‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 39 · Qui succéda à Murray ? — Murray eu · texte numérisé non relu

Qui succéda à Murray ? — Murray eu

pour successeur le brigadier-général Carleton,

qui arriva à Québec, au mois de septembre

Carleton fut deux fois gouverneur du Canada : la pre mière fois, de 1766 à 1773; la seconde fois, sous le nom de lord Dorchester, depuis 1786 jusqu’à 1796. C'est le gouverneur anglais qui administra le plus longtemps notre pays.

189. Qu'est-ce qui força l'Angleterre à suivre les voies de la justice et de la modération en Canada ?—Ce furent les réclamations énergiques des Canadiens, et plus encore la révolution américaine, qui montra à l’Angjieterre la nécessité de s’attacher le Canada, au moment où ses colonies levaient l’étendard de la révolte.

Les décisions royales de 1763 et 1764 avaient jeté l'alarme dans la colonie, parce qu’elles supprimaient les lois françaises, effrayaient les consciences par le serment du (es{, ne favorisaient que l'élément protestant, et menaçaient le Canada des horreurs ds l'Irlande. Les Canadiens firent de vives mais respectueuses représentations. Ils envoyèrent à Londres des pétitions, dans lesquelles ils exposaien£ leurs griefs, et réclamaient les droits de citoyens anglais L'examen de leurs plaintes par deux ministres, York et Grey, et ensuik par trois jurisconsultes célèbres, Mariott, Thurlow, Wedderburne, donna lieu à des conclusions opposées, parce que l'un d'eux, Mariott, se laisse

s qui avaient \ Angleterre.

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| égarer par les ardeurs d’un fanatisme aveugle. Pen-

dant ce temps, le parti anglais du Canada ue restait

+ pas inactif, il s’agitait, intriguait, et demandait à L Londres la age et des Canadiens, de leurs lois,

de leurs usages et de leur religion. Combattu par les prières des Canadiens et les réclamations du fanatisme, par les exigences de la justice et les traditions d’une politique hostile au catholicisme, le gouverne- : ment britannique semblait n'’oser se prononcer; il temporisait, tout en paraissant pencher vers l’intolérance et la tyrannie. Mais des événements imprévus servirent admirablement notre cause, et l’on peut dire que le salut nous vint de ceux qui avaient été nos ennemis. Après la guerre européenne de Sept-Ans, l'Angleterre voulut combler le déficit de ses finances - par un impôt sur ses colonies d'Amérique. Elle adopta l'impôt du timbre, prélevé sur tous les actes qui devaient être exhibés devant les tribunaux (l’an 1765). Les colonies protestèrent et nièrent à la mère-patrie . le droit de les taxer sans leur consentement, ou sans qu’elles fussent représentées au parlement. L’impôt du timbre fut supprimé, mais pour être remplacé par d’autres. Cet expédient ne fit que souiever de nouvelles colères. L'indignation des colonies devint à son comble, et l'insurrection commença par l’émeule de

kBosion (en 1773). A la vue de la révolution améri-

Mcaine, l'Angleterre comprit qu’il fallait s'attacher les

Canadiens par une politique plus douce; elle se hâta d'adopter l’Acte de Québec (1774).

| 190. Faites-nous connaître les principales dis-

positions de l’acte de Québec P—Cette loi impé-

riale, passée en 1774, reculait les limites de la province de Québec, et les étendait d’un côté à la Nouvelle-York, à la Pensylvanie, à P'Ohio et à la rive gauche du Mississipi; de l'autre, au territoire de la compagnie de la paie d'Hudson. Elle assurait aux catholiques

le libre exercice de leur religion, les Aiepen sait du serment du test, et retablissait les lois civiles françaises ; enfin, elle créait un conseil législatif, composé de dix-sept membres moins, et de vingt-trois au plus, catholiquak ou protestants. Sur les vingt-trois membre nommés pour former ce conseil, un tiers fu choisi parmi les canadiens. |

L'acte de Québec mécontenta vivement les Anglaï du Canada, et constitua un nouveau ‘grief pour |4 colonies insurgées, parce qu'il respectait les droit des catholiques; mais il eut. le bon effet de rassure les Canadiens, en dissipant les craintes entretenua jusqu'alors, et de les attacher à l'Angleterre.

