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EDMUND HEAD

riaîe de l'université Laval (1), et, deux ans plus tard (1854), il voulut bien honorer de sa présence et encourager de son éloquente parole l'inauguratiou solennelle de cette institution.

442. Quand lord Elgin quitta le Canada, en 1854, la province jouissait de la paix et d'une grande prospérité. Le nombre des représentants du peuple avait été porté de 84 à 130. Un grand nombre d'améliorations s'étaient opérées ; le département des postes

H" avait (1851) réduit le port des lettres à un taux uniforme et libéral ; plusieurs lignes de voies ferrées

•Y offraient une nouvelle route au commerce de l'Ouest, et une communication plus facile avec les États-Unis ; l'établissement de nouveaux j)hares commençait à

•^"donner -plus de sûreté à la navigation du Saint- Laurent. Le Canada enfin se crut capable de rivaliser avec les peuj^les de l'ancien continent, et les succès qu'il obtint à l'exposition de Londres en 1851

T prouvèrent qu'il n'avait pas trop présumé de ses forces.

443. En quittant le Canada, lord Elgin, dont l'Angleterre savait apprécier le tact et l'habileté, fut chargé d'aller représenter à Washington les intérêts du gouvernement britannique ; le traité de réciprocité avec les États-Unis fut conclu en juillet 1854. Par ce traité, l'Angleterre permettait, avec certaines réserves, aux vaisseaux américains la pêche dans les eaux britanniques, et leur ouvrait la navigation du Saint-Laurent ; en retour, les États-Unis accordaient aux Canadiens le droit de naviguer sur le lac Michigan.

444. Sir Edmund Ilead remplaça lord Elgin en 1854, et tint les rênes du gouvernement jusqu'en 1860. Quoique son administration ait été moins brillante et surtout moins populaire que celle de son prédécesseur, elle n'est pas une des moins remarquables dans cette époque de notre histoire. Deux questions impor-

(1) Cette charte f'it lignée par Sa Majesté la Reine Victoria le S décembre 1852, jour de riramaculée Conception. Le séminaire de Québec se chargea de la fondation, suivant le vœu des pères du premier concile de Québec.

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tantes et longii^mps discutées, y furent réglées définitivement : la question des réserves du clergé, et celle de la tenur:> seigneuriale. La première intéressait particulièrement le Haut-Canada ; le parlement, en vertu d'un acte impérial, séj^ara l'état de toute liaison avec l'église établie, régla l'application des fonds provenant de ces réserves, et divisa le reste entre les diverses municipalités du Haut-Canada. La tenure seigneuriale, qui avait toujours été en vigueur «lans le Bas-Canada, fut abolie en 1855 ; de toutes les charges dont le censitaire était grevé, il ne lui resta plus qu'une légère rente foncière, qui remj)laçait le droit de cens et rente, mais qui devenait rachctablo à volonté. Le gouvernement se chargea d'indemniser les seigneurs des droits de quint, de banalit ' et do lods et vente, que leur enlevait cette mesure ; une somme d'environ £050,000 fut votée pour cette lin.

445. En 1856, le gouvernement lui-même subit une modification importante dans les éléments de sa cons- ,titution; on introduisit le principe électif dans le eonseil législatif. Les anciens membres demeuraient conseillers à vie comme par le passé ; mais les nouveaux membres devaient à l'avenir être élus par un des quarante-huit collèges électoraux nouvellement érigés.

440. Depuis l incendie du parlement a Montréal, le 8iétj;e du gouvernement avait été ambulant ; la chambre tenait ses séances alternativeinent à Toronto et à Québec. Un système aussi dispendieux ne pouvait -durer longtemps. 8a Majesté, à la demande même de la législature provinciale, consentit à fixer le siège du gouvernement, et choisit la ville d'Ottawa.

44T. Peu de temps avant le rappel de Sir Edmund Head, le Canada fut honoré de la visite du prince de Galles, dans l'été de 1860. Le prince reçut partout -des témoignages non équivoques de la loyauté du peuple canadien.

448. Lord Monde remplaça Sir Edniund Head eu 1801. Pendant son administration, le Canada fut presque continuellement inquiété, du côté des Etats-

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