‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 39 · EU · texte numérisé non relu

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descendent d'Hébert, ou qui ne soient alliées à descendants.

k0. Quel fut l'état de la colonie sous la com pagnie des marchands? (1614-21)—La coloni resta dans une extrême faiblesse, parce que les marchands, trop préoccupés du commerce des fourrures, ne faisaient que le moins possibles pour la colonisation.

La population de Québec variait de 50 à 60 pe sonnes, et encore sur ce nombre, il n’y avait que lei Récollets et la famille d'Hébert qui s’occupassent di culture. Les quelques autres familles fixées dans | pays, comme celle d'Abraham Martin et de Pierr Desportes, vivaient de la traite, de chasse et de pêche

k1. Que se fit-il de plus remarquable suus cetin compagnie ?—La construction du couvent de Récollets (1619-20), l’arrivée de la famille de Champlain, et la fondation du fort Saint} Louis (1620).

Les Récollets, qui jusque-là avaient été logés prèà de la chapelle de Québec, choisirent pour l’emplact ment de leur couvent un endroit solitaire, agréablemen!s situé sur le bord de la petite rivière, à laqueile Cartiaf avait donné le nom de Sainte-Croix, et que les Mo tagnais appelaient Cabirecouba. Les Récollets 1h nommèrent rivière Saint-Charles, en mémoire d’un di leurs bienfaiteurs, Charles de Boues, grand-vicaire di Pontoise. Ce couvent est devenu pius tard l’Hôritil Général. +

Dans le meme temps (1620), Champlain, ayant -brent quelques secours de la compagnie, et persuadé que pays allait prendre une nouvelle face, amena avec li sa famille à Québec, répara les logements, et construis sur le côteau qui couronnait l'habitation, un petit foi qu'il appela fort Saint-Louis, et qui bientôt par!

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49. Que devint la compagnie des marchands, en 1621 ?—Le vice-roi, M. de Montmorency, successeur du prince de Condé, la remplaça

à par une nouvelle compagnie, qu'il confia aux sieurs Guillaume et Emery de Caen.

La nouvelle compagnie, formée par M. de Mont. morency, eût de graves difficultés avec l’ancien , et c'est aiors que l’on reconnut la sagesse de la conduite de Champlain, qui tenait tout en respect sous le canon du petit fort Saint-Louis. Cependant, les personnes qui avaient à cœur le bien de la colonie, gémmssaient profondément sur les maux qui résultaient de ces divisions, et voulurent y apporter remède. Le 18 août 1621, il y eut une assemblée de tous les notables, où l’on formula les représentations à faire à Sa Majesté et au vice-roi. Cette mission délicate fut confiée au P. Georges le Baillif, religieux aussi distingué par les qualités de son esprit, que par l'éclat de sa naissance. Le Père n’obtint pas tout ce qu’il demandait, mais ses démar. ches, du moins, eurent un bon effet: la paix se fit entre les deux partis, et la confiance commença à renaître. En 1623, le vice-roi concéda quelque étendue de terre à Hébert et aux Récollets, et les missions prirent un nouvel essor,

k3." £n quelle année les premiers Jésuites arrivérent-ils en Canada ?—Ce fut en 1625, que les Jésuites vinrent au secours des Récollets, qui eux-mêmes en avaient fait la demande.

Les premiers Jésuites qui arrivèrent à Québec, en 1625, furent les PP. Charles Lallemant, Ennemond Massé et Jean de Brébeuf Ces religieux, contre esqu‘ls on avait excité quelques préjugés, furent bien

accueillis par les Récollets, qui les t en attendant qu’ils pussent se bâtir con lement. Ils se fixèrent on un endroit agréablement situé, qu'on appelait alors le fort Jacques-Cartier, sur la rive nord de la rivière Saint-Charles, et auquel ils donnèrent le nom de Notre-Dame-des-Anges.

% 4. Qui était vice-roi du Canada, lors de l’arrivée des Jésuites ?—Lo vice-roi du Canada était alors le duc de Ventadour, à qui M. de Montmorency céda sa charge et ses priviléges d'autant plus volontiers, qu’il était ennuyé des tracasseries que lui suscitait la mauvaise volonté des marchands associés.

La compagnie qu'avait formée M. de Montmorency, en 1621, fut continuée jusqu’à la création de la com-

pagnie de la Nouvelle-France, ou des Cent-Associés (1627).

45. Que fit Champlain à son retour à Québec, en ee a revenu au Ganada, en

1626, fit agrandir le fort Saint-Louis, et fonda une habitation au cap Tourmente, pour la nourriture et l'entretien des bestiaux.

