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loment, voyant, d’un côté, une opposition insurmon:table, et de l'autre, une protection insuffisante, il demande au peuple s’il est disposé à endurer tous ces outrages, c'est-à dire, apparemment, s’il s’abstiendra de s’insurger, ou de se ruer sur la chambre pour l'amour de lui,
Pendant que la capitale du Haut-Canada était ainsi troublée par l’incessante turbulence de M. W. L. Mackenzie, le Bas-Canada continuait à être agité, contristé et scandalisé par la licence effrénée de la presse, particulièrement dans le Herald, le Settler, le Vindicator, La Minerve, et V'Echo du Pays, tous mus plus ou moins par l'esprit de parti, et le fanatisme politique dégénérant parfois en démerce ; et comme nous l’avons déjà dit, le gouvernement s'était mis dans uue impossibilité morale de remédier à ce désordre public. *
Ce fut sous ce sombre horizon que s’ouvrit le parlement provincial, le 7 janvier 1834. Dans sa harangue, le gouverneur dit aux deux chambres :
“ Une partie considérable de la session sera probablement employée à la considération des communica-
*# “ Si pour avoir rempli mes devoirs publics d’une manière habile, honnète et fidèle, je me trouve dans la position qui fuit le sujet de cette lettre, quel autre officier public peut être assuré d’être exempt de la même position. Si, en remplissant des devoirs publics fidèlement et d’une manière indépendante, on encourt l'hostilité d’un ou de plusieurs chefs de parti, ou d’un parti politique dans une assemblée coloniale, ou pourra, en tout temps, se trouver duns une semblable position, sous un gouvernement qui n’a ni le pouvoir ni la volonté de protéger ses servitenrs, et qui ue répugne pas à en faire un sacrifice de propitiation à l'influence populaire... Mon expérience personnelle quelque nuisible qu’elle me soit, peut être de quelque utilité à d’autres, qui pourront y apprendre à ne pas basarder leur réputation et leur fortune dans un service, où, en tout temps, ils pourront être brisés, faute de protection légale, par un gouvernement qui n’a aucun égard à la justice due à ses serviteurs, et disposé à les sacrifier volontiers, toutes les fois que la chose paraîtra demandée ou indiquée par une politique tortueuse et à vue courte, par une convenance temporaire, ou par tonte autre influence sinistre.” —Lettre de l’hon. J. Stuart à Lord Goderich.
tions qu’il so sujets de ha tructions qu Majesté.”
Il dit en p:
bill de subsid qui s’est torr ayant manqu inConvéniens public ; et que par l’applicati la couronne, publics, et à p
public qui pa délai de paiem sur l’estimatio:
qu'elle rend n Pour remplir le “Il sera de 1 nication spécial aussitôt que le Permettront, et Prévenir que mc rapport sans dél cette communic mettre le gouve décider sur Ja ms à l'égard des diff Le discours n’e que M. Bourdage M. Rodier, que l:
de la Province, e agréée sans diffic
tions qu’il sora de mon devoir de vous faire sur des sujets de haute importance, en Conformité aux instructions que j'ai reçues du Souvernement de sa Majesté.” Il dit en particulior à la chambre d’assemblée, « Le bill de subsides pour lo service de l’année finäncière qui s’est terminée dans le mois d'octobre dernier, ayant manqué, il a dû nécessairoment en résulter des inconvéniens très graves dans le maintion du service public ; et quoique ces inconvéniens aient été mitigés par l’application de Certains fonds à la disposition de la couronne, à Payer, en partie, les fonctionnaires publics, et à pourvoir Aux autres branches du service public qui paraissaient devoir souffrir Je plus d’un délai de Paiement, la balance qui reste encore à Payer sur l'estimation de cette année-là, est si considérable
qu'elle rend nécessaire un appel à votre Sénérosité Pour remplir le déficit.
“Il sera de mon devoir dé nication Spéciale, relativem aussitôt que les formes parlementaires d'usage le Pérmettront, et en attendant, je crois devoir vous prévenir que mes instructions, m'enjoignent de faire rapport sans délai au secrétaire d'état, du résultat de
VOUS faire une commuent à cet important sujet,
mettre le gouvernement de sa Maje décider sur la marche qu’:
à l'égard des difficultés financiôr Le discours n'eût p
fisToiRe siéger en comité général incessnmment ou le lendemain.
