En quel état se trouvait la colonie, en
1758 ?—Le Canada souffrait à la fois de la guerre ei de la famine. Les mauvaises récoltes des deux années précédentes avaient causé une misère générale, qu'’augmentaient encore les malversations de l'intendant Bigot et de ses complices.
La guerre, en appelant sous les drapeaux presqu* tous ceux qui étaient en état de porter les armes, ne laissait à la culture des terres que les vieillards les femmes et les enfants. Aussi l’agriculture souffrait, et la disette, qui se faisait sentir depuis plusieurs années, se changea bientôt en famine, par suite des mauvaises récoltes. Les hivers de 1758 et de 1759 apportèrent les privations les plus pénibles. Le peuple fut réduit à deux onces de pain par jour, les viandes étaient d’une rareté et d’une cherté extrêmet ‘ On voyait des hommes tomber de faiblesse dans les rues de Québec; et 300 Acadiens réfugiés moururent de micère et de faim. Au milieu des souffrances du
peut, l'intendant Bigot menait joyeuse vie, et ne cherchait, avec ses nombreux amis, qu'à s'enrichir, en speculant sur le misère publique, ou en volant l'Etat.
Dévorés par la guerre et la famine, livrés à de vils spéculateurs, n’ayant presque rien à attendre de la France, parce que l'Angleterre était maitresse des mers, les Canadiens cependant ne désespéraient point de la lutte. Ils n'avaient pourtant pas 6,000 soldats à opposer à 50,000 Anglais, soutenus par un corps de reserve de 30,000 miliciens. Mais ils étaient décidés à combattre jusqu’à la mort, et à s’ensevelir, s’il le fallait, sous les ruines de la colonie.
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Henry avait 1se faite au . Rigau:t de 00 hommes, ever par un leurs gariles, il y avait au
164. Quel fut le plan de campagne des Anglais, en 1758?—Leur den fut d’envahir le Canada par trois points: Louisbourg, Carillon et le fort Duquesne. La campagne s’ouvrit par l'attaque de Louisbourg.
colonte, en
fois de la vaises r'é- 165. Racontez la prise de Louisbourg ? —tes ava'ent L'amiral anglais Boscawen fit voile vers cette
gmentaient
ville, avec 24 vaisseaux de ligne et une armée adaut Bigot
de 15,000 hommes, sous les ordres des généraux Amherst et Wolfe. Louisbourg avait une garnison de 7,000 soldats et miliciens.
La résistance fut vive et opiniâtre. Madame Drucourt, femme du gouverneur, donnait à tous l’exemple du courage et du dévouement, en allant chaque jour mettre elle-même le feu 8 trois pièces de canons. Mais les fortifications de la place étaient mauvaises et incomplètes. * Aussi, après six semaines de siége, le gouverneur, voyant les remparts démolis, l'artillerie hors de service, et Passant inmipueut, crut devoir capitaler. La chute de
aux presqu’ es armes, he jeillards. les re soufirait, is plusieurs | par suite des (fe 8 et de 1799
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, les viandes Ktrèmet On PA dans les rues Si oururent de à uffrances du
Louisbourg ouvrait aux Anglais le chemin de Québec, du côté de la mer.
166. Faites-nous le récit de la bataille de Carillon ?—Le général Abercromby, chargé d'opérer du côté du lac Champlain, marcha sur Carillon (Ticondéroga) avec une armée de 16,000 hommes. Montcalm, Lévis et Bourlamaque l’y attendaient avec un peu plus de 3,000 guerriers. Ce fut le 8 juillet que ce livra cette bataille mémorable, où s’accomplirent de part et d’autre des prodiges de valeur. Les Anglais formés en quatre colonnes d’attaque entremêlées de troupes légères, se portèrent contre les positions françaises avec un élan et un ordre admirables. On les laissa approcher jusqu’à quarante-cinq pas des retranchements ; les Français ouvrirent alors leur feu sur les colonnes de l'ennemi avec un effet si terrible qu’elles s’arrêtèrent court, fléchiren', tombèrent en désordre, et durent reculer pour se réformer un peu plus loin. Depuis une heure de l’après-midi jusqu’à sept heures du soir, les Anglais revinrent sept fois à la charge. Mais le feu des retranchements et des sorties vigoureuses faites par les Canadiens, les repoussèrent chaque fois avec de grandes pertes. Enfin Abercromby battit en retraite; il avait perdu environ 5,000 hommes, tar dis que la perte des Français ne s'éleva qu’à 377 tués et blessés.
167. Comment se termina la campagne de 1758 ?—Par la prise du fort Frontenac, et Poccupation du fort Duquesne.
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semin de Le fort Frontenac n'avait que 70 hommes, aux in ordres de M. de Noyan, lorsqu'il fut attaqué par 3000 Anglais, commandés par le colonel Bradstreet, naille de WU de Noyan capitula au bout de deux jours. La . chargé garnison du fort Duquesne se replia sur le fort ? h: Machault, à l'approche d’une armée de 6000 hommes, , Marcnü commandés par le colonel Forbes. Le fort abandonn‘ armée de fut occupé par les Anglais, et prit dès lors le nom de et Bour- Pittsburg. En somme, r'avantage de la campagne u plus de restait aux Anglais. Le Canada ne fut sauvé, cette et que ce année, que par la victoire de Carillon. | s'aCCOm- (68. Quel fut le plan de campagne des Anglais, LES en 1759 ?—Les Anglais résolurent, comme les tre colon-
M années précédentes, d'eavahir le Canada par D trois endroits différents ; mais, cette fois, leurs armées d’invasion, après avoir forcé les
s légères, françaises
s. On les | obstacles qu s’opposeraient à leur marche,
cinq Pas devaient aller se réunir sous les murs de Quéouvrirent bec, pour détruire ce dernier boulevard des l'ennemi Français.
'arrôtèrent
sordre, et MM Au printemps de 1759, les Anglais mirent 60,000 n peu plus 1 hommes sur pied, c’est-à-dire autant de soldats que s-midi jus- De le Cuauda compiait d'habitants. Ils formèrent trois
armées, qui allaient envahir la colonie par le centre et les deux extrémités. -Le général Wolfe devait se porter ne de Louisbourg sur Québec avec 20 vaisseaux de ligne, 11,000 hommes de débarquement et 18,000 marins; Amhserst, avec 12,000 hommes, reçut ordre de marcher sur Montréal par le lac Champlain; un troisième corvs de troupes, commandé par le général Prideaux, devait prendre Niagara, puis, descendant le fleuve, eller se réunir aux deux autres armées sous les murs de Québec. is H Pour résister à l’orage, qui allait fondre sur lui, le vanada n'avait que 5,300 soldats et 15,000 miliciens, - Loin de se décourager, les Canadiens redoublèrent de
s revinrenti des retran- | faites ar aaque OIS bercromby iron 5,000 rrançais ne
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