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sérieuse dans leur marche. Les Tailioiens, ruinés, épuisés de fatigues, désertaient les uns après les autres ; les habitants des campagnes étaient contraints dé se soumettre aux Anglais partout sur leur passage. Cependant le brave capitaine Pouchot, avec ses 200 soldats, trouva moyen d'arrêter pendant douze jours les 11,000 anglais que commandait le général Amherst. Il ne rendit le fort Lévis, qu'après que les remparts eurent été détruits, et toutes ses pièces mises hors de service ; tous ses officiers et le tiers de sa garnison, avaient été tués ou blessés. En entrant dans le fort, les Anglais, voyant si peu de monde, demandaient à Pouchot, où était donc sa garnison ; il leur répondit qu'ils la voyaient toute.
295. Le 8 septembre, les trois armées anglaises, formant un ensemble de plus de 20,000 hommes, avec une nombreuse artillerie, se préparèrent à attaquer Montréal, qui n'avait à leur opposer qu'une faible garnison de 3,500 hommes. Cette ville n'était entourée que. de méchants murs de deux ou trois pieds d'épaisseur, suffisants tout au plus pour la mettre à l'abri d'une surprise dos Lroquois. Aussi M. do Vaudreuil, après avoir tenu un conseil de guerre, crut que lo parti le plus sage était d'obtenir une capitulation aussi avant^euse que possible. Le général Amherst accorda la capitulation proposée, mais refusa aux troupes françaises les honneurs de la guerre. Lévis, indigné, se retira dans l'ile Sainte-Hélène avec les 2,000 hommes qui lui restaient, et ne voulut point rendre honteusement son épée. Mais le salut de la colonie et de ses pauvres habitants dut l'emporter à la fin sur le point d'honneur militaire ; sur un ordre formel de H. de Vaudreuil, il posa les armes, en protestant pour lui et pour son armée contre le traitement fait au troupes françaises, et, pour épargner à ses soldats une partie de l'humiliation qu'ils allaient subir, il oommanda qu'on fît brûler les drapeaux ; ce qui fut ; oxéeuté sur le champ.
296. Paa.' la capitulation do Montréal, les Canad\ftv^^ gaidaient le libre exez*cico do louv Tc>\\g^oT\^ \Q^xx^Vssak
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et lenrs propriétés ; toutes les places occupées par les IVaB^âis devaient être évacuées sans délai, et livrées iHk troupes de sa majesté britannique; les troupes françaises, devaient être transportées en Franco, et s'engagèrent à ne point servir pendant le reste de la guerre; le gouverneur, Tintendant, et les employés du gouvernement, devaient pareillement être transportés en France aux frais oe TAngleterre.
297. Dès l'automne, les vaisseaux anglais emportèrent 2,400 soldats et artilleurs, avec 185 offîciers, 500 matelots, et un grand nombre des colons les
Ï>lus marquants. Mais, de tous ceux qui quittèrent e pays, celui que Ton regretta davantage, fut le cbevalier de Lévis. Les quelques années qu'il passa en Canada lui suffirent pour donner aux Canadiens ridée la plus avantageuse de ses talents militaires. Sa présence à la tête des troupes était un gage du succès; toutes les batailles où il se trouva f\irent gagnées, et Ton peut presque assurer, que, s'il eût été à Québec le 13 septembre, le résultat de cette journée eut été bien différent; il avait assez d'influence sur Montcalm pour prévenir peut-être oe que bien des personnes ont qualifié d'imprudence bu de précipitation. Personne du reste ne sut mieux que lui allier la véritable bravoure avec le jugement et la justesse du coup-d'œil militaire.