M. Vanfelson dit qu'il est prêt à discuter la question incessamment. M. Gugy parle du danger d’une pareille proposition, qui remettrait tout entre les mains du pouvoir exécutif. M. Stuart sy dit opposé. M. Neilson remarque qu'on ne pourrait avoir aucun renseignement sur l'état de la province ; que le but de cette motion était de n'avoir point de session ; et il proposa d'introduire,le bill de l'éducation, qui avait échoué dans la session précédente. M. Bourdages dit qu’il n'est pas nécessaire d’avoir des documens, que le rapport sur les ;:17:123es de la chambre suffisait. MM. Lafontaine et üc fleury parlèrent pour la motion principale, (de à. Bourdages), et MM. Stuart, Quesnel, Vanfelson, Duval ot KIMBER, pour la motion en amendement, (de M. Neilsun) ; la chambre se divisa, et la motion en amendement fût agréée, à la majorité do 35 contre. 17.
Le projet de n'avoir pas de session était manqué; mais peut-être un résultat différent eût-il été désirable; peut-être eût-il été désirable que le gouvernement d'Angleterre fût mis dès lors dans la nécessité de suspendre une constitution dont li majorité de la chambre d’assemblée abusait de plus en plus, au détriment du peuple. ‘“L’horreur des 92 résolutions” aurait été épargnée au pays. et... mais n’anticipons pas sur l'époque.
Le 10, M. Neiïlson ayant proposé de nommer un comité de cinq membres, pour entretenir une bonne correspondance avec le conseil législatif, M. Bourdages qui, dans les sessions précédentes avait été lo premier à faire la même proposition, s’y montra contraire, dans
celle-ci ; et il & surtout quelqu
La veille, M d’un comité 8p au discours du ment, faite pa ponse en comi moteur comme débats au roi
* M. Bounpages :
UOn nous dit des ance ? Voyez dan
Correspondance.
M. Nuizson : « L’ AU de la chan M. Kimpen :...…… « pas.”
y M. De Braun y : «
e SANS cesse nos afl de déshonneur. Je | Avoir ainsi manqué à pu : Pour xiste une bonne législatif.” bi à M. LAFONTAIN: : « ance serait bonne, . CUVILLIER : eT
e chambre adresse.” au
M. Ropier : “On v
2 dégislatif etonnt( e cas a été bientôt”? "#16
M. Ronier : « pour l'amendement à que l'étiquette et la ce Mais qu’elles ne sont | Fou Le*PALSON : “Je
appuie pour propos ne idée de lnchaot elle reviendra à ce qu et Aux convenances, je M. Duvaz: 4 M. HG Yient dire qu’il n'aime Je n'aime pas fort les c Dances de nécessité ab,
M. BouRDAGES : 4 S
DÜ CANADA, 186
celle-ci; et il s'en suivit des débats)où se distinguèrent surtout quelques-uns des jeunes membres.*
La veille, M. Rodier ayant proposé la nomination d'un comité Spécial pour rédiger un projet de réponse au discours du 80uUverneur, et une motion en amendement, faite par M. Lafontaine, de discuter cette ré. ponse en comité général, ayant été pour le premier moteur comme un Coup de lumière, il s’en suivit des débats au moins Curieux ;f mais l'amendement fût
* M. Bounpages : « Est-ce parce qu’on nous déclare la uerre, et P
guèn nous dit deg Lt qu’on veut lier une bonne Correspon-
ance ? Voyez dans leur adresse un échantillon de cette bonne correspondance.
M. Nuizgon : « L'adresse dont on parle n’était qu’une réponse à Mu de la chambre,”
M pas
IMBER :......( Au reste, ce serait au Conseil À faire le premier
M. De BceuRy : “ Pentve Sans cesse nos affaires,
de déshonneur. Je n’oserais me montrer à mes Constituans, après avoir ainsi manqué à mon honneur.”
: OWER : Pour l'avantage du bien public, il est urgent qu’il existe une bonne Correspondance entre cette chambre et le conseil législatif,”
M. LAroNTAINY ; 4 Qu'on démontre d'abord que cette ço dance serait bonne, qu’elle produirait quelque utilité.”
* ZUVILLIRR : “ J'ai entendu dire mille fois plus d'injures dans ae chambre Contre le conseil législatif que n’en contient cette adresse
M. Ropier ; “ On vient de nous fa're une belle apologie du consil législatif et on nous accuse de l'avoir surpassé en insultes. Si c'est le cas, ce n’a été que duns des discours Animés, qui s’oublient bientôt.”
t M. Ronrgr : « Je suis prêt à aban pour l'amendement de M. afontaine.
On correspondre avec un Corps qui entraet sape notre liberté ? ce serait se combler
Trespon-
que dans un comité énéral, veille, Quant au écorum urs nécessaires.” Pour se décider, s’en rtoisies; moi aussi, nances de nécessité absolue ” De PAS RUES
“S'il y a une circonstance où l’on doive dévier
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