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qu'en tentant de nous emparer de Montréal, notis nous ferions beaucoup plus de tort que de bien.”
M. Berezy : “ Plus j'envisage le sujet, plus je suis convaincu que nous ferions une injustice palpable au Bas-Canada. On nous demande de montrer notre patriotisme, en soutenant cette mesure: quant à moi, je ne crois pas que le patriotisme consiste à dépouiller ses voisins. Je regarde le projet comme monstrneux.”
Pour revenir à la dépêche de lord Goderich, elle ne fut couchée sur les journaux des deux chambres, qu’accompagnée de protestations énergiques contre sa teneur et sa tendance.
Après avoir remercié le lieutenant-gouverneur de leur avoir communiqué la dépêche du ministre des colonies, concernant certains documens dont “ le but était de prouver que les habitans de cette colonie heureuse et prospère étaient opprimés et accablés de maux, ot qu'ils étaient devenus si mécontents, qu'une révolte sanglante était à craindre, si ces prétendns griefs ne disparaissaient pas,” les représentans ajoutaient: “ Nous ne pouvons nous empêcher d'exprimer combien nous regrettons qu’il ne soit pas venu en pensée à sa Seigneurie que des allégués qui affectent d’une manière désavantageuse la réputation des sujets de sa Majesté n'étaient pas appuyés d’un meilleur témoignage que celui d’un individu qui avait été expulsé deux fois de cette chambre, et qui pour avoir fabriqué, à plusieurs reprises, des libelles de la nature la plus grossière, avait été déclaré incapable et indigne de siéger dans l’assembléo, durant le présent parlement. Si sa Seigneurie s'était rappelé ce fait, il est
raisonnable de supposer au’elle ne se serait nas orne libre de recommander l’auteur de cette nouvelle calomnie comme agent,” ete,
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DÜ CANADA. 179 Le conseil législatif dit à Sir John Colborne, qu'il est très peu curieux d'examiner en détail les allégués du sieur Mackenzie, en autant que le commentaire du ministre des colonies lui donne assez à connaître qu'ils n'ont été faits qu'au mépris flagrant de la vérité, et dans un esprit de haine gratuite et invétérée contre les autorités exécutives et législatives ; que la manièro condescendante et respectueuse dont ces allégués ont été acccueillis, bien qu'il fût évident qu’ils insultaient toutes les autorités constituécs du pays, et même le peuple, en lui attribuant des vues et des sentimens dont il n’a jamais été imbu, peut être agréable à cer. tains individus de la province, mais que des pièces ‘omme celles qui composent la voluminense correspondance de M. Mackenzie avec le secrétaire d'état, 1e peuvent être envisagées qu'avec le plus profond mépris par le conseil législatif, ainsi que par quiconque est ami de la vérité, et comme absolument indigne d'occuper son attention.*
Le projet d'annexer Montréal à la province supérieure avait fourni aux deux chambres de notre législature le sujet d’une adresse, ou représentation con jointe au gouvernement d'Angleterre, et, joint à la. manière indigne dont la dépêche du 8 noverbre 1832, avait été traitée par MM. Boulton ec Hrgcrman, il fournit au sieur Mackenzie nn nouven: inoÿyen d’in- * Sur plusieurs des questions discutées “ninutieusoment dans cette dépêche, il ne règne et n’a jamais régué ni mécontentement,
ni difficulté : nul habitant de cette province n’a connaissance
qu'on en ait jamais parlé, ou qu'on s'en soit OCCüupé conme de griefs ;: et bien loin que Îles esprits en soient inquiétés, il est probabie qu'on pourrait Voyager d’un bout à l’autre de la Province sans en entendre souffler un mot.”
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