‹ Histoire du Canada, de son Église, et de ses missions [microforme]Chapitre 12 sur 55 · HART TAF · texte numérisé non relu

HART TAF

Trois jours après la renonciation de l'évêque Hu bert, Pierre Denaut arriva de Longueil pour prendre possession du siége de Québec. Déjà depuis longtemps la voix publique désignait le nouveau coadjuteur:

c'était le curé de Québec, Joseph-Octave Plessis, que ses talents, sa pénétration, son jugement sain, son infatigable activité, aussi bien que son zèle pour l’observation de la discipline, semblaient recommander plus que personne aux fonctions augusies de l’épiscopat. Né à Montréal, il avait fait ses études au séminaire des Sulpiciens de cette ville, où il s'était toujours distingué par une mémoire solide et une grande application au travail, S'il se fait ensuite connaitre,

dans ce flexibil une lot vait cn provoqi de Cap:

que Hu son pre fait à LL cèse, ce des mes:

de Quél immens.

prit pus la peine curé Ple motifs d' ser les n avait an nement | obstinat pagande autorités sut, mal inflexibil ses subor nistres d souplesse Depuis

de l’épis s au sémiétait toune grande onnaître,

dans ce qui nous reste de lui, par sa raideur et son inflexibilité, on lui voit aussi déployer plus d'une fois une louable énergie dans des circonstances où il pu vait croire son église menacée. C'était lui qui avait provoqué les réponses du clergé aux lettres de l’évêque de Capse, et qui avait principalement soutenu l'évê. que Hubert dans les transes pénibles de sa lutte avec son premier coadjuteur ; mais c'était lui aussi qui avait fait à la Propagande, au sujet de la division du diocèse, cette réponse où, tout en convenant de l’urgence des mesures proposées par le cardinal Gerdil, l’évêque de Québec cherchait à persuader Rome de difficultés immenses qui n’existaient réellement que dans l’esprit pusillanime du clergé canadien. Nous avons de la peine à croire cependant que le génie supérieur du curé Plessis s’associât à des craintes si puériles et à des motifs d'intérêt personnel : celui, par exemple, dechasser les nuages que son opposition à l’évêque de Capse avait amassés contre lui dans les bureaux du gouvernement dut être une des principales causes de son obstination à faire repousser les intentions de la Propagande, qu’il savait bien devoir déplaire alors aux autorités britanniques. Ambitieux de distinctions, il sut, malgré sa raideur à l'égard du clergé, et cette inflexibilité qui faisait devant son regard trembler tous ses subordonnés, être dans ses rapports avec les ministres du gouvernement d’une ph sisi et d’une souplesse extrêmes.

Depuis la mort de l’évêque de Capse, les haines que

ra et fit . re ds que dans Loir constances présentes le clergé ne pourrait se kéondrs |

Deux ans après d'incendie du monastère. des Reé-

ane | collets, un nouveau désastre qui consuma un grand oi cire D nombre de maisons, menaçant toute la haute etla résoudre A basse-ville de Québec, faillit anéantir le séminaire

1 100,ù d'in de is grand mt er .

lennellement le Te Deumà Québec, et prononça en :

! Mantdements des évêques de Québec, aux archives de l'archevéehé. :

marque alors pour applaudir: hoechoix. parmi les spectateurs sans nombre de toutes les communions qui assistérent à la cérémonie. On y distingua, non sans étonnement, les officiers du roi, les hauts employés du

UJ@., ibid,

! Mélanges religions, cto. Notice historique sur Mer Plessis, cie. Montréal. ? Gaxelle de Québec, 20 mars 1800.

4 Bibaud, Histoire du Canada.

cher‘.

En dépit de tant d'obstacles de toute sorte,

1 Bibaud, Histoire du Canada.

$ ë renferme pss nid l'idée d'une maison dessinée à l'éducatian ecclésiastique. C’est un collége dans lesens le plus étepdu de ce mot,

aa pt ti, tenté ae his.

+ Letre de Mer Pleas au cardinal pré de 1e Propagande: 20 fév. 4906. Ar: chives de l’archev. de Québec.

