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32 HISTOIRE Américains se Joignirent des émissaires français, faisant appel au patriotisme et aux sentiments religieux du peuple dont ils étaient lesfrères. M. Carroll de Bultimore, depuis évêque et archevêque de cette ville, et latige de cet épiscopat admirable qui couvre les Etats- Unis, arriva lui-même à Montréal pour exhorter le clergé catholique à se joindre au mouvement, en lui faisant, au nom du congrès américain, la promesse
d'une liberté religieuse véritable, bien supérieure à celle que les Anglais se vantaient d'avoir donnée à
l'Eglise du Canada, et qu'ils avaient déjà si ouvertement violée, Les Canadiens de cette frontière avaient pris les aimes en assez grand nombre, et la plupart s'étaient joints aux Américains pour leur soumettre les forts de Chambly et de Longueil. Mais le clergé hésitait, doutant que ces mêmes Américains qui avaient comruis jadis tant d'excès à Louisbourg se sentissent capables de tenir les promesses faites par Carroll.
Pendant que Montgomery occupait Montréal, la seconde division de l'armée américaine, sous les ordres du colonel Arnold, traversait avec des fatigues inouïes les forèts et les marais du Maine; elle arrivait à Satagan, le 4 novembre, et, le 8, venait camper à la Pointe-Lévi, vis-a-vis de Québec, sur la rive méridionale du Saint-Laurent. Québec était alors à peu près sans défense, et, si Arnoldavait pu traverser ce fleuve, la capitale du Canada, avec tout son territoire, passait infailliblement entre les mains des Américains.
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