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Histotiis
mentionnés étaient des libelles contre la chambré, propres à exciter des soupçons et de la méfiance dans l'esprit du peuple, contre les procédés et les motifs de ses représentans, et une violation des priviléges de la chambre, et que M. Mackenzie, qui s'était reconnu l’auteur de ces-articles, (et qui était membre de la chambre), devait être requis de fournir sa défense.” Il la fournit, en effet, ce jour-là et le lendemain, mais en aggravant son offense par ce qu'on qualifia d’effronterie et de cynisme.
11 fut résolu, d’abord, à la majorité de 27 contre 15, que W. L. Mackenzie, éeuyer, s'étant reconnu l’auteur de libelles faux, scandaleux et diffamatoires, et ayant aggravé son délit par la manière dont il avait soumis sa défense, était coupable d’avoir violé les privilézes de la chambre et ensuite, qu'il fut expulsé.
L’expulsion eût. lieu lo 12, et dès le lendemain,
. lesieur Mackenzie et ses amis avaient trouvé le moyen
d’assembler quelques centaines d’habitans de la basse classe du comté d’York, à qui ils avaient fait signer
- une pétition au lieutenant-gouverneur, se plaignant de la chambre d’assemblée, et priant son Excellence
de la dissoudre.
Sir John Colborne leur répondit laconiquement : ‘“ Messieurs ; j'ai reçu la pétition des habitans.”” :
Les campagnards s'étant fait joindre par un nombre des habitans d’York, promenèrent M. Mackenzie comme en triomphe, par la ville, en signe de leur approbation. Le triomphateur fit une harangue à la ‘foule, qui applaudit par trois acclamations, pour ‘“ le roi matelot,” le comte Grey et les ministres “ réformistes, et par trois autres pour le gouverneur, l’assemnblée et le pouple patriote du Bas-Canada. Le rassemblement s’organisa ensuite, et adopta des résolutions
par les faite le fallait »
provinces de dema conduite digne d’é présenté Le 2 j W. L. M parmi la placard, « contre le majorité d d'un long unanimem ensuite par Enfin, le si l'exhalta a impunémer Conseillers le fit, 6 ja d'York,” et Le lenden ‘“ lo. Qu contenait un le conseil lés () 2%. Qu'i membre de session, est | libelle ; “ 30. Qv’av
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ün CCusations, ou des diatribes , les Conseillers, lg 8 ; il enrichit Je libelle écrit
verbal, et fat élu presque unanimement, La médai] i
conseillers législatifs et repr le fit, 6 ;;
d'York,” et « AUX Canadiens ”
Le lendemain, le conseil législatif résout ÿ
“ lo. Que le journal 7%e Colonial Advocate du 5, contenait un libell
€ £rossier et non justifiable contre le conseil législatif ;
“20. Qu'il paraît que W. I, Macke membre de }a Chambre d’ session, est l'éditeur de c libelle ;
nzie, écuyer, assemblée, Maintenant en € journal, et l’auteur du
RS
HrsTothE
se soumettre à l’indignité d'être ainsi outragé, au lieu
même et dans le temps où il est occupé à exercer 1-8 fonctions à lui confiées par la constitution, et par des libelles ouvertement sanctionnées du nom d’un membre d’une autre branche de la législature, avec laquelle le conseil législatif doit et désire concourir dans toute mesure propre à avancer le bien public.
‘40. Que le conseil législatif ne peut qu'espérer avec confiance que la chambre d’assemblée verra avec une juste indignation les efforts ainsi faits par un de ses membres pour diminuer l'indépendance du conseil législatif, et le respect qui lui est dû, comme faisant partie de la constitution de cette province, et qu'elle éprouvera le désir de faire réaration au conseil législatif, pour une infraction au+:i :::pardonnable de ses priviléges.”
