‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 26 sur 31 · SECONDE ÉPOQUE · texte numérisé non relu

SECONDE ÉPOQUE

Dépuis l'établissement du gouvernement conslitu- 1% jusqu’à l'union des deux Canadas (1791—

ions politi

de là constitution de 1791 7?-—Cette constitution divisait la colonie en deux provinces, le Haut et le Bas-Canada, séparés par la rivière Outaouais. Elle donnait au Bas-Canada un Conseil législatif de 18 membres nommés à vie par la couronné, et une Chambre d'Assemblée de 60 membres élus par le peuple.

La division du’ Canada en deux provinces, ayant chacune un nd Moins distinct, avait pour but de faire cesser l Anglais. Le gouvernement de chaque province com-

et trois pouvoirs ou branches de législature: la

“Chambre d’assemblée où des représentants, le Conseil Jégislatif et le gouverneur. Lé concours de ces trois

uvoirs était absolument nécessaire pour faire les ois ; ainsi, en vertu de ce système, aucune loi ne pouvait devenir en force, avant d’avoir obtenu la sanction des deux chambres et celle du gouverneur, La constitution de 1791 ouvre une nouvelle ère dans l'histoire de notre pays. A cette époque, les deux Canadas avaient environ 135,000 habitants, dont 15,000 Anglais, Le Haut-Canada ne comptait que: 10,000 âmes. | *

201. Quand se réunit le.purlement, et que se passa-t-il de remarquable ?—La réunion du premier parlement eut lieu le 17 décembre 1792.

Des élections s’étaient faites dans le mois de

àantagonisme entre les Canadiens'et les

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juin précédent; et, sur ci gran membres, seize anglais avaient été él Les Canadiens s'étaient montrés confiants jueque u'à Pimp Hirnt Mal DAS Jeurs 1h ape y ntre les mains de ceux q tions oujours été leurs Pet plus acharnés. Ils eurent lieu de s’en repentir ; à l'ouverture du parlement, les membres anglais proposèrent de nommer un président dé leur nationalité, et Eh. tr des chômbres l'usage de la langue çaise. Ces deux itions soulevèrent de grands débats et furent àla fin rejetées; anet fut élu président, et l’on décida, ao le vote derto tous les Anglais, di dans dés pee de la chambre seraient éc s deux langues. :

La Chambre d'assemblée consacra lusieurs ces à la question si importante de l'éducation; ell clama les biens des Jésuites, dont le pt or allait s'emparer, et propôsa de les emploÿer à l'édus cation, suivant leur destination primitive., Dans les. trois sessions parlementaires suivirent celle de 1792, les membres s 6tcupèrent des moyens d'élever le revenu public au niveau de la dépense ; le taux des rentes seigneuriales, la loi des chemins, le numéraire qui avait cours dans le pays shnorrenR longtemps leur attention.

202. Quel fut le successeur de lord Dérchester P —Ce fut le général Prescott, dont. RON tration dura trois ans, de 1796 à 1799. |

Prescott craignait beaucoup linvasion en Canal des idées ‘révolutionnaires de: France ; ses frayeurs exagfrées lui firent voir les indices. d'un soulèvement

polire dans là résistäné faite, on certains endroits; hl'exécuticn della loi des chemins. Pour prévenir tout danger, il se fit donner per les deux chambres En uvoir presque absolu de ve arrêter les citoyens st lés étrangers soupçonnés d'être favorables à la révolution. Ce gouverneur mécontenta à la fois les Canadiens:et les Anglais :'ilse mit en lutte avec les principaux fonctionnaires; en tentant certaines réformes, et irrita les catholiques par son refus de laisser ériger de nouvelles paroisess. Aussi le vit-on avec plaisir rappelé en.Angleterre, en 1799.

‘203; Donnez un aperçu: des principaux évènements qui eurent lieu, de 1800 a 1807 ?—L'existence ! de l’ordre des Jésuites, en Canada, hé être garantie pr la cäpitulation de Montréal; en 1800, le gouverneur Milnes,

successeur de Prescott, prit possession des biens de cet ordre, au nom de la, couronne.

