‹ Histoire du Canada à l'usage des maisons d'éducationChapitre 25 sur 59 · GG5] LE MARQUIS EE TRAC Y · texte numérisé non relu

GG5] LE MARQUIS EE TRAC Y

l'ordre, et do réduire les Iroquois. Il arriva à Québec le dernier jour de juin 1665, avec quelques compagnies du régiment de Carignan. On s'était j^réparo à lui faire la plus magnifique réception qui fût possible ; mais il refusa tous ces honneurs, et se contenta des vives acclamations et des cris de joie do la population, qui l'accompagna jusqu'à la cathédrale. L'évèqne l'y attendait, vêtu pontificalement et accompagné de son clergé. Après l'avoir salué, et lui avoir présenté l'eau bénite, le prélat le conduisit jusqu'au pied du chœur, où un prie-Dieu lui avait été préparé. Quoique affaibli par la maladie, le marquis s'agenouilla, sur le pavé, sans vouloir même se servir du carreau qui lui fut offert. Après qu'on eût chanté le Te Deum, Monseigneur reconduisit M. de Tracy jusqu'il la porte, dans le même ordre et avec les mêmes honneurs. 147. Le vice-roi ne marchait jamais sans être précédé de vingt-quatre gardes, de quatre pages, et Buivi de six laquais, sans com2:)ter un grand nombre d'officiers richement vêtus qui l'accompagnaient partout. Les sauvages vinrent de toutes les nations amies des Français pour haranguer le marquis de Tracy, lui témoignant qu'ils le regardaient comme leur protecteur et l*e rengeur des insultes et des cruautés des Iroquois. Ils accompagnèrent leurs compliments de présents à leur manière. M. de Tracy prenait plaisir aux discours des sauvages ; il trouvait beaucoup de bon sens dans leurs harangues, et leurs expressions fortes et naïves le surprenaient. Il leur répondit par interprète qu'il les secourrait de tout son pouvoir dès que les troupes qu'il attendait de Franco seraient arrivées; et il détacha avec eux un certain nombre d'hommes, sous la conduite do M. de Eepcntigny^ afin de commencer à construire les forts que l'on jirgcrait nécessaires, en attendant qu'il pût se trans- ]X)rter lui-même sur les lieux, et mettre les Iroquois à Ja raison.

^'-' 148. Le reste dti régiment de Carignan, à rcxception cle quelques compagnies, arriva bientôt avec ^f. do ^Salières, qui en était colonel ; l'escadre portait en

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