Quand ces résolutions furent présentées à la chambre d’assemblée, elle avait: déjà commencé à prendre en considération les nouveaux libelles du sieur Mackehzie, et le 7, il fut réexpulsé, et déclaré indique de
siéger dans cette chambre, devant ce parlement, ce qui
me l'empêcha pas de se présenter encore comme can-
didat, d'adresser encore des diatribes inflammatoires au peuple, ou plutôt à la populace, pour l’intéresser en sa faveur, etse venger au moins par l’agitation populaire et ia discorde civile.
En revenant au Bas-Canada, il faut commencer par dire que la révolution française de 1830 avait exalté un assez grand nombre de nos jeunes gens, et remar-
* quer que les propositions révolutionnaires de M. Bour-
dages, et les violentes et injurieuses diatribes de M. Papineau avaient changé, chez les plus enthousiastes, cette exaltation en frénésie. Il faut remarquer aussi que la population des villes devenant de plus en plus
iélangée, p
des Iles Brit,
et que, Parm
re avait a
Comportemer sentiment de Souvernemetator, avait ét plutôt dans j'; d'émigrés, ou Clation d’idéeg diens d'origine été confiée à M.
d’une violence peu commune, Passions, ou pré La rédaction que temps, un ça INCONNU jusqu'a Canada. La voi il avait Paru dan, Pugnerait de que Pondance Continu, style, jusqu’au mis comme hors « se faisait, dans no!
les rédacteurs du ] Minerve crurent pc ment censurer un
Vrais intérêts du pays Le
politiques,
Minerve avait
LS I 1 150mm
passés du conseil législatif, maïs attaquer le corps entier, ie condamner généralement, le vouer, de tout leur cœur et de toute leur âme, à la haine et au mépris de toute la population, en se servant des termes les plus outrageants, ct cela, ‘“ dans le temps,” sinon, au & Jigu même où il était orcupé à exercer les fonctions à lui confiés par la constitution.”
Le Vindicator le traitait de nuissance, de cauchemar, d'incube oppressif, ete. Le correspondant de la Minerve disait : “ Les nominations de conseillers, faites et annoncées, sont, à pou d’exceptions près, si pitoyables, et le pays a si bien été joué et trompé pi toutes les belles promesses d’outremer, que la cham bre d’assemblée devrait résoudre, qu’elle est d'avis, et le pays la soutiendra, que si la mère-patrie se refusait à accorder un conseil législatif électif, nous insistions et demandions avec fermeté l'abolition entière d'un corps aussi nuisible que l'a été, l'est et le sera le conseil législatif nommé par la couronne, Le conseil législatif étant peut-être la plus grande nuisance que nous ayons, Nous devons prendre les moyens de nous en débarrasser, et en demander l'abolition de manière à l'obtenir.”
Ces agressions, renouvellées avec un surcroit de virulence dans les expressions, ne passèrent pas inapperçues et mépriséos, comme leurs devancières, et le 3 janvier, il fût, dans le conseil législatif, (en substance :)
«6 Résolu, que le Vindicator du 3, et la Minerve du 9, contoïaient, respectivement, un libelle diffamatoire contre cette chambre, et une violation directe de ses privilèges, et
Ordonné ;
“ Que le sergent-d’armes prenne et amène, sous bonne garde, à ia barre de cette chambre, Daniel Tracey, rédacteur du Vindicator, et Ludger Duver-
NAY, éditeur - offense.”
Ce procédé MM. Cofiin, silencio ; MM mesnre d'un de donner de et à dos per parceque les du ressort di suites,”
M. Ryland son procédé, } que Île consei une adresse, ce:
la province de naire, ct signa
été soumises à auteurs do ce manière la plu:
général, et à la s'unir aux fins ment établi da séditiousos ot i quemment aux c la chambre d'as:
près les conces cées à cotto ch:
lonce, du 18 no:
sont invités par la constitution pour laquelle’ Ze ment inaltérable ans, il a joui d’
NAY, éditeur de la Minerve, afin de répondre pour cette - offenso."”’