En dehors du pays, tout était en feu. Le sang avai coulé à Concord et à Lexington ,; toutes les coloniak anglaises étaient en armes contre leur mère-patrie Elles étaient dirigées par une assemblée de représer: tants, appelée Congrès, qu'elles avaient formé pou assurer l’unité d’action dans la grande lutte qui alla s'engager. Les Anglo-Américains invitèrent les Cane diens à s’unir à eux, pour secouer le joug anglaisd conquérir leur liberté. Mais leur appel fit peu d’eftet£ l'influence du clergé et de la noblesse maintint pres que toute la nation dans la neutralité. Alors le congrà

ésolut l'invasion du Canada.

191. Quel fut le plan d’invasion des colonin insurgées ? — Le congrès américain résolut di faire attaquer le Canada par deux armé d’invasion ; l’une, sous le commandement di colonel Arnold, devait se rendre de Boston il Québec, par le Kénébec et la rivière Chaudière, l'autre, commandée par le major Schuyler de, le brigadier Montgomery, avait ordre de suive c la route du lac Champlain, de prendre Id

= 109 — forts de la rivière Richelieu, de faire tomber Montreal et les Trois-Rivières, puis de s’unir

” les dis pen | |

à l’autre armée pour enlever Québec. Ce plan k | | | |

lissait les lois ait un Conseil d'invasion réussit assez bien; vers la fin de membres aSj'année 1775, les deux armées eméricaines , Catholique ESMétaient sous les murs de Québec, et commen. rois membre Eraient le siége de eette ville.

un tiers fu

DT Au mois de mai 1775, 300 hommes traversérent le lac Champlain, sous le commandement des colonels Allen et Arnold, et enlevèrent successivement les forts Carillon, Saint-Frédérick et Saint-Jean. Ces succès ébranlèrent la fidélité d’un bon nombre de Canadiens. Carleton proclama la loi martiale, appela milice sous les armes, et invoqua le secours des antons iroquois. Mais ses efforts produisirent peu l'effet : les Anglais du Canada favorisaient la cause x à le la révolution; les Iroqucis n'avaient rien à gagner, eur MérTe-PATE ER, jvant le hache de guerre; les Canadiens préféblée de repré EE, int demeurer spectateurs tranquilles de la lutte. | 4

ient formé Eee Après les succès obtenus au lac Champlain, le congrès HA |

de lutte TC: Vrdonna le double mouvement d’invasion sur Québec. ol itèrent “4 pu Les Américains s’emparèrent de l’Ile-aux-Noix, du joug ie ue Art Chambly, du fort Saint-Jean retombé au pouvoir el fit peu + es Anglais, et dirigèrent leurs colonnes sur Montréal. se maintin PR Carleton, qui s'était porté à cette dernière ville avec Alors le CON EER, fibles troupes, ne put arrêter l'ennemi; il se vit pntraint de se sauver en fugitif vers Québes, et faillit ar trois fois être pris dans sa fuite. Montréal et les rois-Rivières ouvrirent leurs portes à l'ennemi vainueur. Le Îer décembre, Montgomery, devenu général h chef, opère sa jonction avec les troupes d’Arnold, nues de Boston par le Kennébec et la rivière Chauère, et les deux armées vinrent mettre siége deant Québec * L'enceinte de cette vill “enfermait à eu pres le seui coin de terre qui reconnut encore la bprématie de l'Angleterre. Ainsi la eause anglaise Canada se trouvait dans un état presque désespéré.

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192. En quel état se trouvait lu ville de Québec? — Quebec, vec ses inurailles de trente pieds de haut, sa garnison de 1,900 hommes et sa forte artillerie, n’avait rien à craindre des Américains, dont le nombre ne s'élevait qu’à onze ou douze cents guerriers, et qui n'avaient que cinq ou six pièces de canon. Mais la population de la ville était partagée en deux camps, les uns tenant à la cause royale, les autres désirant le triomphe de la révolution, Carleton ordonna à tous ceux qui ne voudraient pas combattre, de sortir de la place ; les Canadiens prirent les armes; mais beaucoup d’Anglais £e retirèrent à l’île d'Orléans, à Charles bourg et ailleurs, pour y attendre le résultat de la lutte.

