Racontez le massacre des Outagamis
Les Anglais avaient réussi à soulever contre nous les Outagamis ou Renards, ennemis
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communs des nations. de l'ouest. Ce nennte,
“Æucore ‘plus: féroce que les Iroquuis, avait
promis de brûler le fort de Détroit, où com-
‘mandait M. Dubuisson, et. de faire main basse
Sur tous les Français (1712). Dubuisson, averti secrètement de leur dessein, put réunir à
temps un certain nombre de sauvages alliés. . On attaqua les Outagamis dans le fort qu'ils
s'étaient élevé à côté de celui des Françuis.
La lutte fut longue, ‘terrible. Les ennemis
furent enfin forcés de se rendre à discrétion ;
on en fit un horrible carnage; plus de deux
mille périrent, et ceite nation féroce sembla
disparaître. Cette victoire enleva aux Anglais
l'espoir de dominer dans l’ouest par l’eccu-
pation du Détroit.
188. Qu'est-ce qui mit fin aur hostilités en Amérique ?—La paix d'Ulrecht termina la guerre. : Ce traité malheureux céda à l’Angleterre Ja baie d'Hudson, Terreneuve, la Nouvelle-Ecosse où ACadie, et ne laissa à Ja Nouvellé-France, du côté du golfe, que l’île Saint- Jean {Prince Edouard) et le. Cap-Breton.,
… 439. Dans quel but fut fondée la ville de Louisbourg ?—La fondation üe Louisbourg, dans -Jîle du Cap-Breton, eut. pour:but de défendre les entrées du Canada contre les floties an- « glaisos. g + Le traité d'Utrecht,. en cédant aux Anglais Terreneuve ot l'Acadie, deur livrait par là même l’entree du Canañla, ot leur permettait d’int:rcepter les communications de la France avec sa colonie, On comprit
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alors l'importance de peupler et de fortilier le Cape Breton, admirab'ement situé pour défendre l'entrée méridionale du golfe Saint-Laurent. En 1718, eut lieu la fondation de Louisbourg dont on voulut faire ‘une place forte. Le (ap-Breton reçut le nom d'ile Roÿale, avec un gouvernement modélé sur celui de Québec ; et le commandant, comme celui de la Louisiane, fut subordonné au gouverneur-général de la Nouvellé-France.
140. Quels sont les faits les plus remarquables, depuis le traité d'Utrecht jusqu'à la mort de M. de Vaudreuil ?—Après la fondation de Louïisbourg, les faits les plus remarquables sont:
Ja tentative infructueuse de coloniser l’île
Saint-Jean, aujourd’hui Prince-Edouard, en 1719; les hostilités entre les Anglais et les Abénaquis, et l’assassinat du Père Rasle, en 1724 ; le naufrage du Chameau, vaisseau du roi, qui périt près de Louisbourg, avec de nombreux colons qu’ amenait au Canada (1725).
L’Acadie se bornait à la presqu'ile, suivant l'interprétation des Français; mais les Anglais voulurent comprendre sous ce nom toutes les terres arrosées per la rivière Saint-Jean, le Pénobscot et le Kénébec. En conséquence, ils se prétendirent les maitres de ces
contrées. Leuxs envahissements et leurs violences
dans le pays des Abénaquis, amenèrent la guerre. Le Père Rasle était le missionnaire des Abénaquis; lés Anglais, le soupçonnant d’être l'auteur des hostilités, envoyèrent comme ui 1100 hommes, qui le
‘surprirent dans la bourgade de Narrantchouak, le
firent tomber sous une grêle de balles, et mutilèrent son cadavre de la manière la plus barbare. La mort de ce missionnaire vénéré rallumg la guerre avec
plus de fureur que jamais, et les Abénaquis se défen-
dirent si bien, qu'ils forcèrent enfin les Anglais, en 1727, à reconraitre l'indépendance de leur pays.