: Les tfés dèta Madélline, êd ntfs 40 old évût dé publ à e, à dit-buit Hébes aû n6éd' de l'ile dur Prince-Edwatd, à trénte-sif de Terre-Néare et à soixante-quinze des établissements français de Saint-Piérié ét Miqjuëtét.

quelqués milles de dietanos, une raie ebssidéablé s appekée Navy-Bay, qui était déjà alors la station navale la plus importante de l’Angleterré sur le lac Ontario. Une chaîne dé rochers étroite et d’une hauteur cbnsidérable formé l’autre côté de cette baies on lui donnait lb noi: de Pointe-Henry, et les fortifications qu’on \ 4

que les Mille-Lles sont devenait u un fjur au aussi agrée | ble que peu dangereux. 7

La rême année qu’eurent lieu ces diverses fonds: tions , qui étaient d’un si heureux présage pour l’avé: * nir , l’évêque Denaut mourut subitement à Longueil

s ment le ti

aurait dû

s fonda: | r lave: * ongueil |

” Canapa

dt entièrement dans sa personne, Placé à la tête d'un clerg timide , ‘mais sûr quant aux ‘principes, et

& de bonnes ‘intentions, Al parvint à force de perérance et es dim de nr rep

rement. Mais cette faveur néanmoins li fat de peu d'utilité, ét ne put lui faire obtenir de résultats bien satisfaisants pour les intérêts ‘de son dio-

cèse. Car, en retour de ses dumissions ilne reçut que

des politeases affectées, et, trop souvent encore, ‘que des dédains ; lorsqu'il pouvait, lorsqu'il vait même, parler au nom de ses droits et de ceux du peuple canadien, il n'usa jamais que des plus humbles prières et se vit presque toujours éconduit. Témoin la Um. qu'il adressa en 1812 au gouverneur -général ,

l'exemple de celle que son prédécesseur avait faite en 4805, pour obtenir l'autorisation de prendre officielle-

ment le titre d’évêque catholique de Québec, titrequ’il

aurait dû avoir le courage de mettre à son nôm sans IT 8

M D SR DIR en PO PA DRE SM PE

ment J'ensems e spr | L

le faisait honte wi douvent à des à di d'importance. Avec l'infexibilité qui { fa

de son caractère, et que:rious ayons déjà. a

te, il fit plier toutes les volontés devant la sienne, voulut que tout se Lans he A son pr

Avéc nn mœurs trés æ une. pr

fut un modèle de conduite ecclésiastiqr e, ë

larité extrême, naturellement nn peu) om p: ‘1 généralement imitée de son clergé. Si nous nos:

mes étendu. sur son portrait c'ést que nous & cherché à faire connaître un évêque dont] mémd est demeurée, après plus de vingt ans, eèmme celle di | plus grand homme qu'ait produit le Canade.. Inter: | rogez en effet les Canadiens, demandeg-leur quel fut | le premier homme de leur pays; et tous, de quelque rang, de quelque opirioi qu’ils soient, vous répondront | unanimement : — C'est Monseigneur Plessis. … .. |

‘Lettre de 20 février 480

HE DE 28 ANNE ut fe ta (bin À ns Fe 2° CHAPIURE, XI.

PAR tee à {4 Abe ds

TEE ES

DEPUIS ver ve wenano-CLAUDE PANE?, COADIUTECR DE

arm s'était wholsi : britnéler dans l'administration de son diovèse. Ce choix étuit attendu. ave une: grande impatience, et les esprits étaient vivement sgités , à la ville et à la campagne, pour savoir quel serait le futur condjuteur 4. Quelques cabales même avaient ou lieu auprès des hommes du gouvernement, chacun se croyant, contre l'ordinaire, directement intéressé dans le choix qui devait se faire.

