ÈME
“wéque de > la faveur e Canathe \ des biens ie. Un miritannique.
es à cette t. Josephprélat.
1e Hurendre ptemps uteur :
is, que son inr l’obnander l’épis-
sémiit tougrande
aître,
DU CANADA 101 dans ce qui nous reste de lui, par sa raideur et son inflexibilité, on lui voit aussi déployer plus d’une fois une louable énergie dans des circonstances où il pouvait croire son église menacée. C'était lui qui avait provoqué les réponses du clergé aux lettres de l’évêque de Capse, et qui avait principalement soutenu l’évê: que Hubert dans les transes pénibles de sa lutte avec son premier coadjuteur ; mais c'était lui aussi qui avait fait à la Propagande, au sujet de la division du diocèse, cette réponse où, tout en convenant de l’urgence des mesures proposées par le cardinal Gerdil, l'évêque de Québec cherchait à persuader Rome de difficultés immenses qui n’existaient réellement que dans l’esprit pusillanime du clergé canadien. Nous avons de la peine à croire cependant que le génie supérieur du curé Plessis s’associât à des craintes si puériles et à des motifs d'intérêt personnel : celui, par exemple, dechasser les nuages que son opposition à l’évêque de Capse avait amassés contre lui dans les bureaux du gouvernement dut être une des principales causes de son obstination à faire repousser les intentions de la Propagande, qu'il savait bien devoir déplaire alors aux autorités britanniques. Ambitieux de distinctions, il
sut, malgré sa raideur à l'égard du clergé, et cette
mflexibilité qui faisait devant son regard trembler tous ses subordonnés, être dans ses rapports avec les ministres du gouvernement d’une circonspection et d’une souplesse extrêmes.
Deffuis la mort de l'évêque de Capse, les haines que
102 HISTOIRE le curé Plessis avait inspirées à ceux qui s'étaient déclarés ses partisans, avaient eu le temps de s’assoupir ; toutes les voies avaient déjà été préparées auprès du gouverneur, et l’on ne doutait nullement de son adhésion au choix du nouveau coadjuteur, lorsqu'un obstacle inattendu vint arrêter l'élection et jeter l'alarme dans le clergé. Le prince Edward, depuis duc de Kent et père de la reine actuelle d'Angleterre, était depuis quelques mois à Québec, tenant sa cour au chàteau Saint-Louis, qui était devenu lerendez-vous de tout ce qu’il y avait de brillant dans le Canada. Il entretenait delà une liaison criminelle avec une dame mariée du village de Beauport, peu éloigné de la ville. Lecuré de Beauport, au mépris de son caractère sacré et des devoirs les plus saints, favorisait secrètement cette intrigue; et, pour le récompenser de sa complaisance, le Jeune prince n'avait rien imaginé de mieux que de lui faire conférer l’épiscopat en le faisant nommer coadjuteur de Québec. L’évêque Denaut, quelque complaisant qu'il se fût d’ailleurs montré dans ses rapports avec le gouvernement, comprit aussitôt qu’un choix si honteux serait remplir la mesure des outrages dont les Anglais avaient abreuvé le clergé et l'Eglise du Canada. Avec une énergie à laquelle ces maîtres superbes étaient peu accoutumés, il repoussa chrétiennement toutes les ouvertures qui lui furent faites à cet égard ; il insista vivement sur le choix qu’on avait fait du curé Plessis, et fit sentir au gouverneur que dans les circonstances présentes le clergé nc pourrait se réfudre
élu des dan reto r'an lage du $ a M laut dans
hom plus mêm de À c’éta mom églis prem
D colle nomt basse
; dépir; s du ada'un J'ac de était chàtout reteariée curé s dee ine, le e lui oadcomorts Dix si it les Carbes ent ad ; curé cirudre
DU CANADA 105 a fare une autre élection. Ur cclaration si précise, et qui aurait dû, ce sembl, servir toujours de règle dans la suite, fit sentir au gouvernement qu’il y aurait du danger à vouloir le contraire, uniquement pour satisfaire le caprice d’un jeune prince débauché, et l’on s’empressa d’y souscrire.