Ce procédé ne fut pas adopté, nemine contradicente ; MM. Coftin, Hale ot Hatt différèrent de la majorité sub silencio ; MM. Bell, Caldwell et Felton, “ parcequ'une mesnre d'un caractère aussi décidé devait avoir l'effet de donner de l'éclat et de l'importance à des opinions et à des personnes insignifiantes ot méprisables, et parceque les écrits en question étant dos libelles sont du ressort des tribunaux Oidinaires pour les poursuites.”
M. Ryland difière de la majorité, ou proteste contre Son procédé, parceque, selon lui, il serait plus à propos que le conseil législatif présontât au gouvernement uno adresse, exposant : « qu'il eirculo maintenant dans la province des publications d'un caractère révolution naire, ct signalant plus particulièrement celles qui ont été soumises à la considération do la chambre ; que les auteurs de ces écrits n'hésitent pas de faire, de la manière la plus audacieuso, un appel aux habitants en
général, et à la chambre d’assemblée on particulier, de s'unir aux fins d’abolir la forme actuelle du gouvernemont établi dans cette colonie; que cos productions séditiousos ot inflammatoires ont été répanduos subséuemment aux communications faites Par son Excellence à la chambre d'assemblée durant 1n présente session ; qu'après les concossions libérales ot importantes, annoncées à cotto chambre, par lo mossage do son Excel. lonce, du 18 novembre dernier, les habitans du Canada
sont invités par cos publications à s'unir pour renverser :
la constitution donnée à cotte province, constitution pour laquelle‘ le peuple Canadien à exprimé son attache. ment inaltérable, et sous laquelle, pendant quarante Ans, il a joui d’un dogré de prospérité, de bonheur et
de liberté raisonnable, qui n’est surpassé dans aucune partie du monde civilisé ; que le peuple loyal do cette province est exhorté par ces publications, à se joindre pour détruire toute influence juste et raisonnable de la part de la couronne, pour arrêter l'introduction des habitans de la métropole en Canada * et pour adopter enfin des mesures, qui, si elles étaient adoptées, changeraient en république la forme actuelle de ce gouverment monarchique, parceque, par ce moyen, le gouverneur on chef, les ministres du roi et le public pourraient acquérir une connaissance exacte des sentiments du conseil législatif, par rapport à ses écrits calomnieux et révolutionnaires, parceque l’occasion serait donné de considérer duement les moyens de faire punir leurs auteurs, et d'empêcher que la paix et le bonheur des loyaux sujets canadiens de sa Majesté ne soient troublés désormains par de semblables publications,”
Pour revenir aux prisonniers du sergent-d’armes, amenés à la barre du conseil, M. Duvernay répondit aux questions - qui lui furent faites, qu'il n’était pas l’auteur de l’article incriminé, mais qu’il était l'imprimeur et le propriétaire de la Minerve, etc. Le rédacteur du Vindicator paraissant vouloir répondre à la façon du sieur Mackenzie, le président l’arrêta, en lui disant de ne se pas compromettre.
L'un et l’autre furent condamnés à demeurer omprisonnés jusqu’à la fin de la session.