' Lettre de Me Plessis, évêque de Québec, au cardinal préfet dela Propagande ; 20 février 4805

Mais Plessis avait d'avance pris toutes ses mésures et | arrangé déjà toute cette affaire avec le gouverneur. La nomination de M Bernard-Claude Panet futa | peiné ‘connue, qu'elle dissipa toutes les intrigues € les alarmes ; en inspirant tout à la fois un profond | étonnement. Il était: fils d'un magistrat respectable | de Québec, venu autrefois sous la protection du pieux | ‘de l'Auberivière, et il était alors curé de la paroise de la Rivière-Ouelle, où il avait fondé, avec le secours : de ses paroissiens et des personnes charitables dur voi | sinage, un couvent avec une école pour les sœurs de 1 la congrégation de Notre-Dame, si utiles dans-les eat | pagnes, ainsi qu’une école de garçons, qu’ilavait riche | ment dètée. Si l’on n’eût fait: attention qu'aux vert | douces et pacifiques de M. Panet, ‘pérsonne. n'eût @ lieu de s'étonner de ce:choix ; mais il était de: dix an | plus âgé que Plessis, qui mwa fait sous sa ‘dire: | reetion son cours de philosophie au séminaire: de Qué | bec; ilavait atteint sa cinquante-troisièmearnée; et l'on | n'aurait pu supposer qu'il dût survivre àsôn ancitn! élève. I serait donc difficile dé déterminer d’une ré: | mière tout à fait précise les véritables motifs qui gui | dèrent: le choix de l'évêque de Québec ; mais l’idée qui | s'offre à l'esprit en examinant toutes les circonstan. ces; c'estque, n'ayant été que trop'à même d'apprécier |

les maux-auxquels l’église est exposée avec deux évé-

ques opposés de caractère et d'intention, il avait voulu éviter ce malheur à son diocèse , en se choisissant:

un coadjuteur absolument incapable de résistance.

tale ! con ment qu’ lique en pliant l’é réole. E malgré s ler avec ] cessité de

\Lettre de vrier 4806,

du peu 1 la paroisse | de secours es du voi | s sœurs de | 15-les can.

wait riche |

vait voulu

hoisissant Hrance.

DU CANADA 417 Depuis que l'évêque. Hubert. avait fait parvenir'à

Rome sa réponse au sujet de l'établissement dé plusieurs

nouveaux. siéges épiscopaux dans | le Canada, 8 Cou- : grégation:. de la Propagande avait :voulu ‘sonder Je terrain, en faisant connaître aux ‘évêques de Québec le désir qu’ elle auraiteu de voir fleurir un certain nombre denouveaux évêchés sur les vastes territoires soumis à leur juridiction;.et en leur donnant à entendre que Québec pourrait dès lors être érigée en métropole. Quelque attrait qu'il eût pour les distinetions, l'évêque Plessis, qui craignait de ne pouvoir faire reconnaitre le titre d'archevêque par le gouvernement, Sonia

priant le Saint Siège d'approuver le choix de son coadjuteur' ,que l’étatdel Église Catholique en Canada était encore trop précaire, et offrait trop de motifs de défiance aux Anglais, surtout depuis l’érection de l'évêché anglican de Québec, pour qu'ils ne vissent pas de manvais œil cette église changée en métropole. Tlusion fatale ! comme si.ce n’eût pas. été là précisément le moment.qu'il fallait choisir. pour fortifier V'Églisé Catholique en Canada contre l'influence anglicane, en muitipliant l’épiscopat.et en lui décernant une nouvelle auréole. En- attendant, toutefois, l'évêque Plessis, qui, malgré. ses préjugés timides et la crainte de se brouiller avec le gouvernement , sentait parfaitement la, nécessité des mesures que lui suggérait la PrOpAARSe,

! Lettre de l'évêque de Québec au cardinal préfet de la Propagänfe, 20 févricr 4806,

de successioit au siége de Québec , les

de pation des États du Saint-Siège par Napoléon. M. Panet, accepté sahs résistance par le gouve:

petit troupeau. L

trop vivement séntie par les protestants ‘eux-méries

aux sympathies communes. Les souscriptions furent

proposait à Rome de tenter le plan tracé” autrefois à l'évêque Hubert par le ca dinal Gerdil, d'avoir: trois coudjuteuts, le premiet pour Montréal ave ee “droi 1

