Fiers de cet avantage, le» Français marcherait
contre les établissements anglais de Terre-ISretLvèv éin
1 709. Saint- Jean^ entrepôt général des As^^lals, étéit
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forts considi râbles. M. do Saint-Ovido, lieutenant du foi à Plaisance, rtiôsêmbla cent soixante-nenf hommes, 6oldâ,ts^ matelots, milicienH et sauvages, partit sur la neige en plein cœur d'hiver, et arriva, le dernier de décembre, devant Saint-Jean. Escalader les trois forts, et faire les Anglais prisonniers, fut l'affaire d'une demi'heure. Le butin ftit immense. Mais, comme on ne pouvait occuper cette place sans dégarnir Plaisance, on détruisit les forts.
209. Ces revers multiplié» et Icscontinuclleô attaque axiicquelles ils se voyaient exposés, dJcidi'ront le.. Anglo-Américains à faire un suprême effort pour ruiner du coup tous les établissements fVançais. Une flotte de cinquante-quatre voiles, sous les ordre» du
fénéral Nicholson, vint bloquer Port-Royal, vers la n de Tété de 1710, et débarqua nrrs de quatre mille hommes. La garnison était faible et d couragée ; M. de Subercase, ne pouvant com;)ter ni ^ ur ses soldats, ni sur les habitants, no songea gu'res qu' \ obtenir une eftpitnlation honorable. La garnison sortit du fort avec les honneurs de la guerre. Dès ce moment, Port-Royal (1) perdit son nom, pour prendre celui d^AnnapoH», en l'honneur de la reine d'Angleterre.
210. jBncouragé par ce premier succès, Nicholson repassa en Angleterre, pour y presser la conquête du Canada. Il réussit si bien dans sa mission, qu'avant la fin de juin de l'année suivante (1711), une flotte anglaise, commandée par Tamiral Walkcr, arrivait â Boston avec sept régiments dos troupes de Marlborough, et un bataîllrin de soldats de marine. Dans
repartît de Boston le 30 juillet avcc^ lô général et 6,500 hommes de débaniucmcnt, faisant voile pour Qnobec; tandis qtie Nîchotson, il la Uic d'une armée de 4,000 soldats et de 600 îroqnois, (fo^-aît s'avancer jusqu'au lac George, et se tenir prêt à feindre on même temps sui' Montréal, comiuo on avait voulu faire en
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1690. Los Anglais avaient tant de confiance en leurs forces, qu'il ne croyaient pa6 que Qu'.'bec pût songer à se défendre ; Walker se préoccupait déjà dç ^hiTe^ nage de ses vaisseaux, dans un climat ^si rigoureux. l^Iais la providence, qui ne voulait pas encore livrer le Canada à l'AngleteiTc, tira bientôt Tamiral anglûs de ses préoccupations. Dans la nuit du 22 août, un fort vent d'est s'élève, accompagné d'une brume épaisse, qui enveloppe la flotte dans une obscurité profonde. Les pilotes ne pouvaient plus so reconnaître. I7n ancien navigateur canadien, nommé Pai-adis, prisoniiior à bord de l'amiral, conseilla de ne pas courir trop au nord. Son avis painit buiepect; il ne fut pas écouté. Dans l'espace de deux heures, les vaisseaux anglais furent jetés à la côte sur les écueils qui environnent l'île aux Œufs. Huit des j)lus gros vaisseaux furent brissés avec une violence épouvantable. Le tonnerre tomba sur un autre, et le fit sauter. Le lendemain matin, les corps de plus (le neuf cents malheureux couvraient le rivage. XJn conseil de guerre s'assembla, et l'on jugea qu'il n'était pas possible d'aller plus loin. Pour comble do disgrâce, l'amiral, qui était de soixante-dix canons, sauta avec tout son équi^jage, comme il entrait dans la Tamise. Le mauvais succès de la flotte ne laissa ;\ Xicholson d'autre alternative que celle de battre en retraite, et Montréal se trouva pareillement sauvé de l'invasion.
211. Ijo bruit courut l'année suivante (1712), que les Anglais avaient décidé les Iroquois à violer la neutralité, otso disposaient à mettre en mer une nouvelle flotte pour assiéger Québec. Le gouverneur général trouva dans la bourse des marchands de cotte ville uno somme de cinquante mille écus pour y ajouter do iioavôlles fortifications. Cependant ces rumeurs '.itdoiût fausses, quoiqu'elles ne fussent piis sans r-ij^lq^o fondement.
212 Loin que les Iroquois se fussent réconciliés K^ - 'î>i Anglais, ils envoyèrent même des députés à J.^ Vaiuàve\nlf pouv lui isÀr« <âkQ ^rc^sûâiSA ^^YotAi*
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lAtion8 do fidélité. Hais ils avaient, pou de temps «oparavajit, suscité contre les Français un noi^'cl «nnemi, aussi brave ^u*eu3c, moins politique, beaucoup
Jlns féroce, qu'il était impossible de dompter ou 'apprivoiser ; c'étaient les Outagamis, ou Benards. Cette nation venait de faire alliance avec les Anglais, et leur avait promis de brûler le fort de Détroit, de faire main basse sur tous les français, et d'y introduire des troupes anglaises. Le commandant de ce posto, M. Dubuisson, qui n'avait avec lui que vingt français, appela à son aide les sauvages alliés, alors occupé.s à la chasse. Vers la mi-mai, il vit arriver en lK)n ordre une petite armée composée d'outaouais, de hurons, 4e poutéouatamis, do sakis, de malhomincs, d'illinoin, d'osages, de missonrites, chaque nation portant lo symbole de sa tribu. Dubuisson leur fit un accueil projwrtionné au service qu'ils lui rendaient, c Mon père, i lui dit celui d*entre eux qui portait la parole, 4 voici tes enfiEints autour de toi. Ce que tu as fuit l'année dernière pour les retirer du feu - les Outagamin, mérite bien qu'ils exposent leur vie pour ton service. La seule grâce que nous te demandons, si nous tombons sous la hache de l'Outagami, c'est que tu engages Ononthio à prendre soin de noK fonunos et de nos enfants, et que tu mottes un peu d'heri>o sur nos corps, pour les garantir des mouches. 9 Les vieilliuxls eidiortèrent les jeunes gens à bien faii-e leur devoir, surtout k obéir ponctuellement à leur père. Les Benards, qui étaient venus pour ruiner I>étroit, furent eux-mêmes assiégés et ibrcés h se rendre à discrétion. On massacra tous ceux qui furent pris les armes à la main ; les autres furent faits prisonniers et peu après mis à mort par U» confédérés. Cette exp'dition co\ta aux ennemis plus de deux mille personnes ; la perte des alli's monta à soixante hommes tués ou ble^sts. Lo fruit de cette victoire fut d'ôter aux Anglais tout espoir de 8%'tablir lui Détroit, ce qui aurait été la rume de la Nouvellc- JVance, parce que ce posto leur assurait lo eonvixuiQL- 4^1090^ Qçs lâca et le commerce d^ ^«j^ ^^^^^^i^^