Donnez un aperçu des princi évène
ments qui eurent à 1800 Ft P—L'exis tence de l’ordre des Jésuites, en Canada, n’avait pu être garantie par la capitulation de Montréal ; en 1800, le gouverneur Milnes, successeur de Prescott, prit possession des biens de cet ordre, au nom de la couronne.
En même temps, le gouvernement établissait un système particulier d'éducation, qui reçut le nom d’/nstitution Royale, et dont le but était Panglification du pays. Les Canadiens repoussèrent unanimement un pareil système, parce qu'ils comprirent que son application entraînerait la ruine de leur langue et de leur religion. Aussi l’Institution Royale ne fit rien, parce que ses écoles furent désertes. — Un autre fait, digne de remarque, fut la fondation du journal le Canadien, destiné à défendre « nos institutions, notre langue et nos lois.» L'apparition de cette feuille (1806? :marqua l'ère de la liberté de la presse, comme la publication de la Gazette de Québec (176k) avait eommencé l’ère du journalisme en notre pays.
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204. Qu'est-ce qui caractérisa l'administration de Craig ?—Ce furent les violences auxquelles ce gouverneur ge livra, et les graves dissensions qui éclatèrent entre lui et la Chambre d’assemblée. Les représentants du peuple voulaient exclure de la Chambre les juges et les juifs, pour des raisons constitutionaelles ; le gouverneur s’y opposa obstinément ; il eut môme -ecours à l’abus de la force, en faisant saisir les presses du Canadien par une escouade de soldats, et jeter en prison les principaux membres hostiles à ses idées. Mais ses violences ne purent rien contre l’énergique résistance des représentants du peuple, et il fut obligé, en 1811, de signer la loi qui déclarait les juges inhabiles à siéger dans la Chambre d’assemblée.
Craig administra le Canada de 1807 à 1811. Bourru, dur, irritable et soupconneux, Craig était l’homme qu'il fallait eux ennemis de notre nationalité. Aussi prêta-t-il facilement l'oreille aux insinuations perfides de l'élément protestant, et de ceux qui avaient intérêt à flatter le pouvoir ; il ne vit bientôt dans les Canadiens qu’un peuple insoumis, songeant à la révolte, et qu’il fallait contenir la rigueur. Une question émouvante, soulevée dans le parlement, fit éclater toutes les violences de son caractère. En Angleterre, les juges sont exclus des communes; le but de cette exclusion est de protéger la justice contre toute influence corruptrice, et même d'écarter d'elle jusqu'au soupçon de se laisser corrompre. La Chambre d’assemblée voulut aussi rejeter les juges de son sein, à l'exemple de la métropole; mais cette gnesure fut désapprouvée par le Conseil législati ”qui n'était qu un instrument docile entre les mains du gouver.
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aeur, et peu de temps après, les principaux membres de l’Assemblée étaient rayés de la liste des officiers de milice. Le parlement fut prorogé, puis dissout ; mais les élections qui suivirent n’amenèrent aucun changement dans le caractère de la représentation nationale. La Chambre ayant déclaié le siége du juge de Bonne vacant, Craig ne put contenir sa colère; il cassa le parlement, fit saisir les presses du Canadien, et arrêter l’imprimeur, sous accusation de haute-trahison Des mandats d’arrestation furent lancés contre MM. Bédard, Papineau, Taschereau et plusieurs autres intrépides défenseurs des droits du peuple. En même temps, le gouverneur fit sortir une longue proclamation qui dénonçait des trames, des complots, des conspirations que personne ne soupçonnait. Le calme, troublé par les écarts et les violences du pouvoir, se rétablit lorsque l’Angleterre enjoignit au gouverneur l’ordre de sanctionner toute loi défendant d’élire des juges dans la législature. Bédard et les autres détenus politiques furent rendus à la liberté, le gouverneur passa sans transition de la colère à la bienveillance, et l’on put espérer un avenir meilleur.
205. Comment le gouverneur voulut-il empiéter sur les droits de l’ Eglise ?—Après avoir essayé à dominer le parlement, Craig chercha à faire du clergé un instrument politique; il ne médita rien moins que l’asservissement de l’Eglise au profit de l’Etat, en voulant faire donner au roi la nomination aux cures dans les paroisses. Le siége épiscopal de Québec était alors occupé pa. Mgr. Plessis, prélat aussi distingué par l'éclat de ses talents, que par l'élévation de ses vues et la fermeté de son caractère.
Craig eut avec lui plusieurs entrevues ; pour le gagner à ses idées, il chercha à le séduire par l'intérêt et l'ambition, ou à l’effrayer par
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la perspective des rigueurs que l’An pouvait déployer. Mais le phil se Ar inaccessible à la peur comme à la séduction et le gouverneur dut. se convaincre que le clergé saurait défendre ses droits avec autant d'énergie que la Chambre d’assemblée.
206. Quel fut le successeur de Craig ?— fut Sir Georges Prévost, qui dinin ttes j = Canada de 1811 à 1815. Ce gouverneur se fit remarquer par sa prudence, sa sagesse et sa modération. Le principal événement de son administration est la guerre de 1812.
Prévost s’appliqua à faire oublier les animosi que la conduite imprudente de Craig non LE dans les cœurs. Un des premiers actes de son administration fut d'élever à des charges importantes pluor des victimes du despotisme de son ms
| nomma M. Bédard, juge des Trois-Rivières, et M. Bourdage, colonel de milice. Get hommage rendu au mérite de ces deux illustres citoyens, lui acquit l'estime st la confiance de la nation. Mgr. Plessis profita des Lopaes Ml vi de ce gouverneur, pour préparer pe aissance officielle de son titre d'évêque de
sh Quelle fut la cause de la guerre de 1812?
% . sa lutte contre Napoléon, l'Angleterre qe it tout commerce ‘avec la France et ses alliés (1806), et voulut forcer les nations neutres à respecter cette défense. Les navires D continuèrent comme auparavant à
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