HautCaniads et le troisième pour les p wi nés dù | Golfe, le New-Brunswick et la Nouvelle-Écosse: Mais | ce plan démeura alors sans exécution; © > qu'on'doit 1 |attribuër surtout aux troubles de PHtalic et à pe.

ment et le clergé, fut préconisé par Pie VIT, an moi 4 ‘d'août de lu même année, et sacré, le 20: avril: 4807, | sous ke titre d’évêque de Saldës en Mauritanie. Aussi | tôt après lu cérémonie, il's'en retourna à la Rivière | Outlle, où il continua à Éténté pee de "

Un incendie tertible qui dévora en uélquel! nt ! lè monastère et l'hôpital des Ursulines des Trois-Ri. ! vières (octobre 4806) fut le premier évènement qui viht afliger le cœur du nouvel évêque de Québec. Les re | gieuses, privées de leur asile, se réfugitrent dans dés | couvents de Montréal ét de Québec, en attenant que leur demeuré eût été réconstruite. Plessis les reçut | avec unié affection véritablement paternelle, et fitaus- | sitôt, en leur faveur, un appel aux sentiments chart tables de soh troupeau. L'utilité de cette maison était |

pour qu’ils ne s’associassent pas en grand nombre |

de: la |

vers lé lui-mên

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mélang distingi mourut tous, di et le pè

vertus,

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rt | l, au moh | vit: 4807, | ie: Ausé | lu Rivière | emént on

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nt qui viht !

e. Les roi | t dans les | ndant que | les reçut | et fit'au | hits chart

aisoti était Lx -rriéties

d' nombre | ons furent |

considérables; eb la législature, étant venue elle-même leur, secours; Jen relie virent ni en :

| cs — ri , deux ans, une de teure si belle et's£ convenable, qu’elles purent remercier Dieu d' avoir tiré tant de bien. de l'accident passa-

Une particulai ité à ce suiet. 4 ét. qui. n’est vs sans par pour les Français, c'est le. nom loin qui desservait alors le monastère des

| tie: des Trois-Rivières. Jacques- Ladislas-Jo-

ph. dé Calonne, frère du ministre de ce. nom,

sous Louis XVI. et l'un des débris les plus res-

pectables de l'ancien. clergé français, après avoir brillé longtemps à la cour, était venu, aux jours

de la persécution ; chercher un. asile en Canada,

vers lé milieu de l'année 1799. Dur..et. austère pour lui- mêine, ilexpiait, disait-il. gaîiment, les délices de

84 jeurésse. ; aimable, délicat , ét rempli de préve-

naneés pour les autres, offrant dans ses manières ce mélange heureux de douce piété et de politesse qui distinguait si éminemment alors le clergé français, il mourut, le 46 octobre 1822, environné des regrets de tous, des riches et des pauvres, dont il avait été l’ami et le père. « Plus vénérable encore par ses éminentes vertus, disait la Gazette de Québec (21 octobre 1829),

que pur son grand âge. » Il avait. alors sé qu . Sir HT RFA: Do EMEA A 1807, même que “d'être devenu évêque dti d uébes Æ de-viol était: parvenu à se. concilier la confiance. dessein

neurs du Canada. Ceux-ci.en effet trouvèrent toujours À avait jé en lui un sujet soumis, d’une loyauté même-parfoisex avantag gérée, et dans plus d’une oceasion-un conseillensag D m0 prudent, Mais, si les Anglais savaient rettre à } D sonadn ses services, ils ne songeaient guère à l'en-récom D cparl: et, s’il obtint plus tard.quelques concessions uti lesü D porter

l'Eglise Catholique, après les services Bas 1e val; d’