En attendant l’arrivée de ses bulles, le coadjuteur élu demeura à Québec, où il commença, en conséquence desa nouvelle dignité, à diriger ouvertementles affaires dans cette partie du diocèse; et l’évêque de Québec s’en retourna à Longueil, où il continua sa résidence du- ‘ant la plus grande partie de son épiscopat. De ce village, quiest dans une situation charmante sur les bords du Saint-Laurent, il pouvait se transporter facilement à Montréal, qui n’en est qu'à une légère distance, de l'autre côté du fleuve. Il fit son entrée épiscopale dans cette ville, le 23 septembre suivant. Un jeune homme qui se retirait alors du monde, après avoir vécu plusieurs années dans la profession du barreau, vint le même Jour se présenter à lui, et reçut, dans l’église de Notre-Dame, la tonsure et les ordres mineurs : c'était le jeune Lartigue; il se doutait peu dans ce moment qu'il entrerait un jour lui-même dans cette église revêtu des ornements pontificaux, en qualité de premier évêque de Montréal.
Deux ans après l'incendie du monastere des Recollets, un nouveau désastre qui consuma un grand nombre de maisons, menaçant toute la haute et la basse-ville de Québec, faillit anéantir le séminaire
104 HISTOIRE pour la troisième fois (20 juin 1798). Mais cette fois, par le courage des habitants et l’activité de la garnison, on parvint à se rendre maitre du feu, après qu’il eut détruit une vingtaine de maisons et une des ailes du séminaire. R
Cependant on avait appris en Canada, avec les évé: nements de la révolution française, les éventualités de la guerre injuste et les outrages que le directoire faisait subir au Souverain - Pontife. Des prières publiques avaient été ordonnées dans toutes les paroïsses du Canada pour la délivrance du chef de l'Eglise. A la vue des maux qui affigeaient Rome, on ne peut guères être surpris que tous les souhaits des Canadiens fussent alors pour les Anglais, dont les armes avaient cherché à délivrer le Pape de la fureur des tyrans. Pouvaient-ils s’affliger des victoires remportées par ces mêmes armes sur les Français, alors si dignes d’admiration et de reproches ?et l’on ne peut blâmer beaucoup les Canadiens de ce que, à la nouvelle de la défaite de la flotte française par l'amiral Nelson à l'embouchure du Nil, l’évêque de Québec fit rendre de solennelles actions de grâces à Dieu dans toutes les églises du Canada ".
Le coadjuteur élu sut de son côté mettre à profit ces circonstances pour gagner de plus en plus la confiance du gouvernement ; et le dimanche 10 janvier 1799, à l'issue de la grande messe, il fit chanter solennellement le Te Deum à Québec, et prononça en-
* Mandements des évêques de Quéhec, aux archives de l'archevéche.
fois, arniqu’il ailes
s:ÉvÉ:
és de aisait iques u Ca- 1e des esuralors déliss'afirmes e rediens fran- , l'éns de
profit à conavier SOa en-
suite un discours sur les événements qui venaient de se passer en Europe. Il fut écouté avec un applaudissement universel par les protestants aussi bien que par les Catholiques ; on l’imprima, et on le répandit en nombreux exemplaires dans toute la colonie. La manière dont il y fut accueilli, et les réjouissances publiques qui s’y firent spontanément signalent mieux que ne le pourraient faire les plus habiles disserta. tions l’absence de l’esprit français parmi les Canadiens de cette époque *.
Si la captivité et la mort de Pie VI avaient affligé, comme toutes les autres églises, celle du Canada, l’élection de son successeur Pie VII dut, parmi les Canadiens, causer une joie d'autant plus sensible, que la bulle, longtemps attendue, qui confirmait l'élection de Plessis, et lui transmettait le titre de son prédécesseur, évêque de Canathe in partibus, lui arriva en même temps que cette nouvelle. La consécration du nouveau prélat eut lieu le 25 janvier 1801, avec des circonstances tout, à fait inusitées depuis la conquête du Canada par les Anglais. L'opposition qui s'était momentanément élevée contre son élection ne servit qu'à relever avec plus d'éclat l’unanimité que l'on remarqua alors pour applaudir à ce choix, parmi les spectateurs sans nombre de toutes les communions qui assistèrent à la cérémonie. On y distingua, non sans étonnement, les officiers du roi, les hauts employés du
UJd., ibid.
106 HISTOIRE gouvernement, et, à leur tête, le lheutenant-général gouverneur de la province, sir Robert Milnes, dont la présence semblait annoncer la haute faveur du nouvel évêque auprès des autorités britanniques *.
