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étant intéressés dans la publication du Canadien, soit comme ayant agi, dans les élections, en faveur de candidats qui ne plaisaient pas au gouverneur.
Mais si Sir J. H. Craig s'était montré vindicatif ou haineux, quelques uns des membres de l’assemblée no lui en voulurent point céder, sous ce rapport : ils étaient
| persuadés que le gouverneur n'avait pas agi comme il
avait fait, sans quelque consultation préalable, et ils attribuaient à M. de Bonne sa part, et probablement plus que sa part, à l'avis que son Excellence avait suivi, outre
2 qu'il ne votait pas ordinairement dans leur sens: aussi
résolurent-ils de l'expulser, non pas cette fois régulièrement, au moyen d’un bull à cet effet, mais en résolvant, ou arrêtant tout simplement, par l'entremise de M. Bourdages, secondé par M. Roy-PoRTELANCE, ‘‘ que les juges de cette province, conformément aux lois et coutumes du parlement, ne peuvent ni siéger ni voter
} dans cette chambre.” C'était une découverte un peu } tudive, puisque les quatre premiers parlemens pro-
vinciaux ne l'avaient pas faite. On aurait pu d'ailleurs répondre à MM. Bourdages et Portelance, qu'il n’était
pas d’une absolue nécessité que tous les usages de F An-
gleterre fussent suivis en Canada; surtout que l'inhabi- | lité des juges à siéger dans l'assemblée n'étant pas : prévue par l’acte constitutionnel, elle ne pouvait être
prescrite que par une disposition législative. (C’est ce
} que la majorité de l'assemblée parwt sentir,cette fois, car
la considèration de la proposition de M. Bourdages fut remise au 81 juillet, c’est-à-dire, à une époque où le parlement vaquerait.*
* A la majorité de 23 contre 17. Les membres de la minorité,
} à qui l’on attribua le tort de croire qu'une résolution de l’assem-
blée équivalait, dans ce cas, à un acte du parlement, étaient, MM. Bedard, Borgia, Bourdages, Caron, Chagnon, DELORME, Düccos, Durocher, HEBERT, LANGLOIs, MEUNIER, Papineau, Rostraizce, F, Roy, Roy-Portelance, TRES"LER, ViGER.
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