193. Racontez l'assaut du 81 décembre.— | Montgomery, voyant que le peu de soldats dont il disposait, et le manque d’artillerie ne Jui permettaient 1 de faire un siége régulier, : forma le projet d'enlever la ville par un coup de main. La nuit tempêtueuse du 30 au 31 . décembre l’engagea à tenter cette audacieuse entreprise. Il divisa ses troupes en quatre sorps: le colonel Livingston et le major Brown étaient chargés de faire une fausse attaque, le premier à la porte Saint-Jean, le second du côté de “la Citadelle : en même temps, Montgomery, à la tête du corm principal, devait s’avancer par le Foulon, enlever la bar. rière de Près-de-Ville, et entrer dans la place par la rue Champlain, pendant qu’Arnold,

. a: - 9 ‘ A Sd de Québec} parti de Saint-Roch, s’efforcerait de venir le ie pieds rejuindre à la côte Lamontagne, par le Palais

mmes el sa raindre des élevait qu'à ui n’avalent

et le Sault-au-Matelot. Ce plan eut très-pro-

bablement réussi, sans les révélations d’un

déserteur qui apprit tout à Carleton. Le mourement d'attaque commença à quatre heures du matin. Montgomery enleva facilement la

2 Re barrière de Près-de-Ville, dans la rue Chamge les | prain, et cortinua sa marche dans un étroit FC tion chemin, où quelques hommes pouvaient à . draient peine marcher de front. Mais il restait une se Me ep autre barrière ou barricade, défendue par mn d'An sept pièces de canon qui enfilaient la rue.

s, à Charles.

e le résultat

| Montgomery hésite un moment, puis s’élance contre la barricade à la tête de ses soldats ; su même instant, les canons vomissent la

mitraille; il tombe foudroyé avec ses princi-

D paux officiers, et ses troupes, saisies d’épou-

Meet D vante, prennent la fuite. Dans le même temps, artillerie ne MR Arnold était blessé au Sault-au-Matelot; sa # e régulier colonne, attaquée en tête et en queue, soutint ci de COUP }une lutte furieuse de plusieurs heures, mais

u 30 au 31 elle fut à la fin obligée de se-constituer pri- ) audacieuse sonnière. : Ainsi 8e termina ce coup hardi, je Of quatre D 1 eut fait tomher Québec, si l’audace et le major Brown M Courage suffisaient pour assurer le succès.

se attaque, à n, lé second même temps,

19%. Combien de temps dura le siége de Québec ?

| —Ce siége dura près de cinq mois; mais après

Je désastre du 31 décembre, Arnold, qui était devenu général en chef par la mort de Montigomery, ne tenta rien d'important contre la ville. Au mois de mai 1776, Quéhec ayant

pe principal, rlever la bar dans la place t qu'Arnold,

reçu d'Angleterre de nombreuses troupes, les Américains levèrent le siége et -s’enfuirent

récipitamment, vivément poursuivis par Car.

eton, qui leur enleva leurs munitions, leur artillerie et leurs bagages. Ils brûlèrent dans leur retraite les forts Chambly et Saint-Jean, et ne s’arrêtèrent qu’à Carillon, d’où ils étaient partis, huit mois auparavant.

Le général Burgoyne, qui était arrivé à Québec avec les renforts d'Angleterre, au printemps de 1776, envahit la Nouvelle-York, l’année suivante, avec 9,000 hommes, dont 150 Canadiens. Il voulait s’avancer EE Albany, et y opérer sa jonction avec le générai

owe, dans le bu! de séparer la Nouvelle-Angleterre des provinces mridionales, et de pouvoir écraser ainsi plus facilement la révolution américaine. Tin pareil plan était au-dessus des forces de ce généra:

ui avait plus d’ambition que de capacité militaire près avoir remporté quelques succès sur le lac Champlain, il marcha sur Albany; mais il fut battu deux fois de suite, et forcé de se replier sur Saratoga. où il fut cerné complètement, et obligé de poser | armes, avec toute son armée (16 octohre 1777).

195. Comment le Conseil législatif se rendit. td impopulaire ?—Par la manière dont il tint ses réunions, et par les ordonnances tyranniques qu’il passa. La composition de ce Conseil donnait des craintes, parce que les deux tiers de ses membres étaient anglais.