leur rendit durant la guerre, de 1842, ces: concession les relig furent bien plus la conséquénee des Hheogenonl : Pless la Révolution française ét: les. gere de lEmpi Dieu, le avaient opérés dans.les esprits. qu’une suite de ses: cupait k vices. On a pucroire longtemps.que Plessis aimait les & du patr Anglais; mais, façonné comme tous:ses compatriotes À que le t au joug britannique, il ne paraissait, comme eux, chose ; aimer. que parce qu’il redontait également de voir à qu'il pe son pays retomber au pouvoir dela France, ou. devenir | spoliatic partie intégrante de l'Union Américaine. L'idée de: ses | charge; devoirs, et la crainte mal fondée de voir le Canada des discussi cendre à une situation plus pénible encoresiles Améri résister. cains pervenaient à s’en emparer, durent étreles seules À et, faisa causes du dévoñment avec lequel ilembrassa si-gratui: À siter, a tement le parti du gouvernement dans les luttes politi- Saint-L: ques, où son intervention seule empêcha les.colonies Les n anglaises du Canada de se rendre aux Etats Un: née plu

xs Améri | les seules. |

si-gratui:

es politi-

s.colonies inst

DU CANADA à 2 Ce Sir Job Craig était arrivé, vers lu fin de l'année 1807, en qualité de gonverneur, en je somaprsts mi son

avait jeté les yeux: sur + l'hôtel: Dieu, dont la situation avantageuse; l'étendue du terrain, les-vastes sulles et les magnifiques dortoirs avaient ‘excité son envie et son admiration, aussi bienque celle de ses officiers: 11 en parla: à l’évêque, en lui proposant de faire trans-

porter les malades de l'hôtel - Dieu à l'hôpital : géné:

ral; d'agrandir cette: dernière maison et: de réunir les religieuses des deux:eommunautés en üne seule.

: Plessis répondit qu'il n’était pas le maître de l'hôtel- Dieu, lequel appartenait à la communauté qui en oc:

cupait-les’bâtiments ; que d’ailleurs ‘c'était une partie

du patrimoine ‘de l'Eglise Catholique, dont il n'était que le tuteur, sans aucun droit d’en‘aliéner la moindre chose ; et, comme le gouverneur insistait,: il répondit qu'il perdrait plutôt la tête que de consentir à cette spoliation. Craig tenta plusieurs fois de revenir à la charge ; mais l’évêque, voulant éviter désormais toute discussion à ce sujet, sur lequel il se sentiit disposé à résister, résolut de s’absenter alors pour quelque temps; et, faisant à la hâte disposer une goëlette, il alla visiter, avec l'abbé Desjardins, les missions du FE Saint-Laurent. : : |

Les mesures du gouverneur devant d'année el année plus violentes, une opposition non moins violente

122 HISTOIRE s'éléva:contre lui en 4840; des écrits séditieux furent répandus contre lui daus tout le pays, et sir John Craig fut ouverteiment traité de tyran et de despote.. Il parut | craisidlte dlors que les Canadiens ne vinssentàe6-ré | voltèt et à appeler les Américains à leur secours: Rien | de ce genré n’était toutefois à redouter dans 06 moment; 1 mais; le bruit d'une insurrection s'étant fau | | pañdu, le gouverneur alarm fit un appel aux. senti | pri ments de fidélité des personnes sages et et:surtout dû | no clergé catholique M leur adressa unie proclamation qui, | d’après : sott désir, fut lue publiquement en chaire dans | toutes les églises. après l'office divin. À Québec; l'évé | que Plessis prononça dans la cathédrale un. discours | éloquent !, dans lequel, après avoir parlé de la loyauté du clergé comme ne pouvant être mise en doute, ils'é : tendit sur l'obligation imposée aux sujets, et particulièrement aux chrétiens, die moitie aux nue et. né: D coup: autorités établies. | D Lima Cette conduite aurait dû, ce semble, sens à D qurec plus en plus le crédit du prélat et l'estime qu’ on avait D d'adinin pour sa personne; mais, en voyant l'excès de l’obéis- DD afaire, sance du clergé, le cabinet britannique paraissait vou. rent de: loir se montrer encore-plus rétif pour les Catholiques, À de son ti quoiqu ‘ilseussent bien certainement le double droit de D trois cé réclamer hautement pour l'Église les avantages qu'on : thédrale lui avait jusque-là refusés, et de se débarrasser de la À rüission tutelle dans Jaquelle on cherchait à les retenir. DA sions de