L'année précédente (16 mars 1800), le père Cazot, dernier Jésuite du Canada, était mort, âgé de soixanteonze ans. « Ses immenses aumônes, dit la Gazette de Québec *, lui assuraient pour longtemps les bénédictions du pauvre. Il fat un de ces hommes dont la vie est un trésor caché, et la mort une calamité publique. » La chambre d’'assemblée du Canada prit occasion de cette circonstance pour présenter une adresse au lieutenant-gouverneur, le priant de faire mettre devant elle certains documents propres à faciliter une enquête sur les droits et les titres qu'avait la province sur le collége desJésuites, converti en caserne, et sur les biens de l’Or: dre, octroyés primitivement en vue de l'éducation de la Jeunesse canadienne et catholique. Le lieutenant-gouverneur répondit que l’ordre avait été donné par le minislère de prendre possession de ces biens pour la couronne. La chambre alors n’insista pas; mais elle arrêta ou conclut qu’elle devait remettre à un temps futur la recherche des droits et prétentions que cette province pourrait avoir sur le collége et les biens des Jésuites . *
Ces biens furent donc mis sous sequestre, et les re-
1 Mélanges religieux, etc. Notice historique sur Me: Plessis, etc., Montréal: ? Gaxelle de Québec, 20 mars 1800
% Bibaud, Histoire du Canada.
vire époq ligne chaï som
\ Ro
1éral uit la uvél
120t, xntele de édicà vie ue. »
nm de lieutelle > Sur lége l’Orle la gou- > Micourêta ur la ince
venus accumulés dans une caisse publique. Quant à leur usage, voici ce que nous en apprend lord Durham ‘ dans son mémoire à la reine, que nous avons eu déjà occasion de citer plusieurs fois. « Je suis fâché, » dit-il, d’être obligé de dire que le gouvernement bri- » tannique, depuis qu’il possède la colonie (du Ca- » nada ),n’arien faitoun’arien tenté pour promouvoir » généralement l'éducation. En effet, le seul cas où le » gouvernement s’est trouvé en rapport avec l’éduca- » tion ne lui fait aucun honneur ; car il « appliqué » les revenus des Jésuites, destinés à l'éducation, à sti- » pendier certains services particuliers, et il a main: » tenu pendant plusieurs années une lutte opiniâtre » avec l'Assemblée, dans la vue de continuer ce système » injuste d'appropriation. » Je n'ai rien à ajouter aux paroles de lord Durham. Quant aux services particuliers stipendiés avec l’argent des Catholiques, c’étaient ceux de certains juges et ministres anglicans dont on récompensait la haine envers les Canadiens, et qui se bâtissaient, à l’aide de ces fonds, des maisons et des temples élégants ; mais ce qu'il y a de plus étrange, c’est que depuis les premières années qui suivirent la mort du père Cazot il y eut, jusque vers une époque bien rapprochée de celle où nous écrivons ces lignes, un ministre de l’église d'Angleterre qui touchait annuellement, sur les biens sequestrés, une somme considérable, en qualité de chapelain des Jésuites.
\ Rapport de lord Durham, etc, déjà cite
Ainsi, tandis que le clergé catholique cherchait de plus en plus à montrer son dévoñment et à se rendre utile au gouvernement britannique dans le Canada, celui-ci se moquait de lui ouvertement, et ne craignait pas de laisser voir son hostilité envers tout ce qui était canadien et catholique. Les terres incultes des townships, qui, sous l'autorité française, auraient été concédées pour l'extension de la population du pays, semblaient être exclusivement réservées à des émigrants britanniques et américains ; le gouvernement se montrait de plus en plusopposé à l'érection de nouvelles paroisses, et, malgré toute la faveur dont ils paraissaient jouir , les évêques ne pouvaient obtenir de construire de nouvelles églises. Le conseil exécutif se remplissait de plus en plus d'hommes nés hors du pays, et presque tous les emplois importants de la province étaient entre les mains des Anglais ou des loyalistes américains. Les membres de Assemblée renouvelaient leurs tentatives pour changer les tenures du pays, et ne cachaicnt pas leur dessein de faire supporter à l'agriculture presque toutes les dépenses de la province, au moyen de taxes sur les biens-fonds. Plus les Canadiens paraissaient se montrer attachés aux intérêts de la couronne britannique , plus les Anglais paraissaient vouloir leur donner de motifs pour s’en détacher".
