Quel fut le but politique du chevwier de
Callières ?— Le grand but politique de son administration fut la pacification des peuples sauvages qui sé trouvaient en relalions avec les Français. Malgré les intrigues anglaises, M. le Callières sut disposer habilement les Cinq-Cantons à entrer dans ses vues. En 1700, des ambassadeurs iroquois acceptèrent, à Mont: réal, les basés d’une paix durable, qui fut solennellement ratifiée l’aunée suivante.
Les Iroquois paraissaient montrer qualquas dispo- : sitions pacifiques ; M. de Callières en prolita pour les engager à déposer sérieusement les armes. À cet effet, il envoya dans les cantons trois députés, qu'il savait être très-aimés des Iroquois: c'était le Père Bruyas, Joncaire et Maricourt, frère de d’Iberville. Les députés furent accueillis avec joie, et introduits dans la cabane de conseil, à Onnoutagué. Pendant que les anciens délibéraient, un envoyé anglais vint de la part du gouverneur de la Nouvelle - York, leur signifier l’ordre de rompre avec les Français, et de se rendre à Albany pour y entendre la voix de leur père Corlar. ‘ L'orgueil iroquois ne pouvait supporter l’idée de recevoir des ordres de qui que ce fut; cette démarche des Anglais les irrita et ne fit que favoriser l’objet de la députation française. Les cantons envoyèrent à Montréal dix-neufambassadeurs pour renverser la chaudière de guerre el planter l'arbre de la paix. Le 8 septembre 1700, les bases d’une paix générale fuient acceptées
Pret oh fxa à l'année suivante la rati:cation solennelle du traité.
128. Au milieu de quelles solennités se fit le” traité de 1701 ?—Dans l’été de 1701, Montréal: vit arriver les députés, d’une fuule de nations sauvages, qui venaient compléter l'œuvre:
d’une paix générale. On voulut donner le”
plus de solennités possible à la conclusion du
traité. Une vaste enceinte fut préparée dans: le voisinage de Montréal. Treize cents sau-vages y prirent place dans un très-bel ordre ;c’étaient les représentants de” presque toutes les nations barbares de l’Amériqüe du Nord, depuis le golfe Saint-Laurent jusqu’au . bas
Mississipi. La variété bizarre de’ leurs cos-
tumes, et la diversité de leurs idiômes furent un good amusement pour les Canadiens et les Français. Trente-huit députés signèrent le traité; puis On apporta le grand calumet.
de la paix, qui circula parmi tous'les dignitaires de cette vaste assemblée. Un 7e Deurm solennel vint clore la cérémonie: : Il y eut festin, salves d'artillerie et, le soir, illumination et feu de joie. RENE LEE |
Le traité de 1701 mit fin pour toujours aux fureurs
‘iroquoises, qui avaient tenu si lpngtemps dans l’effroi
resque tous les peuples de l’Amérique du Nord. Notre colonie devait en ressentir. particulièrement les heureux effets; il termina pour elle cette terrible guerre de cent ans commencée sous Champlain, et si
féconde en maux de tout genre.
199. Quelle fut la fin de Kondiaronk. ?—Le Rat, ou Kondiaronk, mourut d’une maladie
po 10 —
Sub'te pendant la conclusion de la paix de
“Môutreal." "Sa mort fut une pour la nation huronne.
©. Kondiaro tant de trou
pr dont la sage l-s'et de difficuité | s'était récontilié aveciles Français: 11 contribua me personne à l'heéureuse paix de Montreal. At .d'urg maladie. subite; au milieu:d'une des séances
perte.irrepurable
à: perverse : avait causé és Sons'M. de Denonville, ûs int
‘préparatoires à la. conclusion de ce traité, il fut.çonduit à l'Hôtel-Dieu, de Montréal. et mourut la: unit ‘guivante, muni (le tous l#$ secours dé la religion. Brave au combat, prudent dans ile ‘éonseil, prêt à tous les - sacrifices pour le:bien: de: s@' nation, d'üiie éludtienée irrésistible, parlant.sa langne.-ovec une grâce: et'une
élégance étonnantes, Kondiarouk :
9 sauvage
‘qué lenom. Selon Charle“oix, pérsonne r'eul, peutêire jamais plus d'esprit que lui. Le éomte de Frontenac l'invitait souverit'à '8t thble, pour jouir de ‘sa causérie finé ‘et spirituelle.;! Ses ‘funérailles furent
entourées de toutes les pompes militaires, let: s:1 tomhe
. porta “inscription d'un grand . que ces mots : Oi-gil le Ral + Chef