Pourquoi le Jouverneur Sir Georges Pré
vost fut-il ro dé: re? — Pour :
prit d'équité 6 Manquèrent pas, dans cette circonstance, de lui donfi
er des mar es 8 leur estime et de leur amour : là chambre le joua
l'arrivée de Sherbrooke.
215. Qu'est-ce qui caractérise l'histoire du Canada, depuis la fin de la guerre de 1812 Jusqu'à l'insurrection de 1837 ?__Ce qui caractérise cette période, c’est l’ardeur des luttes parlementaires. La Chambre d’assemblée réclamait comme un droit la Votation de toutes
les sommes nécessaires au BOuvernement pour le service public; c’ést ce qu'on appela Ja
uestion des subsides. Maïs les gouverneurs el e conseil exécutif refusèrent ohstinément aux représentants du peuple l'exercice de ce droit; de là l'origine de ces luttes ardentes, qui, commencées dans les chambres, finirent sur les champs de bataille en 1837.
C'est un de droit constitutionnel que le vote des deniers publics appartienne aux représentants du peuple. Ce principe fut reconnu dans la constitution de 1791, et dès la session parlementaire de 1782, Fassemblée du peuple déclaru que la votation des sommes nécessaires au gouvernement lui appartenait. Ce ne fut qu'en 1810, que ce droit méconnu trouva de nombreux défenseurs, à la tôte desquels brillait M. Bédard. Assoupie pendant la guerre de 1812, la question des subsides se posa avec éclat dans les chambres, au retour de la paix. Dès lors, elle prie toutes les autres questians; elle domine ‘tous es évènements, qui s’y rattachent ou comme épisodes où comme conséquences. Malgré l'opposition et les détours de la politique anglaise, elle se maintint pendant un quart de siècle, et les tempêtes qu'elle souleva dans les régions politiques allèrent expirer sur les champs de batailles de 1837.
«Dans de ne duel, engagé entre la chambre d'une part et les gouverneurs et le conseil exécutif de ‘autre, les Cavadiens-Français eurent de valeureux champions dans les Papineau, les Bédard, les Viger, les Bourdages, les Nelson, les Cuvillier, les Quésnel, ‘és Morin, et plusieurs autres. M. L. J. Papineau, appelé à la chambre d'assemblée en 1815, à l'âge de 26 ans, remplit ce poste important pendant presque toute la période comprise entre 1815 et 1837. .De l’aveu de tous, M. nee a été le plus grand orateur populaire et parlementaire du Canada, et son éloquence:hors ligne a exercé sur nos destinées une influence immense.r—(/{fsioire populaire du Canada:
| La grande question. des subsides, commençait à | aseltnner vivement les esprita; Sherbrooke, efrayé difficuités d’une position qui le mettait forcément
ts
en lutte avec la Chambre, demanda son rappél ‘en Angleterre (1818): Il: fut reniplacé par le duc de
Richmond,un des grands personnages de la Grande- FE "Au on. en oyait.au Canada pour refaire une fortune qu'il avait dépensée par son luxe et ses extravagancés, 0 ei
‘HiéHimond prorogea le he à propos dela question des subsidës, et 86 rendit impopuülaire paé les paroles de reproche et de censure qu'il adressa aux représentants du peuple. T1 mourüt presque subitement peu de temps après (1819). C'est sous son administration que l'Eglise de Québec fut érigée en métropole ‘par 18 pape Pie VIT; Mgr Plessis reçut le titre d'archevèque, et les évêques sufragants furent : M.MGDonold, dans le Haut-Canada, et M. MacEachern, dans le Nouveau-Brunswick. : |
tement abandonné. .
