‹ Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise [microforme]Chapitre 26 sur 72 · LE · texte numérisé non relu

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avancée de la session, je dois suppe:°r juc d'autres , affaires, que vous avez jugées être d’un plus grand in. térêt et d’une importance plus pressante, ont obtenu la préférence,” le gouverneur termine ainsi: ‘“ La session qui. est sur le point de finir a été remarquable par sa durée extraordinaire..…..le résultat d. ses tra. vaux eora-t-il avantageux au pays à proportion de sa durée ? c'est ce que le temps seul pourra décider. Le jugement que le gouverneur ne voulut pas porter sur les pracédés extraordinaires et le résultat probable de la session de 1833, la Gazette de Quélrr, qui venait de rentrer rationnellement dans la carricre constitutionnelle, le porta avec gravité et justesse. “ La clôture de 12 session a laissé les affaires du pays dans un état pire qu’elles ne l'ont jamais été à A aucune époque, depuis que la chambre d’assembiée à (a été chargée de voter les subsides pour le soutien du gouvernement. En moins de cinq ans après le rapport du comité du Canada, et en moins de deux ans après la lettre du secrétaire d'état pour les colonies, acquiesçant à toutes les Ge:nandes de l'assemblée, les espérances qu'entretenaiont dans leurs cœurs les amis de la prospérité publique et du gouvernement consti. 1 tutionnel, se sont complétement évanouies, Nous n’avons jamais douté un instant dl rité du gouvernement anglais, dans les dé are ons qui ont causé tant de satisfaction au pays et à ses représen-

si

ÿ * 4 On ne peut s'empêcher de remarquer que cette session à été une des moins productives et (des moins) avantageuses au bien de ‘la pions: qu’elle a perdu un temps considérable à faire une enuête dispendieuse au sujet des événemens du 21 mai 1832.—N vost 4 4 Nous Ôsons dire que la partie du public qui a jusqu’à présent prêté auelau’attention aux affaires publiques v a tonjours reconni l'influence de l'élection de Montréal du 21 mai, lorsqu'il s’est agide uelque sujet d’une nature politique, durant celte session”—

aselte de Québec,

tans...... Non rité de l'opi qu'avaient I tous les par ne présente t gement? L d'engagemen ment, pourra Pour le prés que la chamb on 1828, et « attaquer les ; stitution établ] che de la lég nous 80YONS 4 rupture ouvert du roi, le cons titution établi méprisés ; les 2 vornement lais nécessaires À sc parmi les préju paisible libre, La tournure tommencement et l'inquiétude « que partout dar 1832, il y avait e de la constitutic Les résolutions ble et nombreu Foucault, Noyer “Qu'ils sont Colnaissance en:

atres d intenu «e La iable y tr'ade sa or, "* pas ultat ébec, tiecre e.

AS] du été À Jée a n du pport C «ins )nies, e, les amis »nati.

Nous

1a été jen de ne ên-

résent connm agi de

On"

tas... Nous ne doutons point non plus de la sincé-

rité de l'opinion publique sur la tournure favorable qu'avaient

à dire que notre situation

Qui a amoné ce aangement ? La cause qui a empêché l’accomplissement

d'engagemens formels faits sincèrement, pourra devenir le sujet d’une enquête, à l'avenir.

°n 1828, et du apport du comité du Canada, pour attaquer les anciennes institutions stitution établie, eù inême l'existence d’une autre bran. che de la législature ‘out à reculé, jusqu'à ce que Tous 80ÿOns arrivés où nous en Sommes, Savoir : une rupture ouverte entre lo E° rneur, le représentant du roi, le conseil législatif, et l'a: mblée; la constitution établie et les °ngagemens les plus sacrés méprisés ; les bills les plus importans perdus; le gou- Vernement laissé sans les Moyens pécuniaires qui sont nécessaires à son Support, et le fou de la discorde jeté parmi les préjugés les plus inflammables d’un peuple paisible, libre, ot heureux.”

La tournure que les affaires avaient prise, dès le Commencement de la session, augmentait lo malaise et l'inquiétude qui avaient com que partout dans la province.

1832, il y avait eu des de la constitution

Les résolutions « ble et nombreuse Foucault, Noyan ot Sai

Qu'ils sont mus Par un profond sentiment de re- Connaissance envers le &ouUvernement impérial de la

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+t la litéralité qu'il de-Bretagne, pour la sagosse e pi : trés “ accordant à cette province une législa ve iniature de la sienné, et une conture qui est une minia

stitution libérale, juste ot pp seras 1 sg ils Ont joui au plus haut degré de la liberté et du 4 heur, et ils sont sincèrement opposés comme au p rand mal qui pourrait arriver à leur pays, à ou

nt dans la forme du gouvernement établi,

“Que le conseil législatif constitue une pit coordonnée de la législature, et est essentiel à 7 Fe

i érogatives de la couronne e servation des préroga os toute tentative pour chan ibertés du peuple, et que we la riitaion de cet honorable corps doit être vue Lio une appréhension et une désapprobation déci. dées ; 5 :