li } * Bibaud, Hisloire du: Canada, 1. Ÿ | UMélénge

mi le so: ds Ab ere voste alors, etde porter

et msi à bises sd ft fucide: ‘étolaire développait diséinent led vérités de l'Évangile ‘; ét ceci compeñsait, au: moihs jusqu’à un certain gotits ce qui . lui manquaît du côté de Jonction et de la mansuétude, que ne comportait guère as froideur naturelle, Homme d'adininistratioir et de détails, jamais ni l'embarras des affaires, ni les maladies, ni les guerres ne l'emtpêcherent de visiter chaque année au moins une petite partie de son troupeau. Tin ’est point d'église, même à plus de trois cénts lieues, à l'ortent où à Foccident &e sa cathédrale,où il n'ait porté ses pas uvec le courage d'un missiofinaire. Occupé une année à parcourir les missions de lu Nouvelte-Rcosse ct du New-Brunswick ; une

UMélénges religieux, ete. Notice sur Met Plessis, Montréal,

Lust

visitant üne autre fois les postes de la baie des Cha: À était en leurs, mais plus souvent l'intérieur de son diocèse, on M ÉtuteU vu affronter cent fois dans ses courses pos D topde constanos des saisons, la fureur des vents, en vic . D'un at

la guerre éclate de nouveau. éntre l'Angleterre et D ravori

domination française. Depuis la première guerte ! pui ; nés sur t avait suivi l'indépendance américaine, aucune nouvelle lieues.

124 HISTOIRE autre, celles qui s'étendent jusqu'à Détroit et au-delà;

leurs vo

tude des climats, . Ce fut durant un des voyages au CapiBreton 4

été trop ment co!

États-Unis. Après l'abandon du: Canada per le gou pas qu'i nement de Louis XV, ce paysavait matériellement fait ouverte des progrès considérables, etla population s'éteit«ccruë 2 d'ailler dans nne proportion beaucoup plus grande que ssus10 D slot

invasion étrangère n’avait eu lieu sur lé territoire de: une £ Ma mais on n'avait pas perdu aux États-Unis

l'espoir d’annexer une si belle protince. Letemps n'é |

États-U cœur du

tait plus où Voltaire pouvait écrite « qu'on se battait posait at en Canada pour pe bc arpents deneige. » Malgré le : sur 868 : froid de l'hiver, c'était un pays magnifique et qui of: | Dans frait, comme encore aujourd’hui, des ressources im: D cc menses à ceux qui voulaient y aller pos la fo D militair tune en cultivant la terre. :i grande] En l’année 1812, les Américains crurent. enfin le i me rare moment favorable pour surprendre leCanadu; l'ennemi À deguer: le plus acharné des Anglais, Napoléon, régnait sur l'Eu- : glais de rope ; ils se joignirent à lui et déclarèrent la guerreàla ces bon Grande-Bretagne, persuadés que les Canadiens n’attendaient qu’une octasion pour se jeter dans les bras de © + Mont

“enfin le l'ennemi :

sur l'Eu ierreüla n’attenbras de

‘leurs voisins. ‘Loriquela guerre éclata, le Haut Canada

était en grande partie peuplé par des colons sortis des

États-Unis, et à qui l’on devait supposer naturel!

| pour verter le sang de leurs fières.

D'un autre côté, les habitants du Bas-Cansda avaient

té trop récemment représentés aux yeux du gouverne-

ment comme des séditieux, à cause de leur opposition à l'autorité brutale de sir John Craig, pour qu’on ne crût

pas qu’il serait facile de les entraîner dans une révolte ouverte:contre l'Angleterre. Les forces britanniques

d’ailleurs: étaient purement nominales; c'est à peine

si l'on pouvait compter quatre mille hommes disséminés sur une étendue de frontières de plusde quatre cents lieues. Le cours immense du Saint-Laurent, comme une grande route militaire ouverte de toutes parts aux États-Unis, qui pouvaient par là pénétrer jusqu'au cœur du Canada, était absolument sans défense, et exposait au plus grand péril le peu de Pere sAuianées sur ses vastes frontières.

