Les troupes américaines n'avaient encore
perdu que quelques soldats, en comptant même ceux
du colonel Allen, qui furent cernés et battus à la
liOngue-Pointe, par le major Carden, à la tête de 300
volontaires cansÛienset d'une soixantaine de soldats;
Allen fut fait prisonnier avec la plupart de ses gens.
^Pendant le combat, le gouverneur . et le général
JPrescott se tenaient dans la cour des -casernes de la
^ille, avec les troupes, qui avaient le sac sur le dos,
prêtes à s'embarquer pour Québec si les royalistes
étaient défaits. Cette victoire ne retarda néanmoins
le départ du gouverneur que de quelques jours ; car
le général Montgomery ne fut pas plutôt maître de
Saint-Jean, qu'il marcha droit sur Montréal^ et fit
occuper Sorel et les Trois-Rivières. •
321. La retraite de McLean laissait Carleton dans une i)Osition singulièrement critique ; il n'était pas possible de défendre Montréal, et il était extrêmement difficile de retraiter à Québec. Il se jeta sur un brigantin, appelé le Gaspéy et partît avec une centaine d'officiers et de soldats et ceux des habitants qui voulurent l'accompagner. On espérait se rendre pfomptement à Québec ; mais un fort vent d'est l'arrêta à Laval trie, et il fut obligé de se déguiser et prendre une petite embaivîatlon, pour s'échapper au milieu do la nuit.
322. Pendant que le gouverneur fuyait, Montréal avait ouvert ses portes à Montgomery ; la ville des Trois-Rivières, dépourvue de soldats, suivit l'exemple de Montréal. A Québec, Carleton trouva la population partagée en deux camps. Il ordonna à tous ceux qui ne voulaient pas prendre les armes, de sortir de la ville ; beaucoup de marchands anglais^ XiYiSL* hamer à leur tète, se retixèreTit ài \\V^ ôcCiÀfewM^'k^
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C&arlesbonrg et aîUenrB, attendant le résultat de Ift lutte.
323< La cause métropolitaine eh Canada était en ce moment dans un état {il^sque désespéré. Le territoire renfermé dans l'enceinte de Québec, était à peu prés tout ce qui reconnaissait la suprématie de l'Angleterre, sauf, le ' clergé, les seigneurs et la classe instruite, dont TinAuence ramena au deYoir le peùj^. un instant aveuglé par les principes séduisante des insurgés.
324J Le colonel Arnold, venu par le| Eénébec, ne se sentant pas de force à attaquer une place comme Québec avec ses troupes épuisées, prit le jj^arti d'attendre Montffomery, et remonta le fleuve jusqu'à la Poînte-aùz-^IVembles. Ce fut là que les deux armées se rencontrèrent le premier décembre (1775). Dès lors, le siégé de QueDec fut résolu -, Arnold prit les devants, et Montgomery vint établir son quartier générai du coté de Sainte-Foye. Mais bientôt la disette, la petite vérole, les rigueurs de la saison et la désertion des canadiens qui s'étaient laissé gagner, décimant rapidement l'armée américaine, Arnold et Montgomery résolurent de terminer la guerre par un coup de main. Pendant la nuit tempétueuse du 30 au:31 décembre, le colonel Livingston et le major Brown, aivec chacun leur détachement, firent une fausse attaque le premier à la porte SaintJ^ean, et le second vers le cap aux Diamants. En même tempSi Montgomery s'avança par le Foulon, pour enlever la barrière de Près^^Ville, et enfiler lame Champlain. Cotte première barrière fui^ emportée facilement ; mais la seconde était défendue par une batterie masquée de sept pièces de canon chargées à mitraille, et une garde de 50 hommes sous les ordres du capitaine Chabot. Celui-ci attendit que l'ennemi fut à quelques pas pour faire feu. Montgomery, ses deux aides do camp, plusieurs ofSeiers et soldats tombèrent sous cette décharge meurtrière; le reste prit la fuite. Arnold, avec 460 hommes, devait venir le rejoindre AU pied do ia rue Lamontagne, «il ^«&a»sv\. ^^^ ta
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j et lo Simt-au- Matelot- Comma il étaitsi .url>, iCiili l'un ikiiiait uii Jl-u très-vif, i! fut atteint : l'ulio, ijui lui iVat-uHya la Jiknibe. te capitaine •iu\ \.! t'<:)iijil.i.,a, et t^ lutte no prolonacn juHqu'i/J. I ) une jiuii^iji-e Je canudictiM ifùfendmt lu terrmii '.■i :'i j'ioJ ; clinique inaisua (levonaît tour û tour io lo.'ilro d'ut) iiuiivtiuu combat. Kntîii,Carlutoii, asauro uiiti-n^uintsdulavillo n'ûtaient paaraenncép, BOd fiH-C'ca au S»ut-au-Matelot, et envoya le 10 Lawid prundro les eniiemiii en queue, par ftuiil-ChuHes et la vieille nio du Sawt-auitolot ; lundis que le major Nàimo et le eapitaiiiu .itibour^èn dcHcendaîent la côte de la bautto villu iiVL'cùn fort détachomoDt, ponr soutenir les troupes (lui CLÎ^aient tète à l'ennemi. Les AtncricaiiiH, cernùa de touâ tot6n, furent contraints de poser lea armeâ, 326. Après cet échec, Arnold, à qui était dé\'olu le commandement de l'armée américaine, s'éloigna un pou de Québec, La position des ennemis dei-enait iia plna en plasdifflcile ; dépourvus de vivres, déciméa la maladie, et perdaut tous les jours la sympathie Canadiens, ils voyaient graduellement disparaître ^ta dernières espérances.
'336. Le gouverneur, qui avait alors une BUpérIorï té TiumériqUB bien décidée, persista néanmoins à rester Kur la défiinsive jusqu'au printemps, en attendant 'vée des secouni qu'il avait demandés on Angle- ; il craignait avec raison beaucoup pins les ^o les armes des Ajnéricains. Le peuple, en consentait à garder une espèce de neutitûitô, ,^ rb que le parti royaliste restât tranquille. C'est ■que l'on vît, lorsque M. de Beaujeu voulut se porter «cours de Québec, avec 350 hommes qu'il avait imblêsdans les paroisses de la rive droite du B ; un parti de canadiens se réunit aux ennemis, it son avaut-garde, lui tua plusieurs hommes, et . t nutssacré le i-este, san^ les officiers, qui les en léchèrent. Cette manifestation populaire fit comidre à K. de Beaujeu l'inutilité de ses eSâïta^ TOf» ses gens dana ienxa fo^ei».
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