Ce procédé du conseil législatif, loin d’arrêtor le mal sembla l’empirer : du moins en résulta-t-il des manifestations populaires bruyantes, à Montréal.et à Québec,
* Si les auteurs de ces ‘‘ publications ” s’étaient contentés de se prononcer en termes convenables, contre une émigration systématique ou surabondante, ils ne seraient pas sortis des bornes de là liberté des opinions et de la presse,
des tentative et une espèce tor et la Mi combien de montrée grai blâme indire santé portée qu'on avait pi ? la patriotiqt conseil, sans ment paru yf Comme pou:
republia dans avait qualifié gnant de nouv L'agitation r plus marquée à 25 janvier, d'aj St. Laur St. Laurent, u des discours, et rement le cons nay et Tracey, avait été fait à Les résultats cence de la jeun daine exaltation ee ttes .… * Nousavors trop il faut l'arrêter dan:
Pouvoir de mettre un la chambre dans leg nous ne mériterions ra comme Caton De lenda est Carthage 80 qui a eu lieu en relatives au conseil
mesures encore plus tlarbre a eu à soccer
des discours, et adopté des
nay et Tracey, et leur of avait été fait à Yoëk, à ch:
cence de la jeunesse, où de l'ign daine exaltation mentale, où «
il faut l'arrêter dans sa marche Pouvoir de mettre un frei la chambre dans les mesures qu’ opter ; autrement, nous ne mériterions pas d'être libres, Bien tôt,
dira comme Caton le cense
Delenda est Carthago. Le P Sion qui a eu lieu en chambre, sur les résolutions de M, Bourda relatives au conseil ; il
Mesures encore plus éner tinmbre à eu à soccuper à cot égard,”
des tentatives d’agitation dan ot une espèce de frénésio dan tor et la Minerve, Le pre combien de fois notre cha montrée grandement, offensée mêine du semblant du blâme indirect de sa majorité, par exemple, G'uno sauté portée à sa minorité, durant la levée, tandis qu'on avait pu boire autant de fois qu'on l'avait voulu # la patriotique, * vsrtueuse,” et glorieuse minorité du conseil, sans qne la majorité de ce corps eût seulement paru y faire in moindre attention.
Comme pour ñarguer le conseil législati f, la Minerve republia dans sên numéro du 19, l'écrit que ce corps avait qualifié de libelle diffamatoire, en l’rccompagrant de nouvelles injures et do folles menaces, * L'agitation ne fût 41e passagère à Québec, elle fût plus marquée à Montréal, et de plus longue durée. Le 25 janvier, d'aprés avis préalable, il y aût, au faubourg St. Laurent, un rassemblement, où i; fut prononcé résolutions, Censurant sévèrement le conseil législatif, aPprouvant MM. Duver- ‘ant, À l'imitation' de ve qui icun ‘une médaille d'or.” Les résultats les plus déplorab
8 le district de Montréal 8 le Canadien'le Vindicamicr parut avoir oublié mbre d’assemblée s'était
les de cette effervesorance, de cette sou.
‘en appelant la Justice,
a nm mo tn LP * Nousavors trop lougtems t0/6r ‘cette branche de la législature ; iso La chambre d'assemblée «& /e
- Le pays doit done appuyer
© PAYS en masse ur, avec la chambre et avec nous :
RS Séra surpris d'apprendre la divi.
peut se rassn rer,
Car il sera adopté deg Jiques et plus ee
aces que celles dont la
‘Con,la souillait, où en invoquant la liberté de la presse, “on l'outrageait,” furent le mauvais biais donné à | l'opinion dn peuple sur cette liberté, l'exemple démoralisateur offort à la populace, l'encouragement fourni au “ dévergondage ‘” de la presso périodique. *
Ça été souvent un malhour pour la population eana. dienne, ot pour celle des campagnes en particulier, d'en être réduite à ne pouvoir lire que des gazottes entachées d'un aveugle esprit de parti, parlant toutes dans le mèmo séns, et quelquefois aussi, comme à l'époque où nous en sommes, rédigées “ lourdement. étourdiment, sans discrétion quelconque, ni ombre de jugement, ot Ÿ affichant une licence inouie, pour ne pas dire un cynisme révoltant, ’{
libelles, D l'appel de la dire, sur un
Pour reve ils s'adressèr décider si le “onner pour cour décida cç lrent, en se emblée, et de
Cependant, imprimeurs $ ice triomphe qui est ou n’e Duvernay ec !