En dépit de tant d'obstacles de toute sorte, la Reli-
1 Bibaud, Histoire du Canada.
g10 jou d'a pa
côt
ble Fra sée éta dan Den dess tèmi leme soin:
sur | l’édr Nico en fl plusi surtt Quét
sa be
\ Pet d’une n plus éte
ut de endre nada, gnait était DWns- 8, CON - PAYS , émiment on de nt ils nir de tif se pays, vince listes laient ys., et à l'a-
ince,
anaêts de araisdéta-
Reli-
gion Catholique continuait sa marche et faisait chaque jour de nouveaux ‘progrès. Tandis que la chambre d’assemblée formulait des projets pour l'instruction du pays, le clergé, qui ne restait pas stationnaire de ce côté, fondait une maison d'éducation nouvelle.
M. Brassard, curé du village de Nicolet, agréablement situé à l'embouchure de la rivière Saint- François, sur la rive droite du Saint-Laurent, opposée à celle où s'élève la ville des Trois-Rivières, avait établi de ses propres deniers, une école élémentaire dans sa paroisse, en 1795. Huit ans après, l’évêque Denaut, devenu héritier de cet ecclésiastique, conçut le desseinde créer dans la maison d'école de Nicolet un système d'éducation plus étendu,à portée surtout de ceux qui,à cause de la distance, ne pouvaient se rendre facilement au collége de Montréal ou de Québec. Par les soins de ce prélat, cet établissement fut, en 1804, mis sur le pied d’une maison régulièrement organisée pour l’éducation publique, sous le nom de petit séminaire de Nicolet. M. Durocher, alors curé de cette paroisse, en fut nommé le premier directeur ; on lui adjoignit plusieurs professeurs , qui enseignèrent avec succès, surtout lorsque Plessis, devenu évêque titulaire de Québec, s’en fut assuré la propriété.
Quelque amour que l’évêque Denaut éprouvât pour sa belle retraite de Longueil , il savait cependant s’en
\ Petit séminaire ou séminaire ne renferme pas absolument en Canada l’idée d'une maison destinée à l'éducation ecclésiastique. C’est un collége dans lesens le plus étendu de ce mot.
arracher chaque fois que les besoins de son vaste diocèse ou les visites pastorales Pexigeaient. {1 continua sur une échelle plus grande encore, cette série de voyages lointains commencés par François de Laval, interrompus pendant la guerre, et repris par l’évêque Hubert, depuis Niagara jusqu'à la Nouvelle-Écosse. Après la mort du respectable Jones, supérieur-général des missions de cette province, que Pierre Denaut visita en 1803, il avait nommé pour le remplacer Edmund Burke, auparavant archiprêtre de Québec et curé de Saint-Pierre de l’île d'Orléans. Cet ecclésias. tique, rempli de zèle pour l'instruction de ses compatriotes, avait tenté d'établir un collége catholique à Halifax, et l'édifice était terminé, lorsque des ordres du gouvernement obtenus par l'intolérance protestante vinrent en empêcher l’ouverture et l’admission des élèves !.
Un prêtre émigré de la terre de France, comme tant d’autres, en Canada, M. Alain gouvernait alors la mission des îles de la Madeleine, archipel d’origine volcanique qui s'élève à l'entrée du golfe Saint-Laurent ?, et dont la population compte environ deux cents familles de pêcheurs acadiens. M. Lejamtel venait, de son côté, de commencer la construction d’une église à Arishat dans la petite île Madame, centre de ces missions.
" Lettre de ME" Plessis au cardinal préfet de la Propagande, 20 fév. 1806. Archives de l’archev. de Québec.
? Les îles dela Madeleine, au nombre de onze, sont un groupe porphyritiqne, à dix-huit lieues au nord de Pile du Prince-Edward, à t'ente-six de Terre-Neuve et à soixante-quinze des établissements français de Saint-Pierre et Miquelon.
De
po
Jen mir
par un M'E que ou
Sain
sous et A une la vi autr( petit mêm rains
Ki c'étai rivag trée langu quelq pelée la plu Une c dérab le nor
dioua JOYa- , inêque osse.
néral naut acer ec et ésias )M paque à rdres rotesission
etant ah mise volent ?, ts fae son h Ariions.