‹ Histoire du Canada a l'usage dos maisons d'educationChapitre 27 sur 42 · CHAPITRE XYI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI

Beooode bataille dos Plaines — Léyis entreprend lo 8lé;;e de Québec — L'armée française se replie sur Muutréal^^Vau [uclin — Capitulation de Montréal ; cession du Canada à rAnglctorro.

291. Cinq années d'une horrible famine, le manque de munitions, T impossibilité de communiquer librement avec la mère patrie, enfin la présence de trois armées formidables, semblaient autant de motifs suffisants pour faire cesser une lutte si énégale et si désespérante. Le chevalier de Lévis eut cependant assez d'empire sur les esprits, pour leur inspirer d'autres sentiments. Persuadé que la Prance ne pouvait pas manquer d'envoyer quelque secou'^ à l'ouverture de la navigation, il calcula ses moyens et ses ressources, et se décida à tenter une attaque contre Québec. L'armée, forte de 6,000 hommes, se mit en route dès le printemps, et arriva sur les Plaines le 28 avril 1760. Le général Murray sortit de la ville avec un pareil nombre de soldata et vingtdeux pièces de canon. Il rangea son armée en avant des buttes à Neveu, presque sur le même champ de bataille où Wolfe l'année précédente avait trouvé la mort au sein fnême de la victoire. Comme toutes les troupes françaises n'étaient pas encore arrivées, il voulut s'emparer du moulin de Dumont, qui commandait le chemin de Sainte-Foye, afin de leur couper le passage. Ce point fut chaudement disputé pendant quelque temps, et dénnitivement emporté par les grenadiers français, qui s'y maintinrent. Le chevalier de Lévis, remarquant que Murray avait dégarni sa gauche, pour concentrer ses forces sur le moulin, profita habilement de cette circonstance, et lança le eolonel Poulariès, avec une puissante colonne, contre eette aile affaiblie. Celui-ci l'enfonça à la bayonnette, et prit le centre en flanc, tandis que Lévis lui-même Boutenait son aile gauche. Le centre^^o l'armée anglaisey troublé par les fuyards, fut forcé d'interlompre son feu^ et fut bientôt cutxKYii^ \\scL-\fiL^\£L^

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dans une déroute générale. La proximité do la vîllo fut le salut du reste de l*armée. Toute rartillerio.ot les munitions restèrent entre les mains des vainqueurs. Les Anglais avaient perdu près de 1,500 hommes, et les Français environ 800.

'2\)2. Lôvis, jpour ne point laisser refroidir l'ardeur do SOS soldats, commença de suite Tinvestissenient de la ville, en attendant les secours qui devaient venir de la mère patrie. Comme on se berçait encored'espérances, on vit arriver, le 15 mai à dix heures du soir, deux vaisseaux, qui vinrent jeter l'ancre devant Québec ; mais c'étaient deux vaisseaux anglais, avant-garde d'une nouvelle escadre de huit ou dix vaisseaux, c Impossible d'exprimer, dit JBoiox, l'allégresse qui triuisporta alors la garnison anglaise ; of)[iciers et soldats montèrent sur les remparts on face des Français, et poussèrent, pendant près d'une heure, des hourras continuels, en élevant leurs char peaux en l'air. » La continuation du siège n'était plus |x>ssible. Lévis fut donc contraint de se replier &ur Montréal.

293. Deux frégates, presque sans artillerie, composaient alors toutes les forces maritimes de la oolo^ nie. Elles furent prises, le 16 mai, après un combat cl e deux heures ; leur commandant, M. de Vaaquolin, et ses officiers, refusèrent d'amener pavillon, inimo lorsqu'ils n'eurent plus ni poudre, ni boulets. L'iimiral anglais, plein d'tuimiratioa pour leur brar voarc, k\s tniita avec tous les égards que niéritait lo'ir conduite.

2D4. u\prè8 la retraite de M. de Lévis, les Anglais.

prirent le parti de faire converger leurs trois armées

t iir ^lontrcal, pour y cerner les restes des troupes

iV:in«;ai.se3, et les contraindre à capituler. Le génen^

l'Inrray remonta le Saint-Laurent avec la flotte; le

bri/i^adier Ilaviland partit de Saint-Frédéric, et Am-

l^horst H'avan a do Choua.fl^uen vers le fort Lévis, qui

trouvait rrfr loix chemin. Ces trois armées, dont

('lîiK'uno tait ] lu.s forte que toutes les troupes. de.la

i colonie, lie ])ouvaient éprouver aucune resistapp^ .

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