&6. À quelle occasion se forma lu compagnie des Cent-Associés ?—L’état de faiblesse, dans lequel les compagnies de marchands avaient laissé la colonie, engagea le cardinal d2 Richelieu (1627) à former la « Compagnie de la Nouvelle- France,» désignée ordinairement sous le nom de aCompagnie des Cent-Associés.»

Les Sieurs de Caen, comme tous les marchands qui les avaient précédés, avaient trop d'intérêt au trafic des pelleteries pour encourager la colonisation; aussi n’y avait-il à cette époque qu’une vingtaine d’arpents

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lefrichis aens tout le pays. Ce déplorable état de choses engagea lè cardinal de Richelieu à remettre en d’autres mains le sort de la Nouvelle-France. Il forma une puissante compagnie de cent associés, qui fut appelée «Compagnie de la Nouvelle-France» Le roi concéda à cette compagnie le Canada avec privilége exclusif de traite et de pêche, et beaucoup d’autres faveurs. La compagnie, de son côté, promettait d'y envoyer, dès l’année suivante (1628), deux ou trois cents ouvriers de tous métiers, et d’y établir avant

quinze ans une population catholique de (1600%4âmes. #-

Malheureusement, la guerre vint mettre obstacle à ses premiers efforts.

k7 Quels obstacles la compagnie des Cent-

Associés rencontra-t-elle dès son début ?—-Les

premiers vaisseaux qu’elle envoya(1628), furent pris par les Anglais ; l'établissement du cap Tourmente fut détruit, et la colonie se trouva réduite à la dernière extrémité.

Les premiers efforts de la nouvelle compagnie furent sans résultats. Un Français huguenot nommé David Kerth, réfugié en Angleterre, s'était avancé dans le fleuve Saint-Laurent, avec six vaisseaux jusqu'au port de Tadoussac. Après avoir pris le premier vaisseau français qui apportait des provisions, il envoya une chaloupe se saisir de l’habitation du cap Tourmente, et fit sommer Champlain de lui rendre le fort de Québec. Champlain, qui comptait sur l’arrivée d’amples secours, fit une réponse si fière que l’ennemi jugea à propos de ne pas aller plus loin; il se retira après avoir brûlé tout ce qu'il y avait à Tadoussac. Kerth n’était pas encore rendu au golfe, qu’il rencontra l’escadre française envoyée par la compagnie. M. de Roquemont, qui la commandait, risque le combat, et perdit du coup toute la ressource d’une colonie nrête à succomber,

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k8. Racontez la prise de Québec en 1629 ?— Quebec, en proie à la plus cruelle famine, vit revenir Kerth moins comme un ennemi, que comme un libérateur. Champlain et Pontgravé obtinrent une capitulation honorable, qui fut signée, le 19 juillet, et ratifiée à Ta- TRE le 19 août suivant, par l'amiral David

erth.

Le 19 juillet 1629, parurent derrière la Pointe- Lévis trois vaisseaux anglais Sur le flot, on vit s’avancer une chaloupe avec pavillon blanc. L’officier qui la commandait, vint remettre à Champlain une lettre de Louis et de Thomas Kerth, frères de l’amiral David Kerth, demeuré à Tadoussac. C'était une sommation en termes fort polis, promettantune composition honnête et raisonnable. Dans l’extrême nécessité où l’on se trouvait, sans vivres, sans munitions, sans espoir de secours, on ne pouvait faire autre chose que de rendre la place. Le soir, l'officier revint demander les articles de la capitulation qui lui furent aussitôt remis. Il fut convenu: que les Anglais repasseraient en France tous ceux qui voudraient y retourner ; que les officiers sortiraient avec leurs armes, leurs habits et les pelleteries qui pouvaient leur appartenir, les soldats étant limités à leurs habits et à une robe de castor. et les religieux devant se contenter de leurs robes et de leurs livres. Tout le reste devait demeurer dans la place. Le lendemain, Louis Kerth mouilla dans la rade, et prit possession du fort. Le vice-amiral, Thomas Kerth, partit pour Tadoussac avec Champlain et une partie des Français qui devaient passer en France, lorsqu'il rencontra le vaisseau du sieur de Caen, qui venait ravitailler Québec. Cette rencontre failiit lui faire perdre le fruit de sa conquête. De Caen fut contraint de se rendre, à la vue de deux autres vaisseaux anglais, qui s’avançaieut puur décider le combat Champlain fut bien reçu par l'amiral, qui ratifia la capitulation signée par ses frères.

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