141. Quand mourut M. de Vaudreuil ? et quel fut son successeur ?—M. de Vaudreuil mourut à Québec, en 175. La sagesse et l’habileté de son administration avaient rendu le Canada heureux et prospère. H eut pour successeur le marquis de Beauharnoiïs. .
M. de Beauharnois gouverna la colonie de 1726 à 1747. Les principaux événements de son administration sont : l'expédition de M. de Ligneris contre les Outagamis ; les efforts déployés pour arrêter les empiètements des Anglais du côté des grands laës ; la découverte des Montagnes Rocheuses et ha prise de Louisbourg.
.. 442. Racontez l'expédition de M. de Ligneris contre les Outagamis?—Les Outagamis, qu'on avait crus anéantis en 1712, avaient recommencé leurs courses et leurs brigandages,, et arrêtaient les communications entre le Canada et la Louisiane. Le gouverneur lança contre eux #50 Canadiens, avec sept ou huit cents Sauvages, sous le commandement de M. de Ligneris. Cette petite troupe se rendit à Chicago par l’Outaouais et le lac Huron, mit en fuite tous les ennemis qui osèrent se présenter, et rétablit le calme et la séeurité dans les pays . ‘de l’ouest.” | | ? 443. Comment M. de Beauharnoïs chercha-t-il à arrêter les empiètements des Anglais ?—Les Anglais convoitaient les vatlées de l’Ohio et le pays indépendant des Iroquois. Hs avaient
établi un comptoir à Chouaguen ou Oswégo, pes du lac: Ontario; ils le transformèrent ientôt en un poste fortifié. Pour neutraliser les effets de ces empiètements, le poste franais de Niagara ft entouré de murailles, et . de Beauharnoïis fit élever le fort de Saint- Frédéric, sur la pointe à la Chevelure, à la tête du lac Champlain. |
144. Quand et par qui se fit la découverte des montagnes Rocheuses ? — Les montagnes Rocheuses furent. découvertes, en 1743, par Gauthier de Varennes, sieur de la Vérendrye..
La Vérendrye forma une société commerciale, qui devait payer les dépenses de ses projets de découverte. par les profits de la traite des pelieteries. Il commença ses voyages en 1731, et, après douze ans de fatigues et de traverses de tout genre, il pénétra jusqu'au pied des Montagnes Rocheuses. Ilavait découvert le haut Missouri, ainsi que l'immense” pays compris entre. les Montagnes Rocheuses et les lics Supérieur et Winnipeg. |
145. Racontez la prise de Louisbourg P—Lo port de Louisbourg recelait une foule de cor-. saires, qui ruinajent le commerce anglais. La Nouvelle-Angleterre forma le projet de ruiner: celte place si importante pour les Français.
Quatre mille miliciens, laboureurs et ouvriers, fürent envoyés contre le Cap-Breton, sous le commandement d’un marchand du nom de Pepperell. Malheureusement, Louisbourg ne pouvait se defendre ; sa garnison était en pleine révolte, par suite des fraudes et des injustices du commissaire-ordonnateur Bigot,
qui se réudit si trisiement célèbre à Québee,
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qielques ammées plus tard, La ville capitula après une fuible résistance, le 17 juin 1745.
La prise de Louisbourg fit sensation en France. On résblut immédiatement de reprendre cette place forts, ‘ qu'on appela le « Dunkerque de l'Amérique: Cette nxésion fut confiée au duc d'Anville, qui fit voile vers ; YAmérique avec 41 vaisseaux et 3,000 hommes de débarquement ; mais les tempêtes dispersèrent la flotte ,.et une maladie épidémique fit, périr. la plus grande partie des troupes. À la nouvelle de ce désastre, 600 Canadiens, venus en Acadie pour soutenir l'expédition française, sé retirèreht à Beaubassin, et y prirenit léurs quartiers d'hiver. Le 1 février 1747; 300 d’entre eux attaquèrent au Grand-Pré le colonel Noble, qui avait 500 hommes, ét remportèrent une. brillante victoire. La paix d'Aix-la-Chapelle, qui mit fin à la guerre de la succession d'Autriche, rendit à là France, Louisbourg et le Cap-Breton (1748j.
