies de soldats qu'ils portaient.

Le marquis de Vaudreuil était fils de M. de Vaudreui}, successeur de M. de Callières, Il gouverna la Nouveile-France de 1755 à 1760, et fut ainsi le dernier des gouverneurs français au Canada

154. Quel fut le plan de campagne adopté par les Anglais, en 1755 ?—Leur plan de campagne fut d’envahir le Canada par quatre endroits différents, et d'attaquer à la fois le fort Duquesne, dans l'Ohio ; Niagara, au pied du lac Érié ; Saint-Frédérie, sur le lac Champlain ; Beauséjour et Gasparaux, du côté de l’Acadie.

155. Que firent les Anglais du côté de l’Acadie ?—Le lieutenant - colonel Monckton alla assiéger, avec 2,000 hommes, les foris de Gagparaux et de Beauséjour. pl s’en rendit

A} maître sans peine, parce que le premier de

ces forts n’était défendu que par 19 soldats et que le second avait pour commandant un officier inepte, du nom de Vergor. C'est uyrèg

ces faciles succès que les Anglais expulsèrent de la manière la plus barbare les Acadiens de leur Pays.

© 1456. Racontez la dispersion violente des Acadiens.— Les Anglais résolurent de chasser de lPAcadie toute la population française. Les malheureux Acadiens furent attirés dans un piége à Grand-Pré, cernés et arrêtés par l’armée anglaise. Puis on fit de leur pays un véritable désert, en promenant partout le fer et la flamme. Par un rafinement de cruauté, on sépara les femmes de leurs maris, et les enfants de leurs parents, avant de les embarquer pour lexil. Plus de 7,000 personnes de : | tout sexe et de tout âge furent ainsi jstées pêle-mêle sur des navires, et déportées dans les colonies anglaises, où on les dispersa depuis Boston jusqu à la Caroline.

157. Racontez la bataille de la Monongahéla.— Le général Braddock, marcha avec 2,000 hommes contre le fort Duquesne. Le 9 juillet, il rencontra sur les bords de la Monongahéla

les troupes françaises, commandées par M. de

Beaujeu, et composées de 220 canadiens et de 650 sauvages. Après un combat furieux de | quatre heures, les Anglais commencèrent à À plier, et leur retraite se changea bientôt en uxe Gérante complete. M. de Beaujeu périt daus l’action, Braddock fut blessé mortelle-

ment, et plus de la moitié des troupes an- ls

“'aises restereut sur le champ de bataille. Ms Une « fille victoire ne toûia aux Francais M

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que la perte de trois officiers et de vingt-cinq soldats.

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