rent | chern,
Le bureau colonial à Londres avait laissé ‘entrevoir le projet de l'union politique des deux Canadas, dèé
1807. Ajourné pendant la guerre américaine, cé
projet fut:repris après.la conclusion dela paix, pré: paré dans l’ombre,.et présenté:à la chambre des mt munes, en. 1822, à l'insu des Cänadiens. C'était un véritable complot, tramé contre nos intérêts les plus chers: en effet, ce:bill donnait au Haut-Canada une
représentation beaucoup plus nombreuse qu'au Bag |
Canada, diminuait: les libertés religieuses, et restreinait les droits des de sber y pievrus du peuple sur les eniers publics ; il assurait la prépondérance complète
de l'élément anglais sur le population canadienne-
française. Ce bill était:sur le-point de passer presqué inaperçu, lorsque. Macintosh, Burdett et Molties autres membres'en eurent connaissance, et réussirent:
à l'arrêter à sa seconde lecture. Grande fut l'émotion,
en Canada, à la nouvelle de ce projet d'union; l’agita-
tion se répandit-d’un bout du pays à l'autre; de toutes parts s'élevèrent d'énergiques protestations. On tint es assemblées, on organisa des Comités, on :dressa:
les pétitions qui. se couvrirent de plus de. 60,000
signatures; et MM. Papineau et Neïlson furent délé:
gués à Londres pour porter ces pétitions; et les appuyer
au besoin de toute la force de leur éloquence.. Le. :
projet. d'union tomba devant ces protestations unanimes de tout un peuple. Aïnsi finit cet odieux attentat
contre notre nationalité.
218, Qu'est-ce qui amena la.crise, de 1827.?— Le refus du gouverneur à laisser aux membres de l’Assemblée le ‘vote ét le contrôle des dé-. penses jupes amena a crise politique de 1827, Le parlement, fut prorogé. où dissout. à plusieurs reprises ;, l'agitation. qui en. fut la: suite,.et l'irritation des esprits, devinrent à un tel: peint, que l'Anglelerre crut prudent de rapj'eler le gouvérneur (1828). 7
| . appela
Après l’insuccès du projet d'union, Dalhousie élait passé en Angleterre.… Sir Francis Burton le rexplaça pendant son absence: Le pays reprit un peu de calme sous cet admimistrateur, qui chercha à éviter tout conflit avec la chambre, et laissa les représentants du peuple voter les subsides par chapitres non détaillés (1825). Mais cette conduite de l’administrateur fut blâmée par l'Angleterre. Aussi le comte de Dalhousie, au retour de son voyage d'Europe (1826), refusa de sanctionner le bill des subsides, tel que le voulaient les membres, et pour ne pas donner à la chambre le temps de protester, il la prorogea avec un langage sara 9 10 Quelques temps .après,d4e gouverneur én
u peuple par des élections générales.
M. Papineau, Cuvillier, Quesnel, publièrent une adresse au peupie, pour l'engager à réélire les membres de la majorité. Bientôt le pays fut dans unëé extrême agitatior. La violence des discours prononcés dans les assemblées Éea bcavr la fougue et les emportements des journaux, la destitution ou la retraite de plusieurs
officiers de milice, l'appel à la révolte par un journal
des Etats-Unis que rédigeaient des réfugiés canadiens, tous se réunissait pour remuer profondément les esprits, et répandre partout l'agitation et le trouble.
A la réunion de la nouvelle chambre, en 1827, M. Papineau fut élu président. Dalhousie désapprouva cette élection, et enjoignit d’en faire une autre, Les membres avaient prévu ce coup; ils déclarèrent que: le choix du président devait être fait librement, et.que l'approbation du gouverneur n'était qu’une simple formalité d'usage, M. Papineau fut donc. maintenu prspuens. Dalhousie prorogea alors je parlement, et es assemblées publiques recommencèrent, plus nombreuses et plus tumultueuses que jamais. On résolut d'envoyer à Londres des pétitions, pour demander le rappel du gouverneur et une enquête sur les affaires de la province. MM. Neilson, Viger et Cuvillier furent députés en Angleterre pour porter ces requêtes, qui s'étaient couvertes de plus de 80,000 signatures, Dal- Lousic fut rappelé, et remplacé par Sir James Kempt.