Dans la vue de tenir à un taux élevé les lettres de change qui émanatent principalementdu gouvernement

militaire,on avaitlaisséemporteraux États-Unis laplus

grande partie de l'argent monnayé,quiétait d’une extréme rareté dans le trésor. À la nouvelle de la déclaration de guerre, l'alarme se répandit parmi les négociants anglais de Montréal et de Québec !, et la première idée de ces bons patriotes fut de plier D et de décämper.

il Montgommery-Martin, The Canadas in his British Colonies.

Lstittf

du peuple, dont il reconnaimait mieux que leon

.… Haut-Cansda, dans le prévision d'une guerre, long: |

126 HISTOIRES Sir George Prevost était depuis 4844 gouverneur: | général Ju Canada. Animé par les bonnes intentions

tres lg loyauté, il songes onssitôt à mettre les dent | en état de défense. 11 assembla-à Québes |

la Ligialstre coloniale, dans le palais épiscopal, loué | à cet effet, depuis 4794 ,par l'évêque Brisnd, etil y fut | déterminé de subatituer à J'argent monnayé le papier du avu orme pariank Intéris, + prrableen re de change sur l'Angleterre, Les Américains svalont, durent l'été de 4844, réuni leurs principales troupes régulières sur leurs frontières du Bord-ouest, où ile avaient attaqué les Indiens hoë tiles etisoutenn plusieurs combats contre eux, Cette | force, à luquelle s'étaient joints la railice et. un grand nombre de volontaires, s'était mise en mapohe pour le

temps avant même qu'elle fût déclarée. Dis avaient di, 4 pour y arriver, ouvrir des routes à travers les:épaisses forêts qui couyraient toutes les contrées intermédiaires, | comptant sur ces communlestions pour leurs vivres | le rontériel de l'ermée, qui arriva à Détroit, k6 juillet 4842, forte de dentx millecing cents hommes. LE tra la mé

À la première nouvelle de l'invasion, les smile M guerre ! vicaires de l'évêque Plessis, Descheneaux à Québes, et D les Amér Roux, supérieur de SaintSulysæer, à Montrésl, inéer: Sur ce prétant les intentions bien eonnues de ce prélat, écri- 2 Canada, virent à tous les curés du Canada ûne lettre circulaire, ÆN habitant: dont ils devaient faire part à leurs paroissiens, pour les Ja bannié

DU CANADA 127 engager à repousser l'ennemi (42 juin 1812). Un mondement: que l'évêque publia lui-même, à son retour à Québer, pour encourager la milion des oampagnes au devoir et à le fidélité, produisit le meilleur at qu'il fût possible d'en attendre dans l'intérêt du gouvernement britannique, et l’ Angleterre reconnut ensuite que les services que le surintendant de l'Église Romaine avait rendus pendant touts la guerre surpassaient tout ce qu'il avoit encore fait jusqu'à cette époque,

L'arrivée de deux bataillons venant d'Europe, pour enrelever deux autres qui ayaient ordre de partir, neœut jusqu'à un certain point l'efféeti des troupes régulières du Canada. Sur la demande du gouvernement colonial ; la législature avait passé, l'hiver d'avant, une loi tendant à mobiliser immédiatement la milice, qu'on n’avaltque trop longtemps négligée, et quatre bataillonsse-trouvaient.sur pied au moment de la guerre. Toutes les forces dont va pouvait disposer furent mises en activité. La citadelle de Québec fut confiée à la garde des bourgegis, fiers de montrer sux Anglais qu’on pouait compter sur leur loyauté, et à leur évêque qu'ils avaient entendu sa voix; Le province tout entière montra la même ardeur, et un mois après la déclaration de guerre ‘le Bas-Canada semblait préparé à attaquer les Américains, plus encore qu'à se défendre.