“ Qu'ils déplorent sincèrement l'existence La esprit désorganisateur et révolutionnaire qui es nianifosté dans diverses assemblées politiques, 0 des hommes de rang et d'influence dans la Lea .

i i euvent tendre qn rimé des sentimens qui ne p #4 “eds les gens ignorants, à enflammer les gens pu bles ot à rendre les loyaux sujets de pa Majesté ma affoctionnés envers son Le pat ui sh

À une assemblée des habitans du district de UE François, tenue à Sherbrooke, le 23 avril, 1833, i résolu :

“Qu'à la dernière élection générale.…..il is entendu que les habitans de cette nt fe nuaient à désirer que leur constitution demeurât intac et inviolable..……. : sd

‘“ Qu'à la dite dernière élection générale......il n ; tait pas connu des électeurs, .…..qu'un ser AE dans la constitution de cette province dut être pris

en considér.

d’assemblée ; “Que dep:

tans de cett manière suff vœu et leur } vince fût cha “Qu'ily a membres de gement dans | leurs constitu Pouvoir qui le ‘“ Que le co:

des deux autre ‘Que le jus la chambre d’ par la conduit majorité de ses Si d’un côté, du désir de m règne de l’ordr quiété, ou peiné entretenir les h dissentions civil Vengeance, (Ca que cet esprit n la licence habi appeler encore. u saire de premièr

dans l’émeute, o 1832,*

mp à + . * # De grandes et

inviter nos concitoye:

ét à y assister en mas

DD CANADA, eh considération ou rec

ommandé par la chambre d’assemblée ;

, invariés pour les animosités, fomenter les aiguillonner l'esprit Comme si

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* # De grandes et puissantes considérations publiques doivent inviter nos concitoyens À prendre Part à cette solennit nationale : ét à y assister en musse. eur Concours et leur présence démon-

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Cependant, il faut voir ce qui s'était passé, et se passait alors dans le Haut-Canada, Quelques journalistes de cette province avaient mis au nombre des avantages dont elle avait à se féliciter, l'absence de démagogues. En effet, depuis le départ de W. L. Mackenzie pour l'Angleterre, le Haut-Canada avait joui d’une tranquillité remarquable. Arrivé à Londres avec sa kyrielle de griefs, le sieur Mackenzie fût d'abord assez mal reçu pour ne pas dire éconduit, par lord Goderich;; mais, à force de sollicitations, d'allées et venues, d’intrigues et d'importunités, il parvint, d’abord, à se procurer la sympathie du radical Joseph Hume, puis à faire recevoir, lire et considérer minutieusement ‘“ sa pétition au roi,” à pouvoir publier que lord Goderich, lord Howick, M. B. J. Bazrour et M. Charles DouaLas, s'étaient faits, ou dits, “les très humbles et très obéissants serviteurs de W. L. Mackenzie, écuyer, etc., etc., avec des complimens et mêmes des excuses, et finalement à obtenir une dépêche datée du 8 novembre, 1832, et adressée à Sir John Colborne.

Communiquée, à la fin de février 1833, au parlement provincial, la dépêche de lord Goderich, dupé -une seconde fois par la feinte loyauté, ou effrayé par

les menaces du sieur Mackenzie, causa dans la cham-

bre d’assemblée une surprise et une agitation extré-

treront qu’ils ne sont pas insensibles aux outrages et à l'oppression étrangère.—La Minerve.

Dans le même temps qu’on faisait célébrer le pieux sacrifice pour les trois défunts, l’&cho du Pays publiait, et la Minerve reproduisait un ode élégiaque, où sé lisaient les vers suivants :

Wengez notre trépas, achevez NOTRE OUVRAGE, “Ou PÉRISSEZ ainsi que nous.”

mes ; elle ir de la majorit le solliciteur oublier qu'ét:

respect et obé Il était sans d de s’indigner teur; il pouv dépêche qu'il à la représent; des principes capables, sino vernement, au et la confusio persévérer da tion et de déso:

pouvaient, mie le funeste rés dentes concess donnable de n avant de donne manifester au dépêche ne fût bre, et de parle &ouverneur, po:

* La politique ir han a tion ! il y étéic dt” l'état d'effervescenc fournissaient un m ment ; que sa Majes de ces pétitionnair Opposition à la chan du sicur Mackenzie impertinentes. Et

censurer ouverteme:

tout en se disant l’a

DÜ CANADA, 175

Le mes ; elle indigna un grand nombre des membres di de la majorité, entre autres le Procureur-général et le solliciteur-général de la province qui seinblèrent ds oublier qu'étant officiers de la couronne, ils devaient L. respect et obéissance à ses ordres, quels qu'ils fussent. ait Il était sans doute permis à des représentans du peuple 4 de s’indigner, en voyant l’accueil fait à lour détracfût lit, ue à établir et des changemens à opérer, a capables, sinon de renverser immédiatement: le gou- … vernement, au moins de jeter tout dans le désordre ir et la confusion, en encourageant les démagogues à J persévérer dans leur Système de déception, de vexa. où tion et de désorganisation. MM. Boulton et Hagerman pouvaient, mieux que le ministre des colonies, prévoir vs le funeste résultat de quelques-unes de ses impru. Un dentes concessions; inais ils avaient eu le tort imparà donnable de ne se Pas démettre de leurs charges, avant de donner un libre Cours à leur dépit, et de le le manifester au point de vouloir empêcher que la 4 dépêche ne fût couchée sur les journaux de la chamd bre, et de parler de la faire remettre au lieutenant- “: gouverneur, pour être par lui renvoyée au ministre.* ré- * La politique imprudente et imprévoyanté de lord Goderich Fe devait être excusée jusqu’à un certain point par la bonne intenon tion; et puis, il ÿ avait dans la dépêche une espèce de compensation : il y était dit é ve

