Quis moyens prit M; de Chates, pour
assurer le succès de son entreprise ?P—M. de
Chates co nette par former une nav uissantequi pût subvenir aux frais de l'expéition; pus, avant de risquer une colonie, il
chargea (603) Pontgravé et Champlain de
bien examner les lieux; afin de le mettre en état, l’annke suivante, de faire un meilleur, choix. Maltbureusement, le commandeur. moœæ.
rut peu de \lemps.après. : , ::
11, Que jrent.Pontgravé et. Champlain duns leur voyage Ils commencèrent par: se con-
cilier la bienveillance des sauvages, avec lesquels ils cortractèrent uné alliance solennelle" | puis ils remontèrent le fleuve
à Tadoussac
Saint-Laurenc jusqu’au saut Saint-Louis, observant avec soin la nature et les avantages du pays, et recueillant de la bouche des indigènes tous les renceignemeuts possibles sur le cours. des rivières et sur la richesse des mines.
Le 26 mai 1603, Pontgravé et Champlain entraient dans le port de Tadoussac, ramenant de France deux Sauvages, qui devaient leur servir d’interprètés. * Dès le lenéleitrat les Français se rendirent à la pointe aux Allouettes, où étaient cabanés environ mille Sauvages, L'un des interprètes fit d’abord une harangue pour raconter comme le roi de France les avait bien traité, et pour assurer ses compatriotes que S4 Majesté désirait peuplier leurs terres. et les secourir: contre leurs ennemis les Iroquois.. Après cé discours, qui fut écouté avec un religieux silence, le grand sagamo (ou chef) Anadabijou, présenta le calum tà Pontgrayé
“et à Champlain. Suivant la coutume e ces peuples, on fuma ainsi quelque temps sans rien dire. Ensuite, Îe grand chef prit la parole, pour exprimer au nom A combien ils étaient heureux de l'alliance que Jeur offrait le roi des Français. Tout se termina par un grand festin et des danses solennelles. ra
12. Qui succéda à M. de Chates ?—Ce fut M. | de Monts, gouverieur de Pons, en. Saintonge.
‘De Monts. conserva la compagnie formée par son prédécesseur, et l'augmenta mème de plusieurs négos:' ciants de Rouen ct de La Rochelle. Le privilège : exclusif de la traite des pelleteries lui fut accordé pour dix ans; mais par suite de la jalousie de ses ennemis, il fut bientôt révoqué, ou réduit à une gratification qui était à peu près nulle.
13. Où M. de Monts établit-il sa première colonie ?—M. de Mouts, redoutant les rigueurs, du climat cauadien et les difficultés de la navi-
gi du fleuve Saint:Laurent, se dirigea vers es côtes d’Acadie. Il passa un hive> (1604-5) sur la petite île Sainte-Croix, dans la rivière du même nom, où l’on souffrit beaucoup du scorbut et du manque d’eau douce. Au printemps suivant, il transporta sa colonie à Port- Royal, qui! fut obligé d'abandonner au bout de deux ans, par suite des difficultés que lui suscitèrent ses nombreux ennemis.
44. Quelles furent, du côté de l'Acadie, les principales découvertes faites par Champlain ?— Champlain parcourut, tant avec M. de Monts qu'avec M. de Poutrincourt, toutes les côtes de l’Acadie et de la Nouvelle-Angleterre, découvrit la baie Française (de Fundy), la rivière Saint-Jean, le Penobscot, le Kénébec, et pour-
suivit ses explorations jusqu’au delà du cap
15. M. de Monts abandonna-t-il complètement son entreprise ?—M. de. Monts, sans £e laisser décourager, parvint à se faire rétablir dans son privilége. Cette fois, il tourna ses vues vers le Saint-Laurent, qu’il connaissait déjà lui-même, pour l’avoir visité en personne dès le temps de Chauvin.
. €t le désir de «faire fleurir le lys et
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