L'ombre et le mystère dont il entoura ses séances, augmentèrent les méfiances ; en effet, il siégeait à huit-clos, et les membres s’engageaient par serment à garder le secret des délibérations. Les lois sur la milice, passées

jupes; les enfuirent y par Car ions, leur rent dans aint-Jean, ils étaient

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en 1777. contenaient des dispositions tout-àfait tyranniques : elles obligeaient tous les habitants au service militaire, pendant un temps indéfini, leur imposaient de lourdes corvées, et les forraient de cultiver les terres de leurs voisins partis pour l’armée. De semblables mesures ne tardcrent pas à faire éclater les murmures et les plaintes, et amenèrent de mauvais jours pour le Canada, sous le gouvernement de Haldimand.

196. Qui succéda à Carleton ?P—Carleton fut remplacé, en 1778, par le général Haldimand, vieux militaire sévère et soupçonneux, qui devint nar sa tyrannie odieux à tous les habitants.

à Haldimand fut gouverneur de 1778 à 1785. Les faits 4 da ni de son administration furent : les nome | breuses arrestations de citoyens qu’il tit pour écarter : les dangers imaginaires d’une révolution; les dispo- : sitions du traité de Versailles (1783) concernant le Canada ; l'immigration d’un grand nombre de roya- L listes des Etats-Unis.

L 197. Parlez-nous des rigueurs exercées par | Holdimand contre les Canadiens ?—Haldimana était arrivé au milieu de la guerre de l’indé- | pendance américaine. La crainte de voir les | idées révolutionnaires pénétrer au Canade le | rendit méfiant et soupçonneux. Le peuple se | plaignait des ordonnances du Conseil, le gou- | verneur attribua ses murmures à l'esprit de | révolte, et passa de la crainte qui hésite à la L frayeur qui ne raisonne pas. Les corvées

Van? |

redoublèrent, et devinrent le fléau des camagnes ; le secret des lettres fut violé; les adiens furent emprisonnés par centaines.

Sur les soupçons les plus légers, on arrêtait des citoyens qu'on jetait à grand bruit dans les fers, pour intimider le public. Plusieurs furent mis en prison sans savoir pourquoi, et sans pouvoir obtenir qu’on leur ft leur procès. . Bientôt les cachots ne suffirent plus à con: tenir les victimes de cette politique cruelle ; on transforma en prisons le couvent des Récollets et les vaisseaux de guerre stationnés devant Québec. Cette tyrannie odieuse dura jusqu’en 1783 ; la paix de Versaille, qui reconnut l'indépendance des Etats-Unis, retablit le calme en Canada, en dissipant les terreurs de Haldimand, et en faisant rendre à la liberté les nombreux prisonniers qui gémissaient dans les fers.

* 198. Quelles Fra les dispositions du traité de Versailles, relativement au Canada ? (1788.)— La paix de Versailles enleva au Canada tout le territoire qui en avait été si impolitique. ment détaché, en 1763, pour être annexé aux colonies voisines. L’Angleterre s’opposa en vain à cet article du traité; elle dût subir les conditions de ses vainqueurs, et les riches contrées situées au sud des grands lacs furent données aux Américains. Canada perdit aussi tout le läc Champlain avec ses montagnes et ses défilés, si favorables à la guerre défensive ; Québec et Montréal se trouvèrent dès lors à auelaues lieues des frontières.

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Jus à con- 1e cruelle; Juvent des stationnés lieuse dura sailler, qui s-Unis, reissipant les ant rendre nniers qui

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* Lesra comi L'envoyés à Londres, où il peu d'effet. En 1

Après la paix de Versailles, Plus de 15,000 royalistes émigrèrent de la république des Etats-Unis, Pour aller vivre sous le 80uvernement britan

nique; ils se fixèrent ans le Haut-Canada, la Nouvelle. Cosse et je Nou. veau-Brunswick

l’Amé + ban du Nord. Le grand événement de son a ministration, qui dura jusqu’en 1796, fut j’

) tablissement du &ouvernement Constitutionnel (en 1791.)

aient presque tous l’établis.

sement d’un 8ouvernement ; Ï 1783, on enVoyait chaque année, en Angleterre, une longue série de demendes ot de intes. neur avait reçu du roi Georges] I, l'ordre de recueillir toutes leg information 1

0ÿens de remédier aux maux dont on se plaignait ; ; Ï

Pports des S produisirent

n » © roi, Qui montrait beaucou de sympathie pour les Canadiens, ettira l'attention du parlement Sur l’état e ] ()

T ] SEGONDÉ ÉPOQU

Depuis l'établissement du gouvernement constitunr jusqu’à l’union des deux Canadas (1791— 1840).

