‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme]Chapitre 4 sur 31 · DEUXIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉPOQUE

Depuis la fondation de Québec (1608), jusqu'à l'établissement du Conseil Souverain (1663). TT

16. Quel fut le fondateur de Québec P Ce fut Samuel de Champlain, lieutenant de M, de Monts. Il choisit sur le Saint-Laurent un lieu que lés Sauvages appelaient Québec, et fonda la ville de ce nom, le 3 juillet 1608

Champlain était natif de Brouage, fut maréchal-de-logis dans les gucrres goût pour la carrière aventureuse

en Saintonge. Il de la Ligue. Son de la navigation, l'unique religion catholique» comme il le dit lui-même, le portèrent : vers le Nouveau-Monde. Il alla aux Indes-Occidentaies (1599-1601), et les excellentes qualités dont il fit preuve dans ce voyage, lui méritèrent les faveurs de Henri 1V... Le voyage qu'il fit en 1603 avec Pontgravé, ses nombreuses explorations aux côtes de l’Acadie et de la Nouvelle Angleterre (1604-7) lui donnèrent une exXpérience que beaucoup d'autres avant lui n'avaient pu acquérir.

Québec fut fondé là où se trouvait l'ancienne Stada-* coné. Il était impossible de mieux placer le chef-lieu d'une colonie naissante: un superbe promontoire, formant une citadelle déjà presque achevée par les mains de la nature; un vaste bassin et une rade profonde, où toute une flotte peut mouiller à l'abri des tempêtes: un ensemble de beautés pittoresques comme on'en trouve peu dans lé monde entier > une position centrale, . au bord d'un fleuve majestueux, au milieu des tribus amies de la grande famille aigonquine: tout devait faire approuver le choix que fit en cette occüsion le: père de la Nouvelle-France, | LRU TS

17. Quelles étaient, à l'arrivée de Champlain, des principales nations sauvages du pays ?—Les rincipales nations sauvages du Canada, étaient les Montagnais, répandus depuis le bas du fleuve jusqu'aux Trois-Rivières, dans le bassin du Saguenay et du Saint-Maurice ; les Algonquins, qui habitaient le haut Saint-Laurent, et surtout l’Ottawa ; les Hurons, dont le pays s’étendait au sud-est du grand lac qui a pris leur nom; enfin les Souriquois ou Micmacs, aux côtes d’Acadie, et les Etchemins à la Nou- Pie Angleterre. Tous ces peuples avaient pour ennemis communs, les Iroquois ou la confédération des Cinq-Cantons, savoir : les Agniers, les Oneyouts, les Onontagués, les Goyogouins et les Tsonnontouans, dont le pays occupait le nord de l’état de New-York.

18. Quelle était la langue des Sauvages du Canada ?—Les divers dialectes que parlaient les Sauvages du Canada, se fattachaient à deux souches principales, l’algonquin et le huron. Ils unissaient à la douceur une grande richesse, t une étonnante variété de formes.

L’algonquin et le montagnais ne sont que deux dialectes d’une même langue, de même que le huron et l'iroquois; le micmac, l’etchemin ou abénaquis se rapprochaient plutôt de l’algonquin ou du montagnais, que de la langue huronne-iroquoise.

19. Quel était le caractère général des Sauvages du Canada ? —Les aborigènes étaient doués de beaucoup d'intelligence, hospitaliers, graves et éloquents dans leurs conseils, rusés et intrépides dans les combats, mais cruels dans la

victoire. Lorsqu'ils tomhaient au pouvoir d’un ennemi, ils se montraient impassibles au milieu lés plus affreuses tortures, et insultaient encore à la rage de leurs bourreaux.

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