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En vertu de ses instructions articuli dévait ‘informer la Chanibre que la disposition . du revenu public Jui: était &bañïdonnée, à l'exception du Salaire du gouverneur et'des juges. La Ch:
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; e le ‘ } : ad) em tré ndit aux ministres qu'il n'était pas ’expédiens dé faire des : changements Hotables. A cgite nouv a babitants ‘de plusieurs comtés tinrent ur nd assemblée, et censurèrent fortement jà dépéche du Era tr as dés difficultés qui "+10nt'alors l'assaillir.. eWanda ét obtint son ran:
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furent inutiles.: Aigrie par une longue série d’injustices criantes et de vexations odieuses, la Chambre repoussa tout compromis relativement à la question des subsides, prit en considération l'état de la province, et finit parc adopter 92 résolutions, où se trouvaient formulés tous les griefs de la colonie contre la métropole. Lorsque lord Gosford vint rem.
placer Ayimer, en 1835, la fermentation des esprits était telle, qu'elle faisait craindre une” explosion révolutionnaire. |
Lord Aylmer convoqua le parlement au mois dé janvier 1831. 11 fit à:la Chambre une communication importante : l'Angleterre consentait à abandonner le contrô}s de tous les revenus, excepté: celui des domaines de la couronne, moyennant une liste civile de £19,000 votée pour la vie du roi. C'était une offre reisonnable que la prudence congeillait d'accepter ;: malheureusement, les membres la repoussèrent ; puis, recueillant les griefs et les abus qu’on déplorait, ils les formulèrent dans une pétition destinée à être envoyéa à Londres. Lord Ayimer exprima à la Chambre le plaisir qu’il avait de voir ses plaintes exposées nette. ment, l' :ngagea à faire d'autre demandes, si elle en avait, et la conjura en même temps de reposer en lu! toute confiance, de lui ouvrir son cœur et de ne lui rien cacher, Il était impossible de pousser, plus loi:
la bienveillance et rl ti de conciliation. Mais déj!
une influence regrettable prévalait dans l’Assemblée ‘un grand nombre de jeunes membres, enflammés d’ur pre plus ardent qu’'éclairé, s'étaient ralliés «. apineéau, ét voulaient la lutte parlementaire :à outrance contre l'Angleterre, sans songer qu'ils donnaient par là à la politique une impulsion dangereuse, et qu'ils menaient le pays vers des abimes.
Après la session, l'élection d’un membre pour la ville de Montréal créa des troubles sérieux, qui néces-
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la tévolte éclutu eur 1837. :
fat suivi d'un fléau. Le choléra éclate POSE la pre-
ère fois en Cañada, et ft d'épouvantéb es ravages, Québec surtout, où il enleve plus de 3,000 per. sonnes. OUNNMAIDE Le A : L'agitation des esprits, à peine calmée par le terrible fléau, récommenca dans l'automne, avec toute sa violence. La Chambre, en 1833-34, fitune longue enquête sur l'affaire du 21 mai, résolut de rompre avec le
mettre lord Aylmer en acCusat des lords. Les 92 D plutions devinrent le drapeau pee OU Contre lequel ôn devait désormais S’eñgager & Combattre. Ce alors que Neilson, Cuvillier et es périls que renfermäient les régos
Iue temps après, Aylmer fut rappelé et remplacé par lord Gosforde ui " di:
221. Quelle Mission l’Angleterre Confia-t.elle à lord Gosford, ‘en le nommont Jouverneur du Canada P—Lord Gosford fut Chargé de prendre Connaissance de l’état du pays, et d’en rendre € Compte le plus détaillé Possible. Ii fit un rapport volumineux, avec l’aide de deux com- MisSaires qui lui furent adjoints, et l’envo: 8 Londres. Ce rapport était hostile aux Cana:
diens et à Ja: politique de la ‘Chambre + jf Souléva d'immenses colères : les Esprits déjà EUrrexeitÉS S'échanffèrent de plus en plus, et
-- Lord Gosford.arriva dans l'été de 1835, avec le titre dé commissaire royal;.et socompagné de deux adjoints, Gray et Gipps, chargés comme lui de faire enquête sur l’état du pays, gouverneur se montra affable etpoli, et parut s'eflorcer de gagner la bienveillance des Canadiens. Dans un long discours qu'il adressa à la Chambre, il appuya sur beaucoup de réformes de détail, chercha à calmer. les défiances des membres, et déclara que sur toutes les questions politiques qui préoccupaient si fortement l'opinion, les commissaires feraient leur. rapport à Londres. Mais ce rapport fut défavorable: à la cause, canadienne : il condamnait complètement les réformes que la Chambre réclamait avec tant de persistance; et les suggestions hostiles qu'il contenait furent. adoptées dans les communes anglaises. A cette nouvelle, l'indignation en Canada ne Connut plus de bornes; ler agitateurs parcoururent le pays pour. soulever le peuple: les. assemblées publiques se multiplièrent; des manifestes menaçants furent répandus dans les campagnes; on forma des associations secrètes; on organisa la résistance armée; on alla jusqu'à pendre le. gouverneur'en effigie... Mgr Lartigue, evaque de Montréal, publia un mandement pour calmer les esprits, et le gouverneur effrayé fit venir en toute hâte des troupes du Nouveau-Brunswick. Cependunt la masse de la population était indifférente où hostile au mouvement insurrectionnel ru'on préparait. Les troubles éclatèrent à Montréal le 7 novembre 1837, entre les Fils de la liberlé et les eng ; ce fut le commencement de la ré:
voke. |
992. Que se passa-t-il. à Chambly, à. Saint- Denis et à Saint-C'harles ? —La révolte, éclatée à Montréal, le 7 novembre, 8e propage rapidement sur la rive droite du fleuve. Près de Chambly, un détachement de cavalerie anglaise fut mis en déroute. Le colonel Gore, parti
ec. le titre adjoints,
tion était rectionnel Montréal lé et les
de la ré-
à. Saintsur rapiqG
Près. de anglaise
—— 139 ire
de'Sbrel, avec‘ un corps de:troupes et avec de laæavalerie, se dirigea. sur. Saint-Charles, et.
fut arrêté :à :Saint-Denis, le 23 novembre, :
par une troupe d'insurgés, ‘dont la. plupart n'avaient pour toute arme que des fourches.et :
des bâtons. Le brave Dr. Nelson, qui les commandait, engagea résolument la bataille ; le combat dura sixheures, et se termina par la défaite des Anglais, qui perdirent dans leur | fuite une partie de leurs munitions et de leurs: bagages. Quelques jours après, se livrait la bataille de Saint-Charles. Les insurgés y 4 avaient formé un camp, qu’entouraient de :
faisles retranchements formés d’arbres renve.sés. Le colonel Wetherall marcha contre .
eux avec 300 soldats et 2 pièces de canon; il les enveloppa complètetuent avant de les atta- . quer, et ne leur laissa ainsi d'autre alternative que:de vainere ou de mourir. Les rebelles, Nanquant d'armes et de munitions, se défendirent cependant avec courage; unais les fragiles retranchements qui les couvraient ne purent résister à. l'artillerie, et le camp fut emporté d'assaut. Plus de 100. Canadiens trouvèrent la mort dans celte action
Ë Re D En ee dE GE —
A la suite de ces combats, le district de Montréal
fut mis sous la loi martiale, pendant que le peuple s’assemblait de toutes parts pour protester contre la k révolte, et assurer l'Angleterre de sa fidélité. L'insur- | rection était vaincue sur la rive droite du fleuve; il
ne restait plus qu’à triompher des rebelles sur la rive
gauche, dans le comté (les Dreux-Montägnes, où ils
s'étaient reunis én Woupes nombreusvs,