200. Quelles furent les dispositions politiques de la constitution de 1791 ?—Cette constitution divisait la colonie en deux provinces, le Haut et le Bas-Canada, séparés par la rivière Outaouais. Elle donnait au Bas-Canada un Conseil législatif de 15 membres nommés à vie par la couronne, et une Chambre d’Assemblée de 50 membres élus par le peuple.

La division du Canada en deux provinces, ayant chacune un gouvernement distinct, avait pour but de faire cesser l’antagonisme entre les Cancdiens et les Anglais. Le gouvernement de chaque province comprenait trois pouvoirs ou branches de législature : la Chambre d'assemblée ou des représentants, le Conseil législatif et le gouverneur. Le concours de ces trois

ouvoirs était absolument nécessaire pour faire les ois; ainsi, en vertu de ce système, aucune loi ne pouvait devenir en force, avant d’avoir obtenu la sanction des deux chambres et celle du gouverneur. —La constitution de 1791 ouvre ane nouvelle ère dans histoire de notre pays. A cette époque, les deux Canadas avaient environ 466,000 habitants, dont. 15,000 Anglais. Le Haut-Canada ne comptait que

49,000 âmes. A CAT no] ange D B-É04 201 Quand se réunit le parlement, et que æ -+-ü de remarquable ?—La réunion du premier parlement eut lieu le 17 décembre 1792.

Les élections s'étaient faites dans le mois de

t oonstitu das (1791—

| litiques titution es, le Haut yière Outaun Conseil à vie par la nblée de 50

vinces, ayant t pour but de n&sdiens et les province cComsgislature : la ts, le Conseil e de ces trois Lour faire les ucune loi n6 ir obtenu la ouverneur.

le mois de

juin précédent; et, sur cinquante membres, seize anglais avaient été élus. Les Canadiens s'étaient montrés confiants jusqu'à l’impradence, en mettant leurs intérêts les plus chers entre les mains de ceux qui avaient toujours été leurs ennemis les plus acharnés. Ils eurent lieu de s’en repentir ; à l’ouverture du parlement, les membres anglais proposèrent de nommer un président de leur nationalité, et de bannir des chambres l’usage de la langue française. Ces deux propositions soulevèrent de grands débats et furent à la fin rejetées ; M. Panet fut élu président, et l’on décida, contre le vote de tous les Anglais, que les rocédés de la chambre seraient écrits dans es deux langues.

La Chambre d’assemblée consacre plusieurs séances à la question si importante de l'éducation; elle réclama les biens des Jésuites, dont le gouvernement allait s'emparer, et proposa de les employer à l’éducation, suivant leur destination primitive. Dans les trois sessions parlementaires qui suivirent celle de 1792, les membres s’occupèrent des moyens d'élever le revenu public au niveau de la dépense, le taux des rentes seigneuriales, la loi des chemins, le numéraire qui avait cours dans le pays absorbèrent longtemps leur attention.

202. Quel fut le successeur de lord Dorchester ? —Ce fut le général Prescott, dont l’administration dura trois ans, de 1796 à 1799.

Prescott craignait beaucoup l'invasion en Canada des idées révolutionnaires de France , ses frayeurs exagérées lui firent voir les indices d’un soulèvement

pulaire dans la résistance faite, en certains endroits,

l’exécution de la loi des chemins. Pour prévenir tout danger, il se fit donner par les deux chambres un pouvoir presque absolu de faire arrêter les citoyens et les ‘étrangers soupçonnés d’être favorables à la révolution. Ce gouverneur mécontenta à la fois les Canadiens et les Anglais : il se mit en lutte avec les principaux fonctionnaires, en tentant certaines réformes, et irrita les catholiques par son refus de laisser ériger de nouvelles paroisess, Aussi le vit-on avec plaisir rappelé en Angleterre, en 1799.

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