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Honflenr avec Pontgravé le 15 de mars 1603. Les vaisseaux restèrent à Tadoussac, où devait se faire la traite, et, avec un bateau fort léger, Pontgravé et Champlain remontèrent le fleuve jusqu^au saut Saint- Louis, qulls ne purent franchir noçi plus que Jacques . Cartier, et reprirent le chemin de Tadoussac, remar- . quant soigneusement les lieux favorables à un éts^ blissement, et recueillant de la bouche des indigènes .tous les renseignements possibles sur le cours des principales rivières et Tintérieur du pays. La grande bourgade d'Hochelaga av^t disparu, et Stadacone n'était plus qu'un cap solitaire, recouvert d'épaisses forêts, auquel les sauvages donnaient dès lors le nom de Québec De retour a Tadoussac, Champlain em-
Sloya le peu de temps qui lui restait avant le départ es vaisseaux à poursuivre ses explorations jusqu'audelà de Gaspé, oressa une carte de toutes ses oecou- . vertes, et publia le récit détaillé de ce premier voyage.
38. En arrivant à Honfleur, Champlain et Pontgravé «mprirent avec dotdeur la mort du commandeur de dhates. La perte d'un homme si pidssant et en même temps si bien intentionné, était un vrai malheur pour le Canada, et il paraissait bien difficile de trouver personne qui pût comme lui commander le respect e1 îkife taire l'envie. Cependant il se présenta un nouveau protecteur, qui, sans avoir toutes les qualités de H. de Chates, était animé d'intentions droites, e1 jouissait d'un grand crédit à la cour ; c'était Pierre du Gas, sieur de Monts, gentilhomme calviniste, gouverneur de Pons. Il obtint une commission trèsample, avec privilège exclusif du commerce des pelleteries pour dix ans depuis le quarantième degré de latitude jusqu'au quarante-sixième, et des lettres patentes de lieutenant général en toute cette étendue de pays. Le roi lui permit l'exercice de sa religion en Amérique pour lui et pour les siens, n condition toutefois qu'il y protégerait la religion catholique, et qu'il y établirait une colonie.
39. M. de Monts conserva la compagnie formée pa ^on jxrédécesseur, l'augmenta même de plusieux
négocîAnta Jo Rouon ot do Ij» Rochelle, et, aa prîntompet de l'aiinéo 1604. équipa quatre vaisseaux, dont t l'nn Mait destiné à &ire la traite à Tadoussac ; le ^ itet.-ond, sona la conduite de Pontgravé, devait aller \ croiser ànaa lo détroit de Canceau et sur les côtes du. ^ Ca]>-Brolon, afin de maintenir les droits et privilégea < (le la nouvelle compagnie. Lui-même, accompagné de Chomplatn et de M. de Poutrincoart, conduisit les > deux autres en Acadio. Arrivé au bout d'un mois ( (le 6 mai 1604) en vue de La Ilève, il passa environ un mois l't faire avec Champlain l'exploration dos côtes de la presqu'île et do la baie Française (Pundy), et vint enfin fixer sa colonie à l'entrée de la rivière des Etehemins (ou Sainte-Croix), sur une petite ilo qui fut aussi nommée île de Sainte-Croix. Cette ile, ' n'ayant qu'une demi-lieue de circuit, fut bientôt défrichée ; on eut même le temps de commencer des | jardinages À la terre ferme. Mais, l'hiver venu, on se { trouva sans eau douce et sans bois, et, comme on Iht bientôt réduit aux viandes salées, le scorbut se mit dans la nouvelle colonie, et enleva trente-six personnes jusqu'au printemps. Aussi, dès que ta navigation fut libre, aL. de Monts fit équij>er une barque, et prit sa route vers le sud, accompagné de Champlain et de quelques autres gentilshommes, pour chercher un climat moins rigoureux. Il rangea la côte jusqu'audelà du cap Cod. Enfin, ne pouvant trouver un lieu qui lui offrit tous les avantages qu'il «horchait, il revint à Sainte-Croix, oii il fut décidé que l'on retonrncrsït à l'Acadie. On se met à l'œuvre ; chacun démolît ce qu'il a bsti avec tant de peines, et l'on se transporte armes et bagages à Port-Eoyal,