Sur ces entrefaites, l'ennemi entra dans le Haut- Canada, le 12 juillet, et invita par une proclamauon les habitants, qui paraïssaient sans défense, à se joindre à Ja bannière étoilée de l'Union, ou au moins à demeurer

…ssitñ

tranquilles, en les assurartt en même temps. da prix |

tection des États-Unis. Mais, après, que

| jusqu Détroit (7 août 1812). Sir George pq L confié. le gouvernement du Haut-Canada au: général : distingué comme politique que comme soldat, etquisut i inspirer aux habitants l'esprit : dont il était animé, Brock: prorogen. Je parlement de la À province, qui tenait alors sés séances à Toronto { York); ! le12 août il se transportait rapidement à Amherst. | burg, etle16 il contraignait le général américain Hull à se rendre avec toute son armée, consistant en plus | de sept cents hommes, tant réguliers que de la milice, avee six cents Indiens alliés. Deux mois s'étaient | à peine écoulés depuis le commençcenient de la guerre | : que Québec et Montréal voyaient. avec étonnement en. trer dans leurs murs les Américains captifs avec leur | général. Brock ne jouit pas longtemps de son triomphe. | Il fut tué dans une.action devant le fort George; le | reste de l’année se passa sans autres évènements importants que les tentatives infructueuses des Etats |

Brock , officier non m ji

Unis pour se rendre maîtres des lacs.

Mais, dès que les glacés eurent été rompues, au prin- :

temps de l’année suivante (1813), sur le lac Ontario, les Américains sortirent,.avec une force navale consi-

dérable, du port appelé Sacket’s Harbour ‘, et vogue |

rent vers le Haut-Canada, Le 27 avril, ils débarquaient

\ Sacket’s Harbour est une petite ville de l’état de New-York, non loin de l'embouchure du Saint-Laurent, près du lac des Mille-les, sur le lac Ontario.

à Tor vraier petit une lég dait, s pour £ suite d long d au pou renferr Haut-(

‘ Pend d'un a parti d qui ava néral V dans la par sur de mon déconce ça à ret sant les frontièr Prevost Haut-C bour, m

'Burting tario, au-d!

8. s’étaient | > la guerre | nement en: | s avec leur triomphe. | orge; le ments imdes Etats |

s, au princ Ontario, | vale consi-

et voguë-

arquaient

a ioin de l'emtario.

DU CANADA 129 à Toronto, alors capitale de la province, dont ils livraient aux flammes les édifices publics ainéi que 1: petit nombre de barques stationnées dans le port. Après une légère résistance, le général Sheaffe, qui ÿ commandait, se retira sur Kingston. L’énneini fit voile ensuite pour Niagara, où il débarqua quelques troupes. A la suite de ces événements, les Anglais sous les ordres du général Vincent continuèrent à battre en retraite le long du lac, vers la baie de Burlington, abandonnant au pouvoir de l’ennemi toute la ligne du Niagara, qui renfermait la plus grande partie de la population du Haut-Canada. Pt A nu

: Pendant que le général:anglais Proctor capturait, d’un autre côté, par une action d'éclat, un nombreux parti d'Américains sur les rapides de Miami, l’armée qui avait brûlé Toronto continuait à poursuivre le général Vincent vers les hauteurs de Burlington ‘. Mais, dans la nuit du 5 au 6 juin, le colonel Harvey s’empara par surprise du camp américain ; il leur tua beaucoup de monde, fit prisonniers deux généraux , et réussit à déconcerter si bien l’armée des Etats-Unis, qu’il la força à retourner en désordre sur le fort George, en laissant les Anglais de nouveau en communication avec la

| frontière de Niagara. Dans l'intervalle, sir George

Prevost, qui se trouvait avec le gros de l’armée dans le Haut-Canada, fit faire une attaque sur Sacket’s Harbour, mais dont le mauvais succès changea pour le reste

‘Burtington, petite ville du Haut-Canada, à l'extrémité sud-ouest du ic Ontaris, au-deésous de Toronto,

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