che du conseil comme l'avait « le peuple allait cour de Québec
l’réquentes :
ls appels au :
La Minerve on appelait de toutes ses forces au peu ple, surtout au peuple des campagnes, et elle dut trouver chez lui quelqu'écho, car de mème que ce journal, le Canadien ot la Gazette de Québec semblaient avoir posé directement, ou indirectement, en principe que la liberté de la proesso dovait être illimitée ; que cotto liberté ne pouvait pas dégénérer en liconce : ct que conséquemment il ne pouvait pas y avoir de
* Résolu. Que dans un pays libre, c'est un des droits les plus sacrés pour tout sujet d'émettre ouvertement son opinion sur tout ce qui concerne le gouvernement, comme aussi de discuter libre ment sur la composition de toute sorte d'autorité constituée, que même l'extrême liberté de la presse est préférable à un état de gone où l’on ne pourrait signaler publiquement les désordres ou les abus du pouvoir qu'indirectement et avec restriction...
t “ La polémique est parfois redondante, lourde, dans les gnzettes rédigées en français : la critique pourrait être moins acrimonieuse, et plus spirituelle." —M, LEBRUN.
F Pour ce qui regarde les terres du ciergé, il serait possible que l'arrangement fût aussi avantageux que celui des biens des Jésuites. On fait semblant de nous les céder, mais c'est À condition que la couronne, (c'est-à-dire, une classe de sanysues privilégiées), en disposera pour l'avantage de la province, qui, en retour, bâtira des CBSePNES EUX ve du roi dont nous n'avons pas besoin car nous pouvons nous garder et nous défendre nous-mêmes... Voilà encore une des concessions qu’on veut nous prôner. Et Le peuple se lais.
ter leurrer |... Lo ce à quoi il est fuit :
lavail pas assez « cliir et bien circon:
lijures Contre les for bonne foi de deman Viger ?—La Minerv “Le peuple tâche ‘8 Woyens constitut tussite jusqu'à prés terra ensuite ce qu'il Metire que quelques méntapportent des o ns qu'èls veulent re»
la force et abuse de 1 lisser pendant long hisser tranquillemen “Non pas pour got Mais, dans la vue de :
esse, nné à démofourni
can ulier, rottes
outes
ment, re de dr he
peu » dut 16 ce aient neipe ; q ue
6, que B gone s abus
gAzCte rimoe
le que suites.
que la n disa des r zaous ncore > laiss
libelles. Dans quelques Campagnes il fût répondu à l'appel de la Minerve, mais nous aimons à lo pouvoir dire, sur un ton plus modéré, où moins ruvoltant, Pour revenir aux deux imprimours @ ils s'adressèrent à 14 cour du banc du roi, pour faire décider si le conseil législatif avait le droit d'empri- ‘onner pour infraction de ses priviléges, cte.* La cour décida contre eux, à l'unanimité.
MmprisOnnés,
Ils s’en consolrent, en se plaignant par requête à la chambre d'asemblée, et de la cour ot du conseil.
Cependant, les Préparatifs du Uiomphe des deux imprimeurs se Poursuivaient avec activité, et c'était ice triomphe que le peuple (jugo compétent de ce Jui est où n'est pas libelle,) saisi de l'appel de MM. Duvernay ec Tracey, allait Prononcer sur la démarche du conseil ; c'était SU LA PLACE DE LA LIBERTÉ, comme l'avait dit M. Misseies à l’assemblé le peuple allait réviser et renverser | cour de Québec et du consoil.”
0 du 15, que à décision de la
l'réquentes avaient été les assemblées, nombreux ls appels au peuple de la ville et du district : los
rt to nenmtnasannse tm
sera leurrer 1... Lord Goderich répond qu'il ne comprend pas bien æe à quoi il est fait allusion. que si on peut lui désigner, &e. Si lavail pas assez d'intelligence pour comprendre un exposé bien clair et bien Cérconstancié, (les accusations vagues où plutôt leg injures contre les fonctionnaires publics, Pourquoi n’a-t-il pas eu /a bonne foi de demander de Nouveaux renseignements à l'hon, D, B, Viger ?—La Minerve du 30 janvier. ,
‘ Le peuple tâchera d’obtenix le redressement de ges griefs par ls moyens Constitutionnels dont il s’est servi, quoiqu'avec peu de wussite jusqu’À présent, et si ces moyens ne réussissent Point, 44 ra ensuite ce qu'il aura à faire, Un éiat bien policé peut-il per Metire que quelques indivi US 2gnorans, obscurs, Méprisés générale ertapportent des obstacles au bonheur de cinq cent mille habi. { ANS qu'ils veulent rendre esclaves. Si ce faible corps veut employer la force et abuse de l'autorité qu'on à bien voulu, sans ÿ Penser, jui laisser pendant loügiems, convient.il à des hommes libres de se laisser tranquillement enchaîner et piller ?”
