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anglais, il fait pointer tout son canon à couler bas, va à sa rencontré, le range soûs le vent, et lui envoie sa bordée. Le vaisseau ennemi ne fit que la longueur de sa quille et sombra; tout perit.. Sur le champ, d'Iberville vire de bord, et tombe sur le prémier des deux autrés qui amena aussitôt son pavillon; le troisième prit la fuite. Quelques jours après, la prise
du fort Nelson couronna ces brillants exploits, et fit passer toute là baie d'Hudson sous la domination de la France. : |
. 424. Qu'est-ce qui mit. fin aux hostilités P— La paix de Ryswick, conclue en 1697. : Ce’ traité laissa à la France toutes ses posséssions en. Amérique, y compris la baie d'Hudson.
195. Quand mourut M. de Frontenac P—M, de Frontenac mourut à Québec, en 1698, au milieu des regrets universels de la colonie, qu’il avait en quelque sorte retirée de l’abîme.
Le comte de Frontenac avait cet assemblage de qualités et de défauts qui le firent grand ou’petit, selon les circonstances. Mais les défauts de:son caractère tranchant, absolu, dominateur, se montrèrent peu dans sa seconde administration; ses qualités: prédominèrent, et ses talents rendirent au Canada les plus: grands services. Il avait trouvé la colonie affaiblie, attaquée de toutes parts, méprisée de ses ennemis ; ‘il‘: la laissa en paix, agrandie, respectée. Aussi c’est à juste titre qu’il a été regardé comme le sauveur de la Nouvelle-France.
196. Qui succéda au comte de Frontenac P— Ce fut e chevalier de Callières, qui était depuis: longivwps gouverneur de Montréal, |
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: M: de Callières:s’était toujours fait remarquer par sa probité et sa droiture, sa modération et sa sagesse, sa fermeté et son courage. ñ avait acquis un grand empire sur l'esprit des sauvages, et il s’en servit pour mettre fin à la longue série des guerres avec les Iroquois. Le grand événement de son administration, qui dura quatre ans (1698-1703), est le traité de:1701.