‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 27 sur 39 · Quels furent les secours reçus de France · texte numérisé non relu

Quels furent les secours reçus de France

} #2 1756 — Le roi envoya au Canada quelques | secours en hommes et en argent. Deux ba.

laïllons de ses meilleures troupes arrivèrent

Mia Quchec au mois de mai 1766, avec le mar-

quis de Moutcalm, qui venait remplacer le baron Dieskau.

Montc.m s'était distingué dans les guerres de l'Europe, où sa bravoure lui avait valu un avancement rapide. Entré au service militaire dès l’âge de treize ans, il était déjà capitaine à 17 ans, et coionel à trente-un ans. Sa passion pour le métier des armes s’unissait à l'amour de l'étude, et il avait acquis des connaissances fort étendues dans les lettres at dans les langues. Avec lui arrivèrent à Québec des officiers Au plus haut mérite : le chevalier de Lévis, qui fut depuis duc de ce nom et mar‘chal de France; de Bourlamaque, colonel d'infanterie; de Bougainville, qui devint plus tard une ües grandes illustrations maritimes.

160. Que se passa-t-il de remarquable en 1756? —-Ce fut la prise de Chouaguen ou Oswégo, dont les ouvrages comprenaient trois forts abondamment pourvus de soldats et de canons.

M. de Montcalm s’y porta avec 3,000 hommes, et s’en empara, le 16 août, après trois jours de siége. Les fortifications furent rasées, ei les Français 8e retirèrent chargés d’un immense butin, |

Cette année, le plan de campagne des Français fut de se tenir sur la défensive, d'affaiblir l'ennemi par | . les courses des partis de guerre, et de prendre Chouaguen. “u M. de Vaudreuil, qui tenait beaucoup & enlever le !

poste de Chouaguen, voulut l’isoler et lui couper ses 14 communications avec la Nouvelle-York, avant de l’attaquer. Pour cela, il tint tout l'hiver des partis M3

de guerre en campagne. Au mois de mars, M. de Léry prit et détruisit le fort Bull, entre Oswégo et Schenectady. S Quelques mois après, M. de Villier: dispersa sur le lac Ontario un convoi de 3 à 400 be- | eaux. Ce fut après ces succès que l'attaque d’'Osweso ! fut réso: 3. Pour masquer ce projet et tromper l'en:

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uvmi, Montcalm annonça à grand bruit sa marche sur Carillon, où il laissa de Lévis avec 3000 hommes, pour occuper de ce côté 8000 Anglais, commanilés par Laudoun; puis il revint secrètement à Montréa!, vola à Frontenac, où de Bourlamaque avait rasseirblé 3000 hommes, et, avec cette petite armée, alla tomber inopinément sur Chouaguen, défendu par 1800 guer. riers, sous les ordres du colonel Mercer, et soutenu en arrière par une colonne de 2000 hommes, commandés par le général Webb. L’audace et la bravoure des Canadiens, que commandait Rigaud de Vaudreuil, rendirent toute résistance inutile. Après trois jours de siége, l'ennemi capitula. 1600 prisonniers, 5 bâtiments de guerre et d'immenses approvisionnements tombèrent au pouvoir des Français.

Après cet éclatant succès, les bandes canadienne: et sauvages recommencèrent leurs courses dévastatrices, ravagèrent cruellement la Pensylvanie et la Virginie, et enlevèrent le fort de Grenville, à vingt lieues de Philadelphie.

161. Quels sont les faits remarquables de l’année 1757 ?—Deux faits importants eurent lieu, cette année : une tentative infructueuse des Angiais, pour s'emparer de Louisbourg, et la prise du fort William-Henry par Montcalm.

L'amiral Holbourne fut envoyé d'Angleterre contre Louisbourg, avec une flotte de 20 vaisseaux, portant 12,500 hommes. Mais trois escadres françaises, arrivées à temps au secours de la place, otèrent aux Anglais ou de l’attaquer. L’ennemi se retira sans rien aire,

162. Racontez la prise du fort William-Henry P Le poste fortifié, établi au fond du lac Saintvacrement, permettait aux Anglais de tomber mopinément sur Saint-Frédéric et sur Carillon,

On résolut de leur enlever une position aussi dungereuse pour nous. Montcalm s’y ports avec 7,000 hommes, et, après six jours de siege, le fort, malgré ses 3,000 défenseurs, se vit contraint de capituler Cette victoire ne coûta aux Français que la perte d’une soixantaine d'hommes.

La prise du fort Georges ou William-Henry avait été précédée d’une expédition audacieuse faite au cœur de l’hiver, Au mois de février, M. Rigau! de Vaudreuil s'était avancé, à la tête de 1,400 hommes, contre ce fort, dans le dessein de l’enlever par un coup de main. Trouvant les Anglais sur leurs gariles, il s'était contenté de détruire tout ce qu’il y avait au "hors de la place.

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