“Non pas pour sortir plus tôt de leur prison, suivant la Minerve, Mais, daus la vue de mettre la cour et le conseil ex défaut,"
mme
gage
act
sci .
ne
triomphatears, en arrivant près de Montréal, devaient être accompagnés d'un nombre immense de paysans ; on devait, de la ville, aller au devant d'eux jusqu'à la Pointe-aux-Trembles, (distance d'environ quinze mil les,) ou du moins jusqu'à Hochelaga : un nombre pro digieux de pavillons et de drapeanx avaient été preparés ; les médailles étaient prêtes, et devaient leur être présentées sur la place de la liberté, (ci-devant place Dalhousie,) après quoi, la grande procession devait parcourir les rues de la ville et des faubourgs. On était dans l'attente d’une pompe, d’une fête, comme on n’en avait jamais vu en Canada, et qui devait ressembler à la fédération du 14 juillet 1790, sur la place de la Révolution, quand le manque «le jugement, l’indiscrétion ou l'inadvertence du rédacteur de la Minerve vint malencontreusement rabattre de lu fougue des plus exaltés, modérer la pétulance de langage des plus audacieux: il coût l'imprudence de publier, dans son numéro du 16 février, un éerit où l'on disait explicitement ce qui n'avait encore été dit qu'implicitement par lui-même ou par s68,correspondans, savoir, (en substance,) que le peuple se fera jus tice lui-même ; qu'une séparation immédiate de l'Angleterre est devenue nécessaire ; que les Canadiens doi vent se hâter de se rendre indépendans, &e.* Quoique cette production ne fût que le corollaire des accus tions portées contre le gouvernement de la métropole
« « Le peuple s'apercevant que ses plaintes sont méprisées, et qu'on À
gacrifie à quelques hommes le bonheur d’une nation, se fera justice À lui-même, Jusqu'à présent, les Canadiens ont été modérés et patiens, mais ils sont las d'être injuriés et calomniés : s'ils ne valent pas micux que les chiens où les chevaux anglais, île doivent chercher l'alliance d'un peuple qui les regarde comme ses égaux, je le répète, une séparation immédiate de l Angleterre est le mix | moyen
de conserver notre nationalité.…..C'est le sort qui nous est réservé
si nous ne nous hâtons de nous rendre indépendants.”
et contre celt semblée et hor Premisses poré la session préc assez grande « Par quelques-u qu'elle était à 1 munes, parce mieux écrite q précédée, et q compte de la sc tion des termes la trahison, les criminelles : ma l'écrit comme si sabilité, et le ré où explication, € té dès que la pet Dans de pareill que le projet de cey et Duvernay latif, et qu'ils en donné, comme d demeura pas mc phale devenir un, Le jour attend fût le 27 février.