186: Par qui fut remplacé M. de Beauharnoïs P —1l fut remplacé en 1747, par le comte de la Galissonnière, homme d’une haute distinction et d’une rare capacité.
Le marquis de la Jonquière devait remplacer M. de Béauharnois, ét il se rendait au Canada, en 1747, avec uné flotté de'30 voiles, escortée de six vaisseaux de” na pébit rencontré par {7 vaisseaux auglais, contraint d'amener pavillon après;une lutte héroïque; et-conduit em AREMIEE où il resta, prisonnier pens; dant deux ans, M. de Ja Galissonnière le rermplaca par inlerim ; il ailmiinistre le Canada de 1747 à 1749, et'se distingua autant par Ja hauteur dé ses vues, que: par la sagesse de’ ses projets. C'est le gouverneur lé: plus instruit qu'ait eu la Nouvelle-France.
447. Comment M. de la Galisonnière voulut il! réméd'ier à la fatélesse de la Nouvelle-France P=
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ll proposa au roi de eonstraire une, suite. de {oris depuis le Saint-Laurent, jusqu'à la Louime ; d'altirer les Acadiens sur le territoire français ;. d'établir dix mille .cultivateurs entre les grands lacs et le Mississipi, pour opposer une barrière aux envahissements des anglais
de ce côté. En même temps, il réorganisa m
milice, qu’il porta à 12,000 hommes, et envoya un détachement de soldats, pour chasser les.
anglais de la vallée de l'Ohio:
L'immense bassin du Saint-Laurent'et du Mississipi semblait appartenir aux Français par droits de découvèrte. Æussi M. de la Galissonnière croyait que l’isthme de l'Acadie et là chame des Aléghanis étaient les vraies frontières de la Nouveñe-France, à l’est, et qu'il fallait à tout prix empêcher les Anglais de s'étendre au-delà. Il ne paraît pas douteux que si la France eut secondé efficacement les projets qu'il forma, elle sé fut assurée la possession de presque toute l'Amérique du Nord. Le Canada fut laissé presque à ses seules ressources. Le gouverneur put néanmoins faire construire où augmenter les forts de Beauséjour et de Gaspæreaux, sur l’isthme acadien ; celui de la Présentation, entre Montréal et le fort Frontenac, et celui dé ‘Toronto ou Rouillé, sur le lac Ontario. Il relra ainsi Québec au Mississipi par une chaine de postes fortifés. Pour protéger la vallée de l'Ohio, on bâtit æu-de:sous de Niagara, les forts de la Presqu'ile, de la rivière aux Bœufs, Machauit, et, en 1754, le fort Duquésne (aujourd'hui Pültsburg), au, confluent de l’Alléghani et de Monongahéla, qui par leur réunion forment la Belle-Rivière où Ohio.
148. Quand le marquis de la Jonquière vint-il au Canada ?—M. de Ja Jonquière, qui avait recouvré sa hberlé, vint au Cauada en 1749,
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pour relever M. de la Galissonnière de ses fonctions. Il suivit'en partie ks grands projets politiques de son prédécesseur, et fut remplacé, en 1752, par le marquis Duquesne | de Menneville. |
La même année que M. de la Jonquière vint au Canada, six cents familles anglaises se rendaient à la Nouvelle-Ecosse, et fondaient la ville d'Halifax. L'arrivée d’une colonie aussi forte accéléra l'immigration des Acadiens, qui, pour fuir là domination. étrangère, abandonnèrent leur patrie, et se dwigèrent vers Québec et l’ile Saint-Jean... Fo | ‘
449. Que fit Duquesne en Canada ?—Ce gouverneur avait reçu pour instructions de suivre exactement le plan de M. de la Galissonnière. H fortifia les postes militaires, en forma de nouveaux, chercha à supprimer les abus dans l’administration, rétablit l’ordre et la discipline dans l’armée, et fit tout ce qu’il put pour. mettre le Canada en état de soutenir la dernière lutte qui allait s’engager avec l’Angleterre.
