Après avoir à la hAte jeté les fondements da la J
i.cuvelle habitation, M. de Monts s'embarqua pour la I
France, laissant à Pontgravé le soin d'achever les I
^«Dlutructions commencées. A son arrivée en France, ^
fttrouvA les choses bien changées à son égard : les
dieont et les marchands avaient représenté & la
s le privilège de M. Monts, en ruinant daa
'b ikmilies employées i\ana cô nfe^w». ~ "
22 DB MONT&. ^ [leOt
manquerait pas de diminuer considorablement le revenu des douanes du royaume. La cour crut devoir coder à ces remontrances, et le privilège fut révoqué. M. (le Monts no perdit cependant pas courage. Il lit un nouveau, traité avec M. de Poutrincourt, qui se chargea de préparer une nouvelle expédition pour le printemps de 1U06. La lenteur dus préparatifs et la longueur de la traversée firent croire aux habitants de Port-Royal qu'on les avait abandonnés. Pontgravé mit tout en œuvre pour leur donner du courage ; mais, outre que le terrible mal de terre avait moissonné une douzaine de personnes pendant l'hiver, on allait manquer bientôt de toutes provisions, et il se vit à la fin contraint de s'embarquer pour la France avec tout son monde, no laissant dans le fort que deux hommes, qui voulurent bien demeurer souls pour gaixier les effets qu'on ne pouvait emporter. Pontgravé était à peiné sorti de la baie Française, qu'il l'encontra une barque venant de Cânceau, qui lui annonça l'arrivée de M. de. Poutrincourt. On reprit donc le chemin de Port-Iloyal, où l'on trouva lo vaisseau, déjà rendu. L'abondance remédia à tous les maux : les maladies diminuèrent, les grains» ensemencés fructifièrent auKlelà de toute espérance, et, quand l'hiver aniva, les nouveaux colons étaient prêts à en affixjnter les rigueurs.
41, Tandis que Port-Royal . donnait de si belles eapérances, les ennemis de M. de Monts achevaient de le perdre en France ; ils par\^inrent enfin à lui faire ôter sa commission, et il no put môme obtenir d'autre dédommagement, .]X)ur les avances qu'il avait faites, qu'une somme de six mille livres, à pi'èndi'o sur les vaisseaux qui feraient le ."commercé des polleteri0s. Au fond, cette gratification n'était rien ; car, outiH) que la distance des lieux et la nature du commorce:ne lui laissait aucune chance de recours contre ses débiteurs, les frais de .poursuite auraient infailliblement dépassé la. somme, à laquelle il pouvait préte^Ar^ Aa resie, deux fautes surtout devaient causer ^ Ja 2'uino de M. de Monts : la premil^ro q\sx\\j 4' vroir
DB MOITTB — OHAJfPLAIK.
feit
M colons avant do savoir précisément oil J
la seconde, de n'avoir pas, dès !e com- 1
lentement, pourvu sa colonie de gruns et d«M
itiaux, aa liou d'attendre sa sabsistance dos vais- 1
d' outre-mer. 1