perbole permise, | temps permit à a âlafète.” C'étai deux voyageurs « grand qu’une mai:
qu'une église.” | Herald, le Couran
Ja ande où dit ONjus œledoi que Al ole
qu'on 4
ice À 18 et 8 ne vent
x, je
oyen À serve 4
et contre celui do ln colonie, semblée et hors de cotte cham
que la plupar précédée, et qu'on n'y po Compte de la sottise ou de l'ignorance de la signification des termes, Les journalistes anglais crièrent à
la trahison, les autorités menacèrent de poursuites criminelles ; mais un jeune clerc-a
l'écrit comme sien, ou en ay sabilité, et le rédacteur ay
donné, comme devenu très inopportun; mais on n’en demeura pas moins Opiniâtre, dut la pompe triomphale devenir une farce ridicule,
Le jour attendu avec impatience arriva enfin , ce fût le 27 février. La Minerve, qui “8e croyait l'hyperbole permise, se permit do dire quo la beauté du temps permit à la masse entière des citoyens d'assister âlafète.” C'était exagérer plus ridiculement que ces deux voyageurs dont l'un avait va “un chou pius grand qu’une maison,” et l’autre, “un pot aussi grand qu'une église.” Peut-être pourtant, la Gazette, le Berald, le Courant eurent-ils tort de trop ridiculiser
“a cérémonie triomphalo,” de la ‘“ dénigrer :” les gens du commun, ‘Canadiens, Irlandais et Américains,” y allniont sans doute de bonne foi et sans mauvaiso intention, et quant aux individus d’un rang plus élevé, les uns pouvaient y être par pure curiosité, et d'autres, dans le but louable d'empêcher toute infraction de la paix publique. On pouvait aussi trouver bon ou juste qu'il fût offort aux doux imprimeurs, ct particulièrement à celui qui avait souffort pour le fait d'autrui, quelqu'espèce de consolation, quelque marque de condoléance : on pouvait les féliciter d'avoir vu le terme de leur emprisonnement, de se retrouver au sein de leurs familles et au milieu de leurs amis; mais on ne devait pas tromper le peuple, encore moins démoraliser la populace, en lui faisant regarder comme licite et louable ce qui, moralement parlant, est toujours et partout condamnable.
Le récit ne dit pas si les médailles furent présentées aux triomphatours sur a place de la liberté, mais elle leur étaient offertes par “ les citoyens de Montréal,” et elles signalaient ot constataient pour l'avenir un fait historique important, la “ défaite du conseil législatif en 1832.”
Pour dire oncore un mot de la licence de la presse, ce fléau destructeur do la civilisation, que la Minerve infligeait au pays depuis quatre mois, le Canadien semblait l'approuver,* ot la Gazette de Québec ne voir
rm + & Nous pensons que le gouvernement même est intéressé à ce que la liberté de la presse soit s//imitée, sous le rapport des opinions | paid de celles mêmes qui mettent son extslence en question.
+ Queiie réponse aurait faite Îe Canadien à 1n question : Est-il permis au premier énergumène venu d'écrire ou de dire frénétique- , ment au peuple, par exemple, que le roi est un {yran, et qu'il faut le détrôner, que a chambre des lords, ou des pairs, est une nuisance publique, et qu'il faut P’abolir; que la chambre des communes esi
loir pas qu'o anglais récri ralisant, au exécutif rest laissa passer pour lo main et le salut du nir anne entià Aussi pât-on article aussi :
adressé aux p beaucoup plu masque de l’a] Pourtant, à avoir, duns la.
un Changemer de mars, Mais, zie ne cessait, d et de tourment sentiment. AJ trigues, fait sig Campagnes, un quelques vérité:
Comme il avait
er
Un ramussis de ven ‘débarrasser A n nous pri ler mars, commence finissant Par ceux d seulement À l'inscu son Excellence une ( 1 To lose the Ame democratie Party, an Rec kenzie Jor ils con ngland, and Mackes Jill, that he persuad, wA0 had sufered enor undertake t Journes fIl avait été goudr