Le marquis Duquesne gouverna le Canada de 1752. à 1755. Les principaux événements de son administration sont l'assassinat de Jumonville, et l’éclatante victoire que Villiers remporta sur les Anglais.
450. Racontez l'assassinat de Jumonville.— Au mois d'avril 175%, M. de Contrecœur, commandant au fort Duquesne, apprit que le colonei Washington. s’avançait dans l’Ohio avec deux compagnies de soldats. Il envoya aussitôt le sieur de Jumonville avec une eseorte de trente-quatre hommes, pour som-
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mer les Anglais de se retirer du territoiré :
français. Dans la nuit du 27 au 28 mai,
Jumonville fut cerné par les Anglais, attaqué |
dès le matin, et tué avec neuf des siens, quoiqu'il ie un pavillon de parlementaire ; le reste de sa troupe fut fait prisonnier.
C’est ainsi que débuta Washington, le futur héros de la guerre de l'indépendance. Après sa facile victoire, il construisit sur la Monongahéla le fort Néces-
sité, et attendit de nouvelles troupes pour attaquer le fort Duquesne.
151. Par quel éclatant fait d'armes fut vengée la mort de Jumonville ?—M. de Contrecœur pe sur les Anglais une éclatante revanche.
l'envoya contre eux le sieur Villiers, frère de Jumonville, avec 600 Canadiens et 100 Sauvages. Le 3 juillet, ce brave officier attaqua le fort Nécessité, défendu par 500 hommes et 9 pièces de canon; le seul feu de la mousqueterie française fit taire l’artillerie ennemie, et, après dix heures de combat, le fort se décida à capituler pour éviter l’assaut.
L'assassinat de Jumonville (1754) et la victoire de Villiers, son frère, furent le commencement de cette terrible guerre de sept ans, qui devait se terminer. par la conquête anglaise, mais que les Canadiens sou-
tinrent avec un Courage et un héroïsme dignes d’un meiHeur sort.
152. Quel était l’état des forces de la Nouvelle- France et des colonies anglaises, au commencement de la guerre de sept ans ?—En 1754, la Nouvelle-France était protégée par une chaine de postes militaires, qui pouvaient offrir les
plus grands avantages dans la guerre défensive ; mais elle manquait de soldats pour les défendre ; sa population ne dépassait pas 65,000 âmes ; et sa milice, qui pouvait à peine atteindre jè chiffre de 14,000 hommes, n'était : soutenue que de 1,200 soldats français, tandis que les colonies anglaises, ayant une population de 1,200,000 âmes, pouvaient mettre facilement sur pied autant de soldats que le Canada comptait d'habitants.
L'activité et l'énergie de quelques gouverneurs français, avaient pu, avec de minces ressources, fortifier la Nouvelle-France contre une guérre d'invasion. Une ligne non-interrompue de postes militaires courait de l’est à l’ouest; elle partait de l’isthme acadien,
âssait par Québec et Montréal, suivait le fleuve, ongeait les grands lacs et allait aboutir sur les bords du Mississipi. De cette grande ligne s’en détachaient deux autres, tirant vers le sud : l’une appuyée sur le lac Erié, suivant la rivière aux Bœufs, et finissant au fort Duquesne, sur l'Ohio; l’autre, courant le long de la rivière Richelieu, depuis le fleuve Saint-Laurent jusqu'au lac Georges, ou Saint-Sacrement. Le Canada, qui comptait 25,000 habitants en 1721, et 50,000 en 1744, avait, en 1754, environ 65,000 âmes, pouvant fournir au plus 14,000 miliciens. Dans tout le cours de la guerre, Îa” France n’envoya pas 5,000 soldats. Ainsi, c'est avec une petite armée, dont le chiffre n’atteignit jamais 21,000 combattants, qu’on allait lutter, pendant sept années, contre des ennemis vingt fois plus nombreux, qui pouvaient lever facilement 60,000 hommes de milice, et qui de plus devaient recevoir d'Angleterre 30,000 hommes de bonnes troupes.