à même temps, le gouvernement établissait

ua système particulier d'éducation, qui reçut le‘nom d’{nstitution Royale, et dont le but était l’anglification du pays. Les Canadiens repoussèrent unanimement un pareil système, parce qu'ils comprirent que son application entraînerait la ruine de leur langue et de leur religion. Aussi l’Institution Royale ne fit rien, parce que £es écoles furent désertes. — Un autre fait, digne de remarque, fut la fondation du. journal {e Canadien, üestiné à défendre d n0$ institutions, notre langue et nos lois.» L'apparition de cette feuille (1806) marqua l'ère de la liberté de la presse, comme la publication de la Gazette de Québec (1764) avait commencé l’ère du journalisme en notre pays.

droits, 204. Qu'esi.ce Qui caractérisn l'edministration évenir de Craig ?—Ce furent les violences aux uelles mbres ce gnuVerneur se livra, et. les graves issen: pes Sious qui éclatèrent entre Jui et la Chambre ois les d’assemblée. Les représentants du peup'e ec les VOuliient exclure de a Chambre les juges et es: ré- les juifs, POur des raisons Constilulionnelles : us de € SouVerueur s'y opposa Obstinément ; ifent Tron Même recours à l’abus de ja force, en füisane Saisir les presses du Canadien Par Une escouarto évène- de ‘soldats, et jeter en nrison les Principaux ’exis- membres hostiles à ses idécs. Mais os Viv. \ada, ences ne purent rien Contre l'énergique résis. )n de lance des représentants du Peuple, et il fut Ines, obligé, en 1811, de Signer la foi Qui déclarait des es juges inhabiles à siéger dans la Chambre nne. : ‘assemblée. xs BR tbe ssait ne re ré reçut (| Craig administra Je Canada de 1807 à 1811. Bourru, était Ur, irritéble et SoupConneux, Craig élait l’honime “ae Qu il fa'lait aux enneis de notre Nationalité, Ausei y re- brêta-t-il facilement l'oreille aux InSinuations rides eme, de l'élément Prolestant, et dé ceux QU avaient intérèt: ation à flattor le Pouvoir ; il ne vit bientot ans les Caraleur ‘liens qu’un Peuple insoumis, Songcant à la révolle, rien, et qu'il fallait Conteni

Un . émouva

nèur, et peu de temps après, les principaux membres de l’Assemblée étaient rayés de la liste des officiers de milice. ‘Le parlement fut prorogé, puis dissout ; mais les élections qui'suivirent n'amenèrent aucun changement dans le carectère de la représentation nationals, La Chambre ayant déclaré le siége du juge de Bonne vacant, Craig ne put contenir sa colère; il cassa le parlement, tit saisir les presses du Canadien, et arrêter l’imprimeur, sous accusation de haute-tra-

|| Misoh. Des mandats d’arrestation furent lancés contre

MM. Bédard, Papineau, Taschereau et plusieurs autres intrépides défenseurs des droits du peuple. En mème temps, le gouverneur fit sortir une longue proclamatiog qui dénonçait dés trames, des complots, des conspirätions que personne ne soupçonnait. Le calme, troublé par les écarts et les’ violences du pouvoir, se rétablit lorsque l'Angleterre enjoignit au gouverneur l’ordre de sanctionner toute loi défendant d'élire des juges dans la législature. Bédard et les autres détenus . politiques furent rendus à la liberté, le gouverneur. passa sans transition de la colère à la biénveillance, et l’on put espérer un avenir meilleur.

: 205. Comment le gouverneur voulut-il empiéter sur les droits de l'Eglise ?—Après avoir essayé à dominer le parlement, Craig chercha à faire du clergé un instrument politique; il ne médita rien moins que l’asservissement de l'Eglise au profit de l'Etat, en voulant faire donner au roi la nomination aux cures dans les paroisses. * Le siége épiscopal de Québec était alors oecupé par Mgr. Plessis, prélat aussi distingué par l’éclat de ses talents, que par lélévation de ses vucs et la fermeté de son caractère.

Craig eut avec lui plusieurs entrevues; puur le gagner à ses idées, il chercha à le séduire par l'intérêt et l'ambition, ou à l’effrayer par

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Unis. Ils demandèrent satisfaction à l’Angleterre ; n'ayant pu l'obtenir, ils se préparèrent à la guerre, et la commencèrent, en 1812, par l'invasion du Canada. |

208. Quelle fut l'attitude des Canadiens en présence de la guerre P—Les Canadiens montrèrent le plus. grand zèle pour la défense de Ja patrie; celte fois, toute la. population fut unanime à repousser l'invasion. Les Chambres accordèrent au gouverneur tout ce qu’il de-.

manda pour organiser la défense et lever des troupes ; les milices se dirigèrent de toutes parts vers la frontière ; et bientôt le pays fut en état de soutenir le choc des armées envahissantes. |

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