loir pas qu'on la trouvait mauvaise. * Les anglais récriminaient, absurdement parfois, en généralisant, au lieu de Particulariser, mais le pouvoir exécutif resta muct et sembla comme paralysé: il i on de montrer quelqu'énergie pour lo maintien du bon ordre, le repos de la société, et le salut du peuple, et sembla Promettre pour l’avonir nne entière indiflérence, ou une complète inertie. Aussi pât-on lire, dès le 8 mars, dans la Minerve, un article aussi révolutionnaire que celui du 16 février adressé aux passions haineuses, et couché on termes beaucoup plus injurieux, quoique parfois sous le masque de l'allégorie, Pourtant, à l'exception de cet article, il parut y avoir, duns la Alinerve, un changement en mieux, avec un Changement de rédacteur, dès le commencement de mars. Mais, dans le Haut-Canada, le sieur Mackenzie ne cessait, depuis sa dernidre expulsion, de s'agiter et de tourmenter le peuple, dans l'intérêt de son ressentiment. A près avoir, à force de déceptions et Y'intrigues, fait signer ou Marquer d’une croix, duns les ämpagnes, un tissu de fausses représentations, mêlé de quelques vérités, dans lequel il singeait le sujet loyal Comme il avait fait avec succès, en 1827, Fil voulut,
journaux
num a Un ramussis de sycophantes, de Jripons et de brigans, et qu'il faut d'en débarrasser Ÿ
n nous prie de dire que l’article inséré au Mercu ler mars, commençant par ces mots: 7%e Editor of th finissant par ceux de nimium ne crede colori, à été imprimé, nonseulement à l'insçu du chef de l’ Exécutif, mais a reçu de la part de son Excellence une désapprebation la plu
“ To lose the American volers would ha
£ mt à Y objections againet Fort Jill, that he Persuaded the committee to invite M. io :
Undertake the journes secretely. M.R,. Consented. Instructions were fIl avait été Soudronné et emplumé,
tenter fortune dans la ville d'York ; mais il y éprouva une déconfiture complète et un traitement ignominieux.* Ce contretems ne l'empêcha pas de partir pour l'Angleterre avec sa “ pétition au roi,”’ou sa diatribo contre le lieutenant-gouverneur, le consoil législatif, la chambre d'assemblée, ete., signée de plusiours milliers d'individus dont quatre-vingt-dix sur cent, peut-être, devaient ignorer de quoi il s'agissait ou être de ces ‘4 gons qu'aucune société civilisée n'aurait reçue dans son sein.” .
drafted by W. L. Maskenzie.…...and, these with ñn memorial having 15,000 Le gnnt Mr. R. took to England, in March of this year 1827, having previously agreed that Mr, Mackenzie would dush one or two loyal letters to the Governor General, Lord Dalhousie, and sent him 500 copies fur distribution in London, to pave the way Jor a favorable reception. The hoax was played with admiration. M. R. instanced the tone of the liberal paper as the mo d of the loyally of the republican pri and gave copies of the numbers containing the letters in proof. th the help of Mr. Hume, loyalty, assiduity and à goud cause, M. R. carried his point with Lord Goderich..…., he Colonial Advocate began its loyal song this day, and kept it up a whole Jortnight, and thus for once vut-generaled the politicians of England with their own weapons.'’—Caroline Almanack, &c.
* “La grande assemblée des habitans du comté d'York, s’est tenue à York, le 3 mars. Elle a été très tumultueuse : le parti bureaucretique à eu le dessus..…...On a tenté d’abattre l'imprimerie du Colonial Advocate. On a levé la main sur M. Mackenzie... M. Mackenzie a été brûlé en effigie par la canaille d'York.”—Za Minerve.
t‘‘L’aisance dont ils jouissent à présent, après avoir connue l'extrême misère, n’a fait qu'augmenter leur dépravation originelle. Possesseurs de fermes qui les rendent indépendants des classes de la société qu'élèvent audessus d’eux l'éducation, les manières et les babitudes, ils sont, dans leur conduite envers elles, aussi bardis, aussi libres, aussi insolents qu'ils leur plaît” Ils se regardent comme étant sur le pied d’une égalité parfaite.”—M. J. HaRRisoN, traduit par M. Isipore LeBkuN, qui dit que la Kevue des Deux Mondes ne leur est pas plus favorable, dans un article composé par M. Baker.
LL gra en soit, nous croyons devoir ajouter que les assertions de M. Harrison nous ont paru trop générales, et ses réflexions trop sévères, sur le compte d'hommes qui avaient pu acquérir des propriétés foncières, et 5° rendre “ indépendants,” par leur travail et leur industrie,”
Contenant ce qu le printe
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