153. Que fit le roi de France à la suite de l'assassinat de Jumonville?--Le roi de France,
| ne jugeant que la paix :allait devenir impossible | es en Amérique, se décida à y faire passer des || as secours. Au mois d'avril 1755, six bataillons de. | ne vieilles troupes formant 3,000 hommes, furent. || ait envoyés en Canada; sous le commandementde || dis Dieskau, maréchal de camp. En même temps, Al la- | le marquis de Vaudreuil fut nommé gouver: |} tre neur, pour remplacer Duquesne. qi le Une partie de l’escadre qui amenaïit des troupes en Canada, rencontra, à l'entrée du golfe Saint-Laurent, l'amiral anglais Boscawen, avec 11 vaisseaux de. QUrS ligne. Dans le combat qui suivit, deux vaisseaux for- français furent obligés de se rendre, avec huit com. Or: pagnies de soldats qu'ils portaient.
cart Le marquis de Vaudreuil était fils de M de Vau. au dreuil, successeur de M. de Callières, : Il gouverna là
Nouvelle-France de 1755 à 1760, et fut ainsi le dernier des gouverneurs français au Canada.
15%. Quel fut le plan de campagne adopté par : les Anglais, en 1755 ?—Leur plan de camnagne * fut d’envahir le Canada par quatre endroits différents, et d'altaquer à la fois le fort Duquesne, dans l'Ohio ; Niagara, au pieu cu Jac Erié ; Saint-Frédéric, sur le lac Chsrnplain ; Beauséjour et Gasparaux, du côté de i'Acadie.
455. Que firent lrs Anglais du côté de l’Acadie ?—Le lieutenant- colonel Monckton alla assiéger, avec 2,000 hommes, les forts de Gasparaux et de Beauséjour. Il s’en rendit maître sans peine, parce que le premier de ces forts n’était défendu que par 19 <oldats, et que le second avait pour commandant un
+ officier inepte, du naw de Vergor. C'est après
| || leur Pays.
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ces faciles succès que les Anglais expulsèrent plus barbare les Acadiens de
de la manière la
| { || F#156. Racontez la dispersion violente des Aca-
diens.—Les Anglais résolurent de chasser de
|| PAcadie toute la population française. Les
malheureux Acadiens furent attirés dans un piège à Grand-Pré, cernés et arrêtés par ’armée anglaise. Puis on fit de leur pays un véritable désert, en promenant partout le fer et la flamme. Par un rafinement de cruauté, on sépara les fémmes de leurs maris, et les enfants de leurs parents, avant de les embarquer pour lexil. Plus de 7,000 personnes de tout sexe et de tout âge furent ainsi jetées pêle-mêle sur des navires, et déportées dans les colonies anglaises, où on les dispersa depuis Boston jusqu’à la Caroline.
157. Racontez la bataille de la Monongahéla.— Le général Braddock, marcha avec 2,000 hommes contre le fort Duquesne. Le 9 juillet, il rencontra sur les bords de la Monongahéla les troupes françaises, commandées par M. de Beaujeu, et composées de 220 canadiens et de 650 sauvages. Après un combat furieux de quatre heures, les Anglais commencèrent à plier, et leur retraite se changea bientôt en une déroute complète. M. de Beaujeu périt dans l’action, Braddock fut blessé mortellement, et plus de la moitié des troupes anglaises restèrent sur le champ de bataille.
Une si belle victoire ne coûta aux Francais
que la perte de trois officiers et de vingt-cinq
soldats.