Racontez la prise de Port-Royal P—Fu
. rieux des revers qu’ils avaient éprouvés, les Anglais voulurent tenter encore une fois la conquête du Canada. Ils se jetèrent d’abord sur l’Acadie. Dans l'été: de 1710; un: flotte de 54 voiles portant #,000 hommes de débargare vint bloquer Port-Royal. M: de ubercase, hors d'état de défendre la place, obtint une capitulation honorable, avec les honneurs dé la guerre pour sa petite garnison de 156 soldats. Port-Royal perdit son nom; pour prendre celui d’Annapolis qu'il a gardé depuis. |
Les Anglais avaient repris leur plan d’invasion de: 1690. Maitres de l'Acadie, ils résolurent de déployer tous leurs efforts pour s'emparer du Canada, en l’en-
.vahissant à la fois par mer et par terre. Deux armées
furent levées dans l’espace d’un mois. Le 30 juillet, 1711, l'amiral Walker partit de Boston avec 84 bâti. timents et 6,500 soldats, et fit voile pour Québec, tandis que le général Nicholson, à la tête de 4,000
. hommes, devait aller fondre sur Montréal par le lac
Champlain. Pour résister à une invasion aussi formidable, le Canada n'avaient pas 5,000 hommes en. état de combattre. de ds
136. Qu'est-ce qui fit échouer l'invasion \anglaise ?—La perte d'uue partie de la flotte, ui alla heurter contre les récifs des Sept-lles, ans l’obseurité d'une tempête. Huit des plus gros vaisseaux se brisèrent sur l’Île-aux-OEufs, le 22 août, et 900 hommes périrent. Après ce désastre, Walker abandonna son entreprise,
et rebroussa chemin.
Après les formidables armements qu'elle venait de faire, la Nouvelle-Angleterre ne croyait pas que le Canada put se défendre; elle se-réjouissait d'avance de sa conquête. Walker partageait ces illusions. IL . ne pensait pas que Québec.osät même résister. Aussi ne s'occupait-il que des moyeus de faire hiverner ses vaisseaux dans un pays, où, selon lui, les fleuves gelaient l’hiver jusqu'au fond, lorsque la tempête du 22 août l'arracha à ses rêves et à ses préoccupations.
: La nouvelle de son malheur détermina la retraite: de
Nicholson, et c’est ainsi que le Canada fut sauvé sans combattre. k