de ces pétitionnai Opposition à la cha

Et puis, le ministre n’avait pus censurer ouvertement le ton des commun tout en se disant l'ami de la liberté des d

empêcher de ications de M. Mackenzie, iscussions et de la presse,

HISTÔTRE

Le procureur-général et le solliciteur-général devaient encore se garder, même comme représentans du peuple, de l'esprit de parti et de faction, user d’assez de prudence, comme serviteurs du gouvernement, pour n’avoir pas l'air de compromettre, et s’est ce qu'ils n'avaient pas fait, à l'occasion d'une question passée de la presse périodique dans la chambre d’assemblée.

Fatigués do leurs difficultés continuelles avec le Bas-Canada, touchant le partage du revenu perçu au port de Québec, le Haut-Canadiens, ou une partie d'entre eux, parlaient, depuis quelque temps, de demander à la Grande-Bretagne un port d’entrée, où il pussent percevoir eux-mêmes leurs propres revenus, Mais bientôt ils poussèrent plus loin leurs prétentions et parlèrent de l’annexion de l’île de Montréal et du comté de Vaudreuil à leur province, comme d'une chose désirable et obtenable. Dans la discussion qui eût lieu en chambre, sur cette question, le 22 décembre 1832, MM. Boulton et Hagerman se montrèrent les plus ardents fauteurs de ce projet de spoliation, et parlèrent à la façon des hommes factieux ou de parti de tous les pays et de tous les temps, en s'adressant aux passions bien plus qu’à la raison, et cherchant à emporter tout d'emblée. “Il vaut mieux,” dit M. Boulton, “ voir d’un coup quels sont les membres qui sont amis du Haut-Canada, et ceux qui ne le sont pas. Je n’aime pas ces demi-amis, qui sont tantôt d'un côté, et tantôt de l’autre. M. Hagerman dit, qu’en entendant l’orateur (M. McLean), le membre pour Kent (M. Berozy), on ne croiraient pas qu'ils sont citoyens du Haut-Canada. On a beaucoup parlé d’injustice, envers Île Bas-Canada; mais s’il y a de l'injustice, ‘c'est l’acte propre de cette province; s'ils avaient agi

d'être oppressés par |

àvec équité «

à supporter après qu'ils « ont opprimé Montréal hor La substan

qui se montr.

paru mériter M. Morris Bas-Canada :

mesure en qu montables.....

dises une pa Montréal était droits perçus :

de cette provi envers le Bas-( M. Binwezzr, dans des difficu qu'il serait dé nous demandio pourrait nous « le Bas-Canada ” M. McLean ( qui existent ; el gleterre, On Haut-Canado, m de droits et d’éqn Par mon zèle p déraisonnable de Considérable de brousS populatic * N'est-il pas risibl

ävec équité envers le Haut-Canada, je serais Je dernier à supporter vne proposition de cette nature ; mais après qu’ils nt eribarrnsgé notre commerce et nous

ont Opprimés de diverses manières, je désire voir Montréal hors de leurs mains,”*

La substance des discours de c

‘On propose d’annexer une partie du

Bas-Canada à cotte Province... Je pense que la mesure en question éprouverait des obstacles insur. montables......Montréal Approvisionne de marchandises une partie considérable du Bas-Canada ; si Montréal était annexé au Haut-Canada, la totalité des droits perçus à ce port serait versée dans la trésorerie de cette province.…...Ce serait une injustice criante envers le Bas-Canada.”

M. BiDwzzL: “ Nous Pourrions nous embarrasser dans des difficultés sérieuses, en demandant une chose qu'il scrait déraisonnable que nous obtinssions, Si nous demandions à l'Angleterre Montréal, etc., elle pourrait nous dire que ce serait une injustice envers le Bas-Canada”.

M. McLean (orateur): “Je connais les difficultés qui existent ; elles ont occupé le gouvernement d’A. gleterre, On Peut m'appeler un “demi-ami”. cù Haut-Canada, mais je voux agir d’après des principes de droits et d'équité, et je ne me laisserai pas aveugler Par mon zèle pour ma Province. Il est tout-à-fait déraisonnable de demander au Bas-Canada une partie considérable de son territoire, contenant une nombrouse Population, Je suis intimement Convaineu

ns

er ee RSR * N'est-il pas risible d'entendre les Hautd'être oppressés par le Bas-Canada ?

tm